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Comment etre aussi fort au tennis en competition qu’a l’entrainement ?

C’est certainement une des questions que se posent le plus les compétiteurs et c’est un rêve pour beaucoup d’entre eux.

relaché à l'entraînement par g23armstrong

recherche du relâchement ©g23armstrong

Dans la réalité, on observe que nombre de joueurs jouent parfaitement relâchés à l’entraînement et exagérément crispés en match. A l’inverse, pour d’autres joueurs il est impossible de se motiver s’il n’y a pas d’enjeu. Cette catégorie de super compétiteurs a parfois tendance à s’ennuyer pendant les entraînements au cours desquels ils produisent un jeu médiocre.
Nous verrons dans cet article comment faire pour trouver des passerelles entre ces deux univers tellement opposés que sont l’entraînement et la compétition.

Reformulons la question initiale

Après le paradoxe de la bonne faute, le jeu de tennis nous propose une nouvelle contradiction. Car enfin, peut-on comparer le tennis produit à l’entraînement et le tennis produit avec les enjeux du match officiel ? Et surtout, dans ces deux situations, le joueur recherche-t-il les mêmes sensations ? A-t-il les mêmes buts ?

L’entraînement de tennis plaisir

Quand on tape des balles avec un ami, tout d’abord on ne pense pas forcément à la compétition. Le joueur en face est avant tout un partenaire avec lequel on va avoir un échange courtois, à l’image d’une conversation.
L’objectif peut être seulement de se défouler (le tennis est un sport de frappe, ne l’oublions pas !), de transpirer ou de prendre l’air. On peut chercher le beau coup, la bonne sensation, à briller ou à faire briller son partenaire. Généralement on choisit son partenaire pour les affinités que l’on va avoir avec lui au niveau du jeu. Par exemple choisir un frappeur si on aime le rythme dans l’échange.

On va réunir tous les ingrédients pour passer un agréable moment et cet objectif a toutes les chances d’être atteint. Impossible, dans ces conditions, d’être crispé puisqu’on joue pour le plaisir et qu’on ne compte pas les points ou, devrais-je plutôt écrire, qu’on ne compte pas les fautes. On peut jouer la tête vide avec l’insouciance des jeunes enfants qui jouent dans la cour de récréation.

Le match de tennis officiel

fin de match ©magn3tik

la compétition officielle, c’est autre chose ©magn3tik

Le match officiel prend place dans une toute autre réalité. Tout d’abord, on ne choisit pas son partenaire qui n’est plus un partenaire, d’ailleurs, mais un adversaire. On ne choisit pas forcément la surface et on est obligé de s’adapter aux conditions climatiques (vent, soleil, froid…).
Dans un match officiel, chaque action de l’un ou l’autre joueur aura une conséquence sur le score, le résultat du match et sur le fameux classement. Il est amusant de noter qu’ avant de disputer une compétition, les joueurs se renseignent presque toujours de savoir si elle est homologuée et donc si elle compte pour le classement. Les joueurs jouent différemment selon les cas.

L’adversaire peut jouer d’une manière totalement antagoniste de celle de nos partenaires habituels. Il peut, sciemment, utiliser des trajectoires de balle que l’on déteste.
L’objectif de l’adversaire est le même que le nôtre : gagner la partie. Pour ce faire, il va chercher à gagner des points, mais aussi à provoquer la faute adverse. A l’inverse du partenaire qui va pouvoir nous offrir des belles balles sur un plateau d’argent, l’adversaire va jouer les balles que l’on va mal contrôler, qui vont nous demander des efforts inhabituels ou qui vont perturber nos schémas de jeu. L’adversaire va chercher en premier lieu à nous neutraliser, puis à exploiter ses points forts.

Dans une compétition officielle, le cerveau est en état de vigilance. Il cherche à analyser le joueur d’en face, il compte les fautes, cherche des liens entre nos décisions tactiques et les fautes adverses. Nous sommes perpétuellement à la recherche de la bonne stratégie, d’un plan de jeu cohérent.
A l’entraînement, on compte rarement ses fautes, puisqu’il est aisé de remettre son travail sur son ouvrage. En match officiel, les points sont comptés et quatre fautes consécutives donnent le plus souvent l’avantage d’un jeu au joueur d’en face.

La grosse différence avec l’entraînement hédoniste de la première partie c’est qu’on réfléchit avant de frapper. La réflexion entraîne le doute, une dépense d’énergie supplémentaire et souvent la crispation musculaire.
Ainsi, le même nombre de point disputés en match officiel est beaucoup plus fatigant en match qu’à l’entraînement.
En contrepartie de cela les points gagnants marqués apportent des sensations plus fortes et une satisfaction plus intense. C’est cela que recherchent les compétiteurs.

Dans le cadre d’un entraînement, organiser un challenge et compter les points change tout. Le comportement des joueurs change. Par exemple, un joueur qui frappe de manière vive et avec un bel engagement son revers va se mettre à sortir soudainement des revers chopés ridicules. Parce qu’il a peur de donner des points et parce qu’il veut laisser une chance de plus à l’adversaire de faire la faute.
En match officiel, c’est pire et un même joueur peut avoir une double personnalité. Joueur cool, décontracté et créatif à l’entraînement, il peut devenir nerveux, crispé et complètement psychorigide en match.
Jouer en match officiel comme à l’entraînement est donc doublement impossible puisque nous jouons différemment et que nos adversaires le font aussi.

Adapter ses entraînement de tennis pour mieux se préparer à la compétition officielle

entrainement au service par @kobak

entraînement sur le lieu du match ©kobak

Avez-vous pensé à inverser le problème ? Plutôt que de rêver de jouer en match comme à l’entraînement, avez-vous pensé à essayer de reproduire une partie des conditions du match officiel à l’entraînement ?
C’est-à-dire à créer artificiellement un enjeu en partant de situation où vous allez devoir exercer votre créativité et réagir à des situations imprévues.
La répétition mécanique des coups, si elle est nécessaire à l’apprentissage et au perfectionnement de votre technique, ne vous prépare pas à les reproduire dans la situation particulière du match officiel.
En effet, si vous disputez un match d’entrainement classique avec votre partenaire (ou un de vos partenaires de jeu) habituel, le déroulement du match ainsi que son issue sera prévisible. Modifiez quelques paramètres comme le score, l’obligation de coups à jouer ou interdisez-vous certains coups. Vous recréez une tension qui se rapproche de celle vécue en match.
Voici quelques exemples

Les joueurs démarrent chaque set à 4 partout, ou disputent des tie-breaks.

Pour s’habituer à jouer plus de points importants.

Les serveurs n’ont le droit qu’à une seule balle.

Pour obliger les gros serveurs à utiliser des stratégies alternatives et pour encourager le relanceur à agresser le serveur. On peut aussi assortir cet exercice par l’obligation de jouer le retour-volée systématique.

Le serveur démarre à 0-30

Une alternative intéressante à l’exercice précédent. Le relanceur dispose plus rapidement des fameuses balles de break dont la conversion est si précieuse en match. Le serveur est de son côté contraint à fournir un effort particulier pour revenir dans le jeu.

Service-volée obligatoire en première et deuxième balle de service.

Oblige les serveurs à augmenter leur pourcentage de premier service et à maîtriser ce schéma de jeu si utile sur les points importants.

Tous les coups joués dans le carré de service sont comptés faute.

Cet exercice privilégie l’objectif de la recherche de la longueur de balle.

Tout point marqué au filet compte double, les points gagnants comptent triple

Ces exercices permettent de développer l’esprit offensif des joueurs. Indispensable en compétition. Ce sont mes exercices préférés.

Il y a un exercice que j’ai pratiqué dans les années 80, mais que je détestais. C’était l’exercice qui consistait à interdire aux joueurs de monter au filet. Le plus amusant était que cette contrainte gênait tout autant les joueurs de fond de court purs et durs qui ne montaient jamais. Peut-être y avait-il un objectif pédagogique caché ?

En plus de ces petits exercices qui vont vous sortir de votre zone de confort tennistique, je vous encourage à parier sur le résultat de vos exercices. Cela peut être de l’argent, un repas, une tournée d’eau gazeuse au club-house ou un gage au perdant.

Cela me rappelle une anecdote amusante. J’étais adolescent et un joueur du club qui avait deux ans et deux classement de plus que moi n’arrêtait pas de me prendre de haut en déclarant haut et fort qu’il se ferait un plaisir de me corriger sur le terrain. Agacé au bout d’un moment par ce comportement répétitif, je lui ai déclaré devant témoins que je relevais avec plaisir son défi à la condition que l’on intéresse la partie avec un enjeu financier équivalent à 10 euro (50 francs à l’époque). Cette proposition a eu pour conséquence de faire taire définitivement mon adversaire virtuel. Je connaissais les failles de sa psychologie et je savais qu’il jouait beaucoup moins bien sous la pression. La perspective de jouer et de risquer de perdre un match à enjeu financier était trop dure pour lui.

Et vous, quel moyen utilisez-vous pour pimenter vos entraînements ?

Ronan Lafaix coach atypique de très haut niveau nous livre ses découvertes sur le sujet ici.

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59 réponses à Comment etre aussi fort au tennis en competition qu’a l’entrainement ?

  1. métais rolande laurette dit :

    la pression peut effectivement nous faire perdre tous nos moyens en compétition, en examen etc…la relaxation avant match peut être utile…

  2. Aude dit :

    Je n’en suis pas encore là vu mon niveau de tennis actuel, mais je trouve tes conseils très intéressants pour pimenter un entraînement. Ce qui me fait un peu tiquer, c’est que finalement on essaie de se recréer du stress à l’entraînement pour apprendre à mieux le gérer en compétition, mais avec quelles conséquences physiologiquement ? Notre corps s’adapte au stress chronique. Je plaisante, on n’en est pas là !
    Mais il peut être bon aussi de voir quelles croyances nous font autant stresser en compétition ? La peur d’être jugé nul, de se considérer soi-même nul, le doute qui s’insinue quand les points sont comptés parce qu’une fois précédente on n’a pas su gérer ? Au risque de me répéter… La « tête » peut aussi se préparer en mettant à jour toutes les peurs qui se cachent sous la compétition ! Sinon, à 100% pour s’amuser en entraînement ! Merci !

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Aude pour cette réflexion très interressante.
      Je n’en parle pas dans l’article mais il y a bien évidemment un mauvais stress et un bon stress.
      Les joueurs qui s’éclatent à l’entraînement et qui sont minés par le stress en match sont victimes d’un mauvais stress. Ils serait bien évidemment intéressant pour eux de se poser des questions sur eux-même, leur relation à la compétition et leur rapport au jugement d’autrui. Ce stress est bien évidemment mauvais pour le corps.

      En revanche, une fois ce stress maîtrisé et débarrassé de ses vertus destructrice, il devient un carburant pour l’exploit. Le joueur sous tension peut alors devenir hyper-concentré (hyper-conscient) et parvenir à une sorte de transe totalement jouissive que les anglo-saxons appellent la zone. Je suis intimement convaincu que ce stress est stimulant pour le corps et l’esprit.

      Mais comme tu le souligne si bien à la fin de ton commentaire le plus important est de s’amuser et de prendre du plaisir que l’on pratique en compétition ou à l’entraînement.

  3. adam dit :

    Le problème du stress pendant les compet doit se poser également. Chaque joueur a ses petits trucs et astuces pour se mettre en bon état de jeu.

  4. tom59 dit :

    Très bonne analyse, je pense que beaucoup de joueurs devrait lire cela!
    Cependant je pense que le principal c’est de ce faire plaisir tant que l’on est pas dans le top100…Si demain je passe de 15/3 à 15/2 ca va rien changer à ma vie ou si tu passes de -15 à -5/6 idem, non?
    Donc moralité pour bien jouer: »carpe diem »! Profite et prends du plaisir parceque sinon je pense qu’il est défavoble de faire de la compétition.
    Sinon merci pour les astuces pour pimenter les entrainements.
    Et faites vous plaisir ou prenez des cours!

    • Vincent Bonnin dit :

      Tout à fait d’accord Tom59.
      Je pense que même dans le top 100, les joueurs qui ne prennent pas de plaisir dans le jeu ne durent pas très longtemps. L’appat du gain ne peut pas, à mon sens, compenser les contraintes qui pèsent sur les joueurs pros.

      • Touquet Simon dit :

        Salut à tous! Tout d’abord, vraiment merci pour tous ces conseils d’entrainement, je pense qu’effectivement ca doit vraiment aider. J’ai hâte
        d’essayer ca. Sinon j’ai juste un petit problème, j’ai arréter le tennis pendant plus de 10 ans, après 9 ans de tennis, je reprends cette année, et là surprise!! je n’arrive plus du tout à jouer à mon ancien niveau, et j’en suis très vexé. Du coup je me met la pression pour gagner et je reperds lol. Que dois-je faire pour récupérer au plus vite mon niveau et reprendre du plaisir à jouer? Condition physyque? Répéter les gestes un paquet de fois?
        Vos conseils sont les bienvenus. Merci

        • Vincent Bonnin dit :

          Bonjour Simon,

          Je tiens à t’apporter tout d’abord tout mon soutien dans ta démarche de reprise de la compétition. Il est tout à fait normal que tu ne joue pas immédiatement à ton ancien niveau.

          Mettre en place un système de jeu en match officiel est un mécanisme assez complexe qui demande une bonne connaissance de ses possibilités techniques, une grande constance dans la concentration et une certaine lucidité. Tout cela demande tout simplement de jouer beaucoup de match afin de reconstruire pierre par pierre ton jeu, qui finira fatalement par revenir.
          Tu es victime d’une double illusion en fait.

          La première est de croire que tu peux après 10 ans d’arrêt retrouver ton meilleur niveau instantanément, c’est un phénomène très rare.

          La deuxième est la vision qu’ont les autres de ton niveau de jeu. Quand j’ai repris le tennis au niveau 30/4 après avoir été 15/5 il y a quelques années, beaucoup d’observateurs locaux me voyaient jouer facile et traverser les tableaux des tournois.
          La vérité c’est qu’il n’en a rien été et que j’ai commencer par perdre des matchs accrochés contre des 30/3 et si je viens de remonter au classement de 30, c’est en m’arrachant sur quelques matchs officiels. Ca n’a pas été facile mais c’est ce qui fait l’intérêt du tennis : il y a un challenge à tous les niveaux.

          Je ne saurais que trop te conseiller de ne pas prêter attention au belles histoires d’ anciens bons joueurs qui reviennent de nulle part pour éclabousser les tournois de leur talent naturel.
          Ces joueurs sont l’exeption, la plupart des anciens bon joueurs s’entraînent beaucoup avant de revenir doucement step by step.

          Pour terminer sur une bonne nouvelle, je peux t’assurer que si tu es assidu et motivé tu finiras par atteindre un plus haut niveau que ton niveau maximum atteint précédemment.

          • Touquet Simon dit :

            Merci de tes conseils et de t’es encouragements c’est plaisant et ca remonte le moral :-). C’est vrai que je m’attendais pas à retrouver un bon niveau de suite, mais j’étais loin d’imaginer de perdre autant.
            J’ai arrété avec un bon niveau de 4 eme série et quelques accrochache avec des 3 emes séries. Et là je perds contre 40 et 30/5, donc c’est vrai que c’est rageant. C’est comme si je n’était plus libre de mes mouvements. Mais ton témoignage est stimulant, je reprends des cours cette années car je veux retrouver avant tout le plaisir de jouer de gagner et de perdre mais toujours en ayant cette satisfaction de son jeu. En tout cas je suis assez motiver et je pense que je vais jouer encore et encore et encore… :-). J’éspère atteindre la 3ème série d’ici deux années. Voilà mon objectif 🙂 lol. Merci pour tes précieux conseils et je te souhaite bonne chance pour ton objectif de 15 🙂 bons matchs.

  5. Vincent Bonnin dit :

    Ton objectif n’a rien de risible, je le trouve même très raisonnable.
    Beaucoups de joueurs ne progressent pas pour la simple raison qu’ils ne se fixent pas d’objectifs.
    Très bonne idée que de prendre des cours. Si ton coach est bon, il pourra t’être très précieux pour te guider dans la réalisation de tes objectifs.

  6. quinco dit :

    Salut Simon
    J’étais un peu dans la même configuration (reprise du tennis après 17 ans d’arrêt). Je prenais des courts de 8 à 12 ans, et reprise à 30. Je n’avais pas de classement étant petit et pourtant j’espérais, en jouant plusieurs fois par semaine, acquérir rapidement un petit niveau. 3 ans plus tard je suis 30/2… Certes ma vie de jeune papa et une tendinite ne m’ont pas permis de faire plus de 7 tournois, mais surtout je valide totalement ce que vient de dire Vincent : on reconstruit son jeu pierre par pierre. Et si on grille des étapes, éboulements garantis.
    Mon seul petit conseil : du passé, fais table rase. Les souvenirs de ton tennis, et du niveau que tu penses avoir été le tien ne peuvent pas constituer des repères fiables pour au moins deux raisons : la mémoire s’arrange un peu trop bien de la réalité (« La mémoire est aussi menteuse que l’imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux » disait Sagan) et les capacités physiques et mentales dont tu disposes aujourd’hui sont toutes autres. Et si on y pense bien c’est finalement plus excitant que de reprendre la partie là où on pensait l’avoir laissée.

    • Touquet Simon dit :

      Salut Quinco!!

      Merci pour tes conseils, ton parcours est aussi encourageant. Je n’avais jamais pensé à faire un trait sur mon passé tennistique et maintenant que tu en parles c’est vrai que je devrais me considérer comme vrai débutant, çà me permettrait certainement de lâcher mes coups. c’est vrai que c’était risquer de reprendre la compét comme ça après tant d’arrêt, mais je crois que j’avais aussi besoin finallement de m’évaluer moi même. Avec vos conseil et mes résultats, je pense qu’il faut effectivement se dire que je suis redevenu débutant, que je n’ai rien a perdre. En ce moment j’avoue que je joue pour gagner pour me rassurer alors que çà me crispe plus qu’autre chose. La crispation + la reprise du tennis = mauvais jeu. Je joue ce soir de nouveau, je vais y aller avec un autre état d’esprit, j’y vais non pas pour gagner mais pour jouer le mieux possible et être content de mon tennis… Je vous tiendrai au courant de mes ressentis… Un grand merci pour vos conseils, c’est rassurant d’avoir des avis extérieurs, ça permet de se remettre en question plus rapidement je pense… A bientôt.

      • Quinco dit :

        Quand j’ai repris, je cherchais à retrouver les sensations de mon tennis de gamin de 12 ans, qui en réalité reposait sur le fantasme de jouer comme mes idoles de l’époque – Agassi notamment. Résultat, je me suis frustré à chercher trop vite à tuer les points. Or si à 12 ans c’était déjà stratégiquement très limité, après autant d’arrêt du tennis et du sport en général, c’était voué à l’échec. Et je n’ai pas eu tout de suite conscience de ce que, dans ma tête, j’avais gardé la conception du tennis de mes 12 ans, à savoir : le tennis c’est foutre le mec à 3 mètres de la balle. Je reprenais donc le tennis avec des attentes immatures et un physique à reconstruire. Bref, j’ai cherché trop longtemps à jouer avec le bras.
        Progressivement, comme je suis pas totalement décérébré, je me suis bien rendu compte que le tennis est bien plus large et intéressant que ma conception de prépubère, que le rôle de la condition physique et particulièrement de la vivacité du jeu de jambe est prépondérant etc etc.
        Donc je te dirais pas considère toi comme un débutant, mais base toi sur l’examen lucide de tes moyens actuels, sans chercher forcément à t’évaluer trop vite. En tennis, les miracles sont plus rares encore qu’à Lourdes 😉
        Et puis finalement, progresser dans le long terme, construire ses efforts, imaginer d’autres approches de jeu etc c’est au moins sinon plus gratifiant !

  7. Vincent dit :

    Bonjour à vous!
    Merci pour ces commentaires très intéressants qui m’ont vraiment remonté le moral! Je suis aussi dans cette configuration : 15 ans de tennis de 5 à 20 ans puis rien pendant 10 ans. Et donc comme vous : grosse désillusion! J’ai repris récemment, avec quelques courts pour commencer et à chaque fois, les profs m’exhortent à reprendre la compet. Mais voilà, dès que je joue avec un partenaire classé 30 ou 30/1, je le domine pendant les échanges puis en match, je m’écroule complètement : peur de faire une faute, je joue au milieu, je ne tente rienn double fautes alors que j’ai un bon service… bref, le mental ne suit pas. Donc je vais faire ma première compet en août, je m’apprête à perdre (et à m’énerver terriblement), je sens que ça va être dur!

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Vincent,
      Il n’est pas particulièrement étonnant d’évoluer à des niveaux différent à l’entraînement et en match officiel. Ce sont deux mondes à part entre lesquels on peut parfois dresser des passerelles. C’était précisément le but de mon article.

      Acquérir la confiance, pour bien jouer en match officiel est un processus cumulatif. Ce qui veut dire qu’il faut enchainer les succès sur des objectifs précis avant de les valider pour en faire des valeurs sûres de ton jeu en compétition.

      Si tu veux jouer fort dans les coins, il faut commencer par jouer des balles hautes au milieu en cherchant une certaine régularité. Progressivement tu pourra ajouter un peu de puissance et viser des cibles plus excentrées. Il est important de t’autoriser à commettre quelques fautes à ce moment là.

      Progressivement tu prendra de plus en plus de risques, tout prenant de plus en plus confiance dans tes possibilités d’accélération. Tu te rapprochera progressivement de ton objectif d’accélérer dans les coins.
      Pour le service c’est pareil, commence tout d’abord par mettre beaucoup d’effet en visant le milieu du carré et lâche quelques première quand tu mène au score.

      Il est normal que tu envisage la défaite pour tes premiers matchs, c’est même une réaction plutôt saine. Il n’est pas une bonne chose en revanche de ne pas envisager la victoire qui est toujours possible.
      Un match de tennis c’est avant tout une incertitude quand au résultat final. Cependant il y a une chose sur laquelle tu peux avoir une maîtrise de ton destin : c’est ton attitude.
      Tu peux décider d’être plus présent mentalement que le match précédent. (il est normal sur des premiers matchs d’être dispersé)

      Tu peux décider de te battre jusqu’à la fin du match quoi qu’il arrive.
      Tu peux décider de prendre un peu plus d’initiatives que la dernière fois.
      Tu peux décider de mieux respirer. (ce qui est très utile pour ne pas s’énerver)
      Et le plus important est que tu dois te féliciter de chacun de tes progrès dans tes objectifs en match y compris et surtout si tu as perdu.

      En Imaginant que tu bats régulièrement tes amis classé 30/1 à l’entraînement, tu peux te réjouir d’une victoire à 30/4 ou 30/5 en match officiel. Cette performance a autant de valeur, sinon plus.
      Bonne chance pour cet été et réjouis toi de disputer des matchs officiels qui t’apprendront beaucoup sur toi-même au lieu de stresser inutilement.

  8. franck dit :

    Salut a tous,

    je viens de decouvrir ton blog avec cet article et tous les temoignages precedents. Et ben cela me rassure car moi aussi j’etais 30/4 il y a 10 ans en gros et j’ai recommence cette annee et ben bonjour le niveau…
    Et la ce week end je commence un tournoi et ben c’etait mal parti alors j’ai commence a lire le livre de JP vaillant penser comme un champion qui parle de la « zone » et ben cela m’a fait relativiser et la hier en jouant en entrainement avec mon beauf, et ben j’ai mieux jouer et j’ai pris plaisir…

    Donc a voir samedi prochain mais en tout cas je vais aborder ce tournoi plus sereinement…le but du jeu etant de s’amuser et de produire du beau et bon jeu.

  9. priscilya dit :

    jouer pareillement a l’entrainement qu’en compet s’est toujours avéré presque impossible pour moi!le pire est que depuis huit ans que je joue au tennis,il y’a tout juste sept moi qu’un de mes partenaire m’a fait comprendre que le tennis n’est qu’un jeu ce que je ne savais apparament pas!explication de ma crispation pendant les matchs!mais grace a vos conseils je suis sure que sa va changer

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Pricilya,

      Je suis content que mon blog t’intéresse et j’espère que certains de mes conseils te permettront d’améliorer ton jeu.

      Pour compléter les informations de cet article, je te conseille d’écouter ou de réécouter l’interview de Ronan Lafaix où ce grand entraîneur répond précisément à la question du comment s’entraîner en compétition comme à l’entraînement.

      http://blog-tennis-concept.com/ronan-lafaix-coach-de-tennis/

  10. Francesca dit :

    Mon fils de 10 ans joue +-15h de tennis par semaine
    Il a un soucis, durant certains match, je ne le reconnais pas du tout. On dirait qu’il n’a jamais joué au tennis alors que des fois il joue comme un petit pro

    encore ce matin il avait une demi finale. Son adversaire ne devait pas lui poser de problème. Il a perdu 6-0 -6-1. En gros il n’a rien fait. Il a mis toutes les balles dehors, ses attaques ne rentraient pas

    Lorsque ca lui arrive il ne sait pas expliquer les raisons de son attitude…et nous on déprime

    quelqu un peut nous donner un conseil?

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Francesca pour ce témoignage très instructif,

      Ton fils s’entraine une quinzaine d’heure par semaine (bravo à lui) et ce sont des grosses charges d’entraînement. L’important est de bien analyser si le contenu de ces entraînements lui permettra d’acquérir les armes nécessaires pour faire face à ses adversaires en compétition.

      Trop souvent malheureusement, on sacrifie la qualité de l’entraînement à la quantité des répétitions. Les séances sont axées sur la recherche de la régularité, mais on est très loin des réalités de la compétition ou le joueur doit faire face à un adversaire qui va chercher constamment à le destabiliser. C’est au joueur de comprendre que l’essence du tennis de compétition est avant tout un combat psychologique où il faut commencer par résoudre les problèmes posés par l’adversaire et chercher comment lui en poser.

      Je te recommande (à toi aussi) d’écouter religieusement mon interview de Ronan Lafaix, coach génial.

      http://blog-tennis-concept.com/ronan-lafaix-coach-de-tennis/

      Pour ce qui concerne la demi finale que ton fils a inconsciemment sabordé il est important de comprendre l’explication psychologique à cette défaite. Si j’ai écrit « inconsciemment », c’est parce que c’est une situation qui l’a rendu certainement sincèrement malheureux.
      Quand un joueur balance un match c’est fréquemment une situation de fuite face à l’angoisse de perdre à la loyale contre un adversaire présumé moins fort.

      « Son adversaire ne devait pas lui poser de problème » et pourtant il lui en a posé en début de match. Cet adversaire qui avait peut être une moins bonne technique, un moins bon physique, moins d’entraînement avait peut-être un esprit plus guerrier ce jour là. Il possédait en tout cas les coups pour gêner ton fils.

      Perdre contre moins fort est un non sens au tennis. Si votre adversaire vous bat c’est qu’il a été forcément meilleur sur l’ensemble de la rencontre. La bonne nouvelle c’est qu’il est possible de progresser dans tous les secteurs au tennis y compris et surtout au niveau mental.

      Félicitations à toi Francesca de t’investir dans la passion de ton fils.

      Le meilleur conseil que je puisse te donner est de suivre les liens que j’ai placé à la fin de la transcription texte de l’interview de Ronan Lafaix et de prendre une séance via skype avec le célèbre coach. Il pourra vraiment t’éclairer sur les solutions à trouver pour ton fils (et c’est totalement désintéréssé puisque je ne touche absolument rien sur les ventes de coaching en ligne).

      Bon courage à toute la famille

      Vincent

      PS : je touche en revanche une petite commission sur le lien amazon qui vous permet d’acheter le livre de Ronan en bas de l’interview. Faites-vous plaisir.

  11. Rougiot dit :

    Bonsoir, je vais vous presenter mon problème.

    J’ai 18 ans je suis 15/3, j’étais déjà 15/3 l’année derniere et je progressais régulièrement, je gagnais a 15/2 en tournoi. Seulement je me suis blessé pendant l’été ce qui m’a coupé dans mon élan. J’ai repris un entrainement intensif cette année en me disant que je ferais des tournois l’été.

    Seulement la reprise des tournois a été catastrophique, plusieurs défaites a 15/4. Je suis très stressé, le bras qui tremble, beaucoup de fautes. Et je ne prend aucun plaisir a jouer, ce qui est assez problematique. Je regrette d’avoir été blessé il y’a un an. Je prend du plaisir a l’entrainement mais plus rien en match, pourtant j’essaye mais je bloque.

    De plus , cela n’a peut etre rien a voir mais je me demande si le materiel n’y est pas pour quelque chose, j’ai l’impression que certaines raquettes sont beaucoup plus fulgurantes que la mienne, c’est peut etre le cordage .. ( je joue avec une babolat pure drive ).

    Merci d’avance de votre aide. 🙂

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour cher lecteur,

      Comme j’aime beaucoup le faire depuis quelques temps déjà, je vais t’encourager à voir en priorité les côtés positifs de ta situation.

      Félicitation d’abord pour ton niveau de jeu de troisième série qui est excellent pour ton âge (à 18 ans je devais personnellement être 30/4).
      De plus si malgré tes contre-performances tu continue à prendre du plaisir à l’entraînement tous les espoirs te sont permis.

      Il n’est jamais facile de revenir après une interruption, surtout après une blessure et tu dois te rendre à l’évidence que tu as perdu un peu de ton niveau de jeu. Quand on arrête de jouer les tournois on perd le rythme et la concentration et il faut reconquérir ces qualités petit à petit.

      Si tu as perdu plusieurs fois à 15/4, c’est probablement que tu as un niveau de 15/5 en ce moment par exemple et il faut que tu l’accepte.

      En match officiel, ne te focalise pas sur l’objectif de victoire mais après une analyse de tes défaites cherche toi des objectifs annexes de régularité, d’attitude, de niveau de relâchement, de niveau de concentration…Des objectifs que tu va pouvoir atteindre que tu gagne ton match ou pas. C’est ce genre de stratégie qu’a utilisé Andy Murray avec Ivan Lendl pour mieux se relâcher en Grand Chelem.

      Cette attitude détaché (mais sans excès) du résultat, devrait te permettre d’être moins stressé et de pouvoir enfin progressivement intégrer en match les bénéfices de ton entraînement intensif.

      Promets-moi à ce propos de te féliciter pour ta prochaine victoire à…15/4 et tes futures victoire à 15/1 et plus.

      La dernière bonne nouvelle, c’est que si tu suis cette méthode tu va finir par revenir et dépasser largement ton ancien meilleur niveau.

      Vincent

      PS : Si tu veux plus de puissance, prend un cordage plus souple ou tend moins ta raquette ou encore lis mon prochain article sur le cordage.

  12. Sandra dit :

    Bonjour,

    Je viens à l’instant de lire tous ces commentaires qui m’ont je l’avoue fait beaucoup de bien moralement.
    Je suis actuellement 30/1, je joue au tennis de de compétition depuis 6 ans. Je sais que je joue au-dessus de mon niveau mais je n’arrive pas mentalement à pousser plus loin, je fais comme un blocage…j’ai un bon service, un revers aussi vif que mon coup droit…j’arrive à mettre en difficulté des 3ième séries, mais je perds car je reste encore surprise des coups que je produits et ça m’empêche de franchir le cap.
    Je cherche à me convaincre que je peux le faire, mais une fois sur le terrain je retiens mes coups et ça m’agace forcément. Je suis bien sur actuellement très frustrée et j’ai même arrêté de jouer en tournoi…
    Comment je peux faire pour accepter mes capacités ? Pourquoi avoir peur de progresser et monter de niveau ?
    Avant tout je dois retrouver le plaisir de jouer, c’est là que tout commence, mais après…!!
    Je vous remercie pour votre retour
    Sandra

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Sandra,

      Merci tout d’abord de me faire confiance. Deux phrases m’interpellent dans ton discours :
      Je sais que je joue au-dessus de mon niveau…
      et
      …/…je reste encore surprises des coup que je produit

      Pour la première, je suis au regret de te signifier qu’il te faudrait remplacer le terme « je joue au dessus de mon niveau » par « j’ai le potentiel pour jouer au dessus de mon classement actuel ».

      Tu as beau avoir des coups de niveau troisième série, ton niveau en compétition n’est pas à ce niveau et donc tu te sur-estime. Rassures-toi, tu n’est pas la seule et c’est une situation extrêmement répandue qui se résout très bien. Je suis moi-même dans un cas similaire, la majorité des joueurs que je rencontre ont souvent un bagage technique moins bon que le mien.

      La deuxième phrase te donne une des clés qui te permettra enfin de devenir une vrai compétitrice. Un coup qui te surprend (dans le bon sens du terme) à l’entraînement, n’est absolument pas réutilisable en l’état en match. Tu ne dois tenter, en match officiel, que les coups en lesquels tu as parfaitement confiance et dont tu es sur qu’ils passent à 80% (par exemple). Ces fameux coups surprenants, doivent donc être travaillés sans relâche pour que tu te les approprient enfin complètement. C’est en améliorant cette connaissance de ton jeu que tu vas pouvoir évoluer vers la forme de contrôle qui te permettra de mieux performer en match.

      Si tu prends un peu de recul, tu t’apercevra que la plupart des troisièmes séries contre lesquels tu perd ne sont pas meilleures techniquement que toi, mais ont simplement une meilleure connaissance d’elles même et de leur jeu.

      a lire pour mieux comprendre:

      http://blog-tennis-concept.com/reproduire-entrainement-en-competition/

      et

      http://blog-tennis-concept.com/la-confiance-au-tennis-7-etapes/

      Bon courage tu es sur la bonne voie

      Vincent

  13. Rougiot dit :

    Je vous remercie pour votre réponse très pertinente à mon message. Je tacherais d’appliquer ces conseils.
    Cependant je me permet d’ajouter quelques questions. Mon principal problème dans mon jeu se traduit par mon manque de confiance en seconde balle de service. Je ne comprend pas j’ai l’impression d’être le seul a avoir un problème avec, mais quand je suis crispé, donc en match, je loupe les secondes balles liftée qui nécessitent un geste technique très précis . J’avais jadis un excellent service, en première balle notamment mais je n’ose plus taper en 1ère à cause de la peur de la seconde balle. Cela se répercute sur Tout mon jeu car le service à évidemment beaucoup d’importance ….

    En ce qui concerne le cordage, j’utilise un cordage hybride , qui allie puissance d’un côté et contrôle de l’autre. N’est il pas plus judicieux de ne privilégier qu’une seule orientation ?

    Enfin, je n’ai pas précisé que parmi les défaites que j’ai mentionné certaines étaient très lourdes. J’ai eu tendance en plus à un peu balancer ces matchs , par dégoût , par peur ou par refus de me faire battre par des joueurs que je jugais beaucoup moins bon que moi .

    Merci d’avance pour vos conseils avisés .

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour M. Rougiot,

      Je suis content que m’a réponse aie pu t’apporter un peu d’inspiration et j’espère que tu va revenir progressivement à ton meilleur niveau (pour le dépasser bien sûr).

      Non, tu n’est pas le seul à avoir eu des problèmes avec ta deuxième balle liftée. C’est effectivement un geste très technique mais qui demande surtout une grande vitesse de la tête de raquette et par conséquent un bon relâchement du bras. Ce qui est malheureusement incompatible avec ta crispation actuelle.

      J’ai le même problème et je cherche justement à passer d’une seconde balle poussée à une seconde balle véritablement frappée avec une grosse rotation. J’ai hâte de retrouver cette sensation de pouvoir frapper ma balle à fond avec un maximum de sécurité.

      Je te propose donc de suivre ma stratégie qui est de frapper un maximum de premières deuxièmes liftées avec quelques slices et frappes à plat pour varier l’engagement. Si ma première balle ne m’apporte pas beaucoup de points direct, j’en profite pour travailler mon deuxième coup derrière (coup droit de débordement ou volée). En deuxième balle je cherche le lift en visant pour l’instant le milieu du carré.

      Je compte bien rentrer dans un cercle vertueux ou l’augmentation de mon pourcentage de première balle de service associé à l’augmentation du nombre de mes points gagnés derrière mon engagement en deux ou trois coups. Me permettra d’accéder au relâchement qui me permettra enfin d’avoir un service de killer.

      Pour le cordage, l’hybride est un cordage polyvalent qui peut être un choix judicieux en fonction de tes besoin et de tes sensations (mais je pense que ton amélioration viendra d’un meilleur relâchement).

      Je vais faire bientôt un article sur les matchs que l’on balance parfois. Dans ton cas, tu as parfaitement compris qu’il s’agissait d’un problème d’égo et qu’il te fallait un peu plus d’humilité pour pouvoir avoir le soupçon de combativité qui te manque pour battre les joueur que tu juge (à tord) moins bon que toi.

      Bon courage, je pense vraiment que tu es sur la bonne voie.

      Vincent

  14. Day dit :

    Bonsoir, à tous.
    Je viens de tomber sur votre « blog » et en lisant tout cela, je me retrouve complètement dans vos propos.
    J’ai commencé le tennis très jeune (2 ans 1/2 ) et continué toute ma jeunesse avec des entrainements hebdomadaire, (plus fête du club avec matchs mais non officiel) jusqu’à l’âge de 15 ans sans faire de compétitions. ( à cause mon mental que je n’arrive pas à contrôler en match)
    A l’âge de 16 ans arrive ma première et dernière lol compétition officielle ( poussé par la famille) ou tout se passe bien et j’arrive a me classer au tableau. (30/4). Mais ( sans jouer le « moi Je » mon niveau de jeux à l’époque était bien plus élevé que ce résultat de mon seul tournoi).
    La vie a fait que j’ai du stopper le sport, et il y a deux ans de cela, en partant en vacance il m’a pris de rechausser mes baskets ( que je n’avais plus lol ) donc achat vite fait dans une grande enseigne de sports, recorde ma raquette de l’époque de 15 ans lol( Head Elektra), avec un cordage de nos jour le « Babolat Hurricane tour » Et me voilà motivé plus que jamais de refouler les terrains. Arrive en vacances, les inscriptions se font pour le petit tournois « inter camping ». Des joueurs se présentent tous classée pour la plupart. Je vais faire bref sinon cela va prendre deux jours et ce n’est pas le sujet. Et moi voila en final contre un jeune ( une 15ène d’années) classé 30/4 et je gagne 6/3.
    Motive par mon jeux ( malgré mon jeux catastrophique je décides de reprendre ce sport.)
    Mon voisin étant tennisman également j’ai demandé si cela était possible de faire de balles avec lui ce qu’il à accepter avec plaisir.
    Nous voilà parti taper la balle et la cata mes balles partent comme des assiettes de bal trappe.

    Me voila parti ( merci à mon voisin ( classé actuellement 30/4) pour m’ avoir motivé) pour la saison 2013/2014.
    Je me doute bien que toutes ses années m’ont fait perdre les connaissances rudimentaires pour jouer à mon niveau de l’époque. Mais pourquoi ne n’arrive plus a jouer correctement ma main tremble, mais coups sont hésitant, en gros j’ai l’impression que je ne suis pas sur de moi.
    Je connais tous mes « défauts » actuel, mais n’arrive pas plus à les corriger pour être constant sur mon jeux. Et malgré l’âge je n’ai pas pour autant changer d’esprit et est toujours aussi crisper en match d’entrainement. ( mais votre sujet ma fait comprendre certaine choses et que finalement je n’était pas seul dans cette bulle de stress.)
    Pensez vous qu’en jouant assez régulièrement mon jeux ma revenir ou les fondamentales sont oublies et doit être ré-appris pour que cela redevienne machinale, ou des cours sont plus bénéfique que du jeux pure et dur.
    Ma condition physique doit aussi jouer, pris de l’âge et du poids lol et des soucis de genoux. Mais je me dit que cela peut encore se travailler ( enfin je l’espères )

    Je penses changer ma raquette qui a 15 ans ( mais en bon état avec cordage et grip remis au gout du jour.

    Désole de déballer tout ça, mais tout ceci pour en venir a cela :
    Est ce que ma raquette peut venir aussi de mon jeux actuel ? ( raquette usée par le temps ou plus du tout adapter a ma morphologie, cordage et tension trop élevé [26].
    Est ce que finalement avec les années, il faut tout refaire et redoubler d’effort vu l’âge et ma condition physique ( je parle plus de placement que de cardio) joue aussi sur cela, j’ai du mal à plier les genoux lol

    Merci d’avoir pris le temps de lire et de m’apporter des solutions ou si il y’en a une.
    Bonne soirée.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonsoir Day,

      Tu me semble passionné par la reprise de ton sport de jeunesse et cela me touche beaucoup.
      Si mon article t’a fait comprendre que nous sommes tous plus ou moins victime d’un trac, d’une peur irrationnelle en disputant une compétition de tennis tu dois admettre que tu est victime d’un autre mal qui touche un grand nombre de joueurs qui effectuent leur come-back plusieurs années après avoir raccroché leur raquette.
      Il est totalement illusoire de penser retrouver son niveau de jeu d’avant instantanément en reprenant son vieux cadre. Cela n’a aucun sens. IL ne faut pas trop écouter les légendes urbaines du tennis qui racontent ces histoires d’anciennes gloires qui après avoir arrêté complétement plusieurs années traversent les tableaux des tournois sans forcer. Il y a le plus souvent, un très solide et très long entraînement en amont (mais l’histoire est moins magique racontée comme ça).

      Donc, il est totalement normal que ton mental soit encore friable pour l’instant (c’est un travail de longue haleine avant d’avoir un mental d’acier). Il est logique que tu doive retravailler quelques bases technique avant de pouvoir retrouver un peu de naturel dans tes enchainements. Tu peux aussi travailler ton physique (très progressivement) et chercher à améliorer ton alimentation (petit à petit) pour gagner en énergie sur le terrain. Profite de ta reprise du sport pour améliorer ton hygiène de vie et devenir plus fort physiquement.

      Je te sent à la fois impatient de retrouver un niveau de jeu qui te satisfasse et anxieux à l’idée de la somme de travail que cela va demander, c’est pourquoi mon principal conseil sera celui-ci : Prends plaisir dans chaque effort que tu fait et pense à fêter chaque nouveau succès dans ta progression. Si tu suis ce conseil, tu ira loin.

      Pour répondre à la question sur ta raquette : oui, tu gagnerais à prendre un cadre plus actuel adapté à ta physiologie d’aujourd’hui. Les cadres s’usent avec le temps et perdent de leur qualités technique.

      Essaie aussi des cordages plus souples que le pro-hurricane qui est un des cordages les plus rigide du moment (tu peux aussi diminuer la tension mais 26 ce n’est pas excessif non plus)

      http://blog-tennis-concept.com/bien-choisir-cordage-de-tennis/

      Bon courage à toi dans ta reprise

      Vincent

  15. Day dit :

    Bonsoir, oui c’est tout à fait cela, je penses que je désires trop rapidement de retrouver mon acquis d’il y’a plus de 15 ans (avec un entraînement quotidien de l’époque) trop rapidement. Et de cet fait, je me fruste et n’accepete pas mon jeux actuel et fait trop référence au passé.
    Ce soir nous avons refait un match/entrainement, au début malgré mes fautes direct, j’avais décidé de ne pas m’énerver et de relativiser que c’était un entraimenemnt avant tout, donc de jouer normal et apprendre de ce match les defauts que je faisait, mais la… Cata, j’ai perdu tout mes moyens des qu’il c’est détaché du jeux, que de double faut, et faute direct sur des relances faciles et avec mon mental complètement à la ramasse, j’ai baisse les bras jusqu’à carrément stopper mon jeux, et a en venir à une colère à en feler la raquette, pas fier du tout et tout cela va me punir de jouer le jour ou elle cèdera complètement.

    Je ne sais vraiment plus quoi faire, mise à part à en arriver à cassé mon matériel ou crier sur le terrain, qui de plus n’est pas du tout sportif en vers les autres, mais également moi même.

    Mon defaut, mauvais perdant ( mais pas mauvais joueur), et de ce fait aucune volontée de ce reprendre dans ses moments, bien au contraire je « m’auto détruit » morallement au lieu de me remonter le morale.

  16. SIMON pascal dit :

    Bonjour à tous,

    Je viens de découvrir se site. Je recherche des informations sur une forme d’enseignement dont les fondations seraient « La connaissance parfaite de ma personnalité, me permet exploiter au maximum mon potentiel »

    Cette pensée est pour moi un outil naturel adaptable à tout pratiquant.

    Cette vision est à adapter, aussi bien pour le joueur que pour l’entraîneur.

    De se faite, le facteur « communication » du binôme serait en parfaite complicité, ayant les mêmes canaux de communication.

    Si je peux suggérer une idée au sujet de la performance, entre son niveau d’entraînement et son niveau de match, je vous propose de réfléchir sur la possibilité de repérer vos signes de stress, à l’entraînement.
    Cette réflexion sur vous sera très utile, car en match les différents degrés de pressions, de la micro pression interne, à la pression créé par votre adversaire sont différente de l’entraînement.
    La première alternative est de travailler sur les pressions internes, en repérant vos signes déclencheurs de stress, à l’entraînement.
    Peut être qu’il vous faut, si se n’est pas le cas, de vous fixer un objectif et le construire à l’aide d’étapes. Afin de réussir votre objectif, il est très important de bien visualiser chacune de ses étapes.

    Je vous remercie de votre lecture et vous remercie de toutes informations sur les fondations de votre enseignement.

    Je suis bien entendu ouvert à toute échange au sujet ma passion, qui est le développement des ambitions tennistiques des pratiquants.

    Bonne partie à tous.

    Pascal

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Pascal,

      Et tout d’abord merci pour ton généreux commentaire.

      La communication entre l’élève et son professeur est à la base de tout entrainement performant. Plus on s’élève dans la hiérarchie mondiale plus les qualités de psychologie des coachs prennent le pas sur leurs qualités techniques.

      A notre niveau amateur, il est important de chercher aussi son tennis par soi-même car les réponses que l’on obtient restent ancrées beaucoup plus longtemps que les réponses toutes faite que l’on nous fournit parfois.

      Il sera, dans cette optique, grandement profitable de se faire accompagner par un coach professionnel dont les qualités d’écoute et d’analyse vous permettrons de franchir plus vite vos paliers. Inutile pour cela de vous ruiner, si vos questions sont suffisamment précises quelques séances devraient vous permettre de faire des progrès spectaculaires.

      En ce qui concerne le stress en compétition, il faut se rappeler que lors d’un match officiel, les émotions sont souvent amplifiées, tant dans le positif que dans le négatif.

      Chercher à identifier (et éradiquer) les signes déclencheurs de stress à l’entraînement est donc une bonne idée selon moi, car cela permettra de mieux anticiper (et combattre) certains stress en compétition qui ne sont autre que les malaises de l’entraînement amplifiés.

      Au plaisir d’échanger prochainement sur le blog ou ailleurs.

      Vincent

    • SYLVIE P. dit :

      Je suis d’accord qu’il faut se connaitre en tant que joueur pour obtenir du résultat en match mais le match se joue à deux et nous sommes différents dans nos comportements en fonction des partenaires que l’on rencontre et de la pression engagée dans le match par l’autre… Au lieu de creuser trop profond dans une connaissance de soi, qui je pense, pousse à faire du nombrilisme et peut aboutir à de la prise de tête, je trouve interessant d’identifier la personnalité du joueur en face et de donner en réponse notre comportement de jeu le plus approprié à ce joueur, tout en restant dans une filiere de jeu la plus proche possible de celle qu’on préfère. garder notre naturel et le meilleur moyen d’arriver à la victoire. qu’en pensez vous ?
      Merci en tous cas à vincent qui m’a donné des conseils tactiques très utiles qui commencent à payer en match.

      • Vincent Bonnin dit :

        Merci Sylvie pour ta remarque qui est très juste,

        A trop être centré sur soi-même, on risque de tout simplement passer à côté de son match qui se joue à deux je le rappelle.

        Comme le comédien de théâtre qui doit utiliser le jeu, les réactions et l’énergie de ses partenaires pour donner le meilleur de soi même (j’ai eu la chance de pratiquer cet art), le joueur de tennis doit avant tout composer avec son adversaire en match. Bien se connaître n’est donc pas suffisant mais nécessaire pour élaborer un plan. Plan qui va se construire au moyen des deux propositions suivantes :

        1 je cherche à utiliser mes points forts.

        2 je cherche à neutraliser les points fort adverses et exploiter ses points faibles.

        A vous de jouer !

        Vincent

  17. Christophe dit :

    Bonjour Vincent,
    tout d’abord félicitations pour ton blog, que je dévore depuis une semaine…

    J’ai commencé le tennis il y a trois ans(j’ai trente ans ), et me suis tout de suite inscrit à des tournois. Un peu trop tôt peut-être… Etant compétiteur depuis mes 6 ans(foot, natation, judo, puis surtout planche à voile durant 10 ans), j’ai voulu suivre cette voie. Je me suis dit qu’avec mes qualités physiques cela irait très vite. Et là quelle désillusion! J’ai voulu pratiquer un tennis agressif de fond de court, comme à l’entraînement, et me suis retrouvé face à des joueurs bien plus expérimentés qui se contentaient, voire s’amusaient, à me faire jouer en attendant (pas trop longtemps) mes fautes directes. Colères, bris de raquette, etc…et surtout un état de tension excessif (que j’appelle « l’effet pinocchio », pour le côté rigide de la gestuelle…) qui m’ôtait tout plaisir de jouer.

    Dans un premier temps je me suis mis à remettre des balles en cloche moi aussi, et en ont suivi quelques victoires…frustrantes. Je suis monté 30/4, mais ai perdu le plaisir de jouer.

    Il y a un an j’ai opté pour une méthode différente: le match-entraînement. En gros je me suis forcé à « jouer au tennis » en compétition, sans tenir compte du score ou presque(vraies deuxièmes balles, lift de revers…). Bilan:7 défaites sur 7 matchs, classement 40…mais quelles défaites! Des matchs longs, accrochés, amusants. J’ai même fait peur à un 15/5 pendant le premier set, avant qu’il ne retrouve ses esprits.

    Et cette année dans le tournoi interne de mon club, je remporte mon premier match 6/0 6/1 contre un copain de mon niveau. J’étais détendu, pas lui.

    Au final j’ai retrouvé le plaisir de jouer en compétition, et je peux maintenant envisager les matchs sous un angle plus tactique.

    J’espère que ce petit témoignage du fin fond des classements pourra aider les apprentis compétiteurs, qui comme moi ont été trop souvent frustrés de la dichotomie entre « jouer au tennis » et « gagner un match de tennis ».

    Au plaisir de vous lire.

    Christophe

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Christophe,

      Il n’est jamais trop tôt pour commencer la compétition. Le seul soucis est de pouvoir supporter les défaites sévères dues au manque d’expérience du jeu de tennis.

      Tu n’es pas le seul ancien compétiteur sportif a te casser les dents sur ses premiers matchs de compétition de tennis. C’est que le tennis est un sport plus complexe que la moyenne des autres sports et que le poids de l’expérience y est beaucoup plus important que pour d’autres sports.

      Je te félicite d’avoir aussi bien réagi et je pense que tu es à présent sur les bon rails de la progression.

      N’hésite pas à questionner les bons joueurs autour de toi et à prendre des cours avec des enseignants diplômés. J’ai rarement vu des joueurs avoir la science infuse au tennis et l’humilité de s’adresser à plus érudit que soi est très souvent payant.

      Bons matchs

      Vincent

  18. Dominique dit :

    Pour compter les points à l entrainement, afin de se mettre un peu la pression et s’y habituer pour le jour du match, j ‘ai trouvé une technique assez simple. En fait, il s agit de compter un seul score, mais relatif.
    Score = 0 au début.
    Si je gagne un point je fais +1 au score, si je le perds, je fais -1 au score. Ainsi je n’ai qu’un nombre à gérer. Et je vois vite si je suis plutot bien en fin d entrainement ou pas. Mieux, si je change un petit détail dans quelque chose, je vois aussi la tendance sur mon jeu.

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Dominique pour ta participation,

      Quand tu compte les points, est-ce toi et ton partenaire démarrez par un service ? ou est-ce que vous démarrez par un engagement à la cuillère.

      En tout cas, si cet exercice te permet de dégager une tendance positive ou négative en fonction du changement d’un paramètre de ton jeu. cela pourrait se montrer diablement intéressant. A tester donc.

  19. Marie Annick dit :

    Bonjour
    Ma fille de 12 ans classée 15/3 n arrive plus à jouer en competition. Grosse frustration, colère.. raquette tapée au sol. Elle a toujours été nerveuse mais là, ça dépasse tout. Elle a une technique magnifique mais se dévalorise et perd tous ses moyens. Je ne sais plus quoi faire pour l aider. Elle ne sait pas si elle veut arrêter ou continuer.
    Merci de me donner quelques conseils.
    M. A

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Marie Annick et merci pour ta question.

      Pour commencer, je te te félicite pour les résultats de ta fille et pour ton dévouement à l’accompagner sur les tournois de tennis. Avec un classement de 15/3 à seulement 12 ans, elle doit faire partie des espoirs de son club.

      Mais le revers de la médaille, c’est que vous devez faire face à une grosse pression de la part des responsables sportifs du club pour que ta fille dispute un gros nombre de matchs (il n’est pas rare que les jeunes de cet âge disputent 70 ou 80 matchs par an).

      Vu l’état de malaise dans lequel se trouve ta fille (énervements de plus en plus précoce, perte de moyens, fuite devant l’adversité) il est important qu’elle prenne un peu de recul pour pouvoir atteindre le détachement nécessaire à une approche plus sereine de la compétition (ce qui est délicat à un jeune âge).

      Ce que je vous préconise c’est de travailler de manière plus qualitative en compétition. C’est à dire de disputer moins de tournoi mais de vous adjoindre les services d’un coach qui pourra observer les failles technico-tactiques de ta fille et les travailler tranquillement en conséquence. Cela peut aussi passer par un break dans la compétition en attendant que l’envie revienne.

      Si ta fille à des envies de pratiquer une autre activité sportive en complément, ça peut être aussi une bonne idée et un bon calcul. Plus le niveau de tennis augmente, plus les exigences physiques sont fortes et plus les acquis dans le domaine musculaire et psychomoteur sont importants. Les athlètes qui ont pratiqué le multisport sont beaucoups moins bléssés que les autres.

      Bon courage à vous deux car vous risquez de faire face à une forme d’incompréhension de la part de l’équipe pédagogique du club. Mais il s’agit de prendre des décisions cohérentes dans l’intérêt de tous (les jeunes joueurs de tennis peuvent aussi faire des burn out)

      Vincent

      PS : l’expérience de Brigitte Simon dans cet article vous sera sûrement très utile.

      http://blog-tennis-concept.com/assumer-progression-classement-tennis/

  20. Cyril dit :

    Je pense que pour ne pas souffrir de la pression en match, il faut déjà commencer par éviter de se mettre la pression… Cela semble idiot de le dire mais je vois énormément de joueurs négatifs sur le terrain car ils surévaluent leu niveau de jeu. A la première frappe ratée, c’est la catastrophe…c’est « encore » un mauvais jour, « j’ai pas de chance », « pourquoi suis-je nul aujourd’hui? »…

    La meilleur attitude : accepter son réel niveau et ses erreurs et ne passer casser 2 raquettes à chaque fois que l’on commet une faute…

    Le 2ème point : De nombreux joueurs et joueuses ont une grosse faiblesse au service que ce soit en première et en deuxième balle : comment être relax et détendu si l’on sait que l’on va être en difficulté à chaque jeu de service ?
    Perso, j’ai énormément travaillé mon service et désormais c’est devenu mon point fort : je ne suis pas crispé (bien au contraire) quand vient mon tour d’engager et je peux tenter réellement ma chance sur le service adverse.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Cyril et merci pour ces deux excellents conseils.

      Accepter de faire des fautes est le meilleur moyen de garder une attitude sereine, relâchée et performante sur le court. Simple en apparence mais pour la plupart des joueurs cela demande des années de travail sur soi (je me met personnellement dans le lot).

      Bonne idée que de travailler son service pour améliorer régularité, précision, effet, puissance…Acquérir une pleine confiance dans ce premier coup du jeu sur lequel vous allez pouvoir créer un déséquilibre en votre faveur est un bon départ pour aborder plus sereinement vos prochaines rencontres.

      Vincent

  21. IRAN dit :

    Bonjour,
    J’ai trouvé votre blog très intéressant et c’est pourquoi je me permets d’y participer.
    Comme beaucoup de personnes ici j’ai pratiqué le tennis plus jeune(4-16 ans) et malgré quelques reprises furtives ces dernières années j’ai décidé de m’y remettre pour de bon depuis 1an.
    La première année a été plutôt réussie(20 victoires – 9 défaites) et je suis repassé de 30/4 à 30/1.
    Mais depuis le début de la saison mon bilan est catastrophique(3 victoires – 5 défaites) mais le plus problématique c’est que contrairement à l’année dernière ou j’avais réussi à me canaliser contre des joueurs jouant petit bras là c’est moi qui n’arrive plus à me relâcher. Certes mes défaites ne sont arrivées que contre des 15/5, 30 mais déjà trois 30/1!!
    Je ne comprends pas ce qui m’arrive car l’année passée j’arrivais à jouer relativement détendu contre des joueurs beaucoup mieux classés et là contre des adversaires qui sont du même classement plus rien. J’ai l’impression que ma première défaite de la saison contre un 30/1 contre qui je menais 6/1 5/3 et qui a réussi lui à se relâcher complètement(Et donc m’a battu) m’a complètement anéanti psychologiquement.
    J’attends votre analyse avec impatience car je me suis réinscris pour deux tournois qui démarrent prochainement et j’aimerai retrouver mes sensations sachant que j’ai normalement un jeu basé sur la prise de risque et que désormais je me contente de rester en fond de court(Ce qui n’est pas mon jeu)et évidemment je me fait bouffer car les autres(Eux) lâchent leurs coups.
    Bien à vous
    Julien

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Julien,

      Tu es dans le cas typique du joueur qui a pris trois classement dans une saison et qui évolue dans une catégorie supérieure l’année suivante.

      L’ex championne Brigitte Simon qui était passée de non-classée à 15 en une seule saison a écrit un article sur ce blog en expliquant la méthodologie qu’elle avait appliquée

      http://blog-tennis-concept.com/assumer-progression-classement-tennis/

      Pour ta problématique de petit bras en compétition, il est impératif que mette en second plan ton objectif de victoire (tu y pense trop je pense) pour te concentrer sur ton jeu d’attaque. Fixe toi des objectifs prioritaire du style, je dois monter 5 fois au filet par set (ou plus). Note tes résultat sur un carnet et tente de battre ton score le match suivant. Si tu parviens à te détacher de l’enjeu (et des résultats de tes matchs passés) pour mieux te concentrer sur ton identité de jeu, tu va gagner en relâchement.

      Ainsi tu pourra positiver tes futures défaite (si jamais tu reperd) en constatant tes progrès dans la reconquête du filet.

      http://blog-tennis-concept.com/positiver-la-defaite-au-tennis/

      A l’entrainement, garde un peu de temps pour travailler des séquences de jeu spécifiques exemple retour-volée sur seconde balle de service ou je termine le point en moins de quatre coups de raquettes (en partant du service). C’est sur tes points forts que tu dois gagner en confiance.

      Félicitations en tout cas pour ta tenacité, de toutes façons c’est en jouant des matchs que tu vas progresser.

      Vincent

  22. MBexola dit :

    Bonjour,

    J’ai jamais pris de cours de tennis, j’ai un défis , battre une fille 15/4
    Suis je mal? Le ping pong peut il me sauver? (jai fais champion du rhone alpe)

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Mbexola,

      Oui, ta pratique du ping-pong peut te permettre de tirer ton épingle du jeu. Certain pongistes deviennent rapidement des excellents joueurs de tennis en adaptant leur gestuelles. De nouvelles possibilités vont d’ailleurs s’offrir à toi comme reprendre les balles de volées et jouer les pieds sur la table.

      Reste quand même, le problème du service. Essaie de mettre au point une mise en jeu qui te permet de démarrer le point sans faire la faute et tu pourra défendre correctement tes chances.

      Bon match à toi.

      Vincent

  23. Alexandre dit :

    Bonjour,
    Je viens de sortir d’un match sur terre battue en tournoi ( je ne suis pas du tout un terrien )
    Je jouais un adversaire largement à ma portée sauf qu’en plus de ne pas avoir de revers ( qui est mon meilleur coup ) à cause d’une fracture dont je me remet peu à peu j’ai baffoué totalement mon tennis me fesant battre 6-1 7-5 en me – pour courronner le tout – déboitant l’épaule dans le vrai sens du terme
    Mon coup droit meme quand je me relachais sortait largement je possede une prise semi fermée en coup droit dois je la changer ? Et que puis je faire pour arreter de bloquer mon bras ( malgré le fait que je fasses comme tu dis avec tes exercices ) lorsque je joue

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Alexandre,

      Merci pour ton témoignage. A te lire, j’ai l’impression que tu évolue mentalement sur le court de tennis dans une certaine confusion.

      Tout d’abord ce n’est pas parce que tu es passé à côté de ton match que tu dois revoir ta technique de A à Z.

      J’en discutais très récemment avec Olivier Letort, si on s’arrête de disputer des matchs un moment, on perd beaucoup au niveau de la perception visuelle ce qui nous fait rater beaucoup de frappes. Une grosse erreur est alors de croire qu’il faut revoir sa technique (alors que les coups sont la plupart des cas toujours bien présent).

      Pour ton coup droit qui sort largement, il s’agit peut être d’une orientation du corps trop en arrière (le poids sur les talons) qui entraine une orientation du tamis trop ouverte (dirigée vers le ciel).

      Le manque de relâchement peut jouer aussi car il faut du relâchement pour bien brosser la balle de bas en haut et imprimer l’effet lifté. Quand je suis trop tendu, mes coups droits sortent car complètement dépourvu d’effet.

      Mon conseil, respire profondément avant chaque service et chaque retour de service en te focalisant la-dessus. Cela t’aidera à te recentrer sur toi et à bien te focaliser sur le point à jouer (et souffle en jouant ton coup droit).

      Vincent

  24. Clé clé dit :

    Moi mon problème et que je suis 30/4 et tout le monde dit que j’ai le niveau d’un 30/1 et j’ai déjà gagner un 30/0 a l entraînement mais en tournois je pers avant d etre contre un30/0 qqun peut m’aider

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Clem,

      Ton cas est loin d’être isolé. Déjà, si tu bats des 30/4 des 30/3 et des 30/2 en tournoi tu dois apprécier ces victoires à leur juste valeur car il est parfois aussi difficile de battre un 30/3 en tournoi que de battre un 30 à l’entrainement (les joueurs jouent quelquefois complètement différemment dans les deux contextes).

      Si ton niveau de jeu diffère vraiment entre les deux, je te conseille de procéder avec méthode. Tu peux faire équipe avec un camarade pour cela. 1 Tu lui demande de t’observer en train de faire un match à l’entrainement 2 tu lui demande la même chose en match officiel (Tu lui propose de faire la même chose pour lui, bien sûr).

      Les données recueillies te permettront alors de déterminer ce que tu fait lors des matchs d’entrainement et que tu ne fait pas en tournoi. Il ne te restera plus qu’a te fixer des objectifs progressifs en matchs officiels (indépendants des objectifs de résultat) pour parvenir à équilibrer petit à petit les deux niveaux de jeu.

      Bon matchs

      Vincent

  25. Charline dit :

    Bonjour,
    j’ai quinze ans et je fais de la compétition depuis l’âge de 7 ans, au début j’ai très vite progressé, j’étais dans les meilleures de ma région. En grandissant je n’ai pas pu augmenté mes heures d’entrainement, contrairement aux autres qui étaient dans d’autres clubs. Elles ont donc très vite monté en classement, alors que moi : tout doucement. En match je ne lâchais rien j’avais beaucoup de mental, et ça m’a réussi jusqu’à il y a deux ans, à la fin de la saison j’étais passée à 15/3. Mais depuis plus rien, l’année dernière je n’ai fait qu’un tournoi en début d’année, et 3 ou 4 matchs d’interclub mais ce n’était plus pareil, je n’avais plus envie de gagner. Quand je perdais je m’en fichais, et quand j’étais sur le terrain je n’avais pas l’impression d’être en compétition, j’avais juste l’impression de jouer comme ça, pour s’amuser. De ce fait, j’ai arrêté les compétitions cette année là, car j’en avais marre d’aller à des matchs alors que je n’avais aucunement envie de gagner. Du coup, j’ai baissé d’un classement me voilà 15/4. Cette année j’aimerais m’y remettre, mais je n’arrive pas à retrouver ma gagne, ma confiance en moi, ma concentration. Je n’ai pas envie de tomber à 15/5 et je ne sais que faire…

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Charline,

      Ce que tu ressent aujourd’hui je l’ai déjà ressenti à plusieurs moments de ma carrière tennistique (à la différence près que je n’ai jamais été vraiment un espoir). Dans ton cas et à ton âge, c’est tout à fait normal (et sain) de remettre en cause un système dans lequel tu as évolué depuis l’âge de sept ans.

      En fait quand on commence la compétition jeune, l’importance de l’environnement extérieur est extrêmement forte. En gros, tu joue au tennis et tu cherches à gagner pour faire plaisir à tes parents, à ton entraineur à ton club, à ta ligue plus que pour te faire plaisir à toi. Avec l’âge et vu que tes résultats sont moins remarquable, ton entourage se désintéresse de toi (sportivement parlant bien sûr) et cela change complètement le moteur de ta motivation. Plus tu vas continuer dans le tennis, plus tu devra chercher le plaisir de jouer et de matcher en toi.

      Mon conseil, prend ton temps et attend que ta nouvelle motivation revienne. Tu peux aussi t’ouvrir à d’autre activités qui vont t’enrichir et enrichir ton jeu quand tu reviendra sur les courts. (j’ai personnellement laissé tombé le tennis pour pratiquer le surf, la danse, la musique, le théâtre entre autres).

      Pour ton classement tu dois comprendre qu’il n’a pas tant d’importance que ça et que tu ne sera pas une moins bonne personne, moins appréciée si tu perd un ou deux classement. Après quand tu joue, l’important est de prendre du plaisir sur le court sans être ni sous-classé ni sur-classé.

      Crois mois que si tu t’arrête quelque mois et que tu redescend 15/5, ce n’est pas pour ça que les filles en face vont te donner leurs matchs.

      Bon courage et prend bien le temps de méditer ce pour quoi tu joue au tennis.

      Vincent

      PS j’ai écrit un petit article à propos de la motivation

      http://blog-tennis-concept.com/motivation-tennis/

  26. Yassine dit :

    Salut vincent
    J ai douze ans et j ai un probleme qui m agace et je crois qu il a un lien avec c est artice:
    Jusqu a maintenant durant le tableau final en huitieme j ai une rage incroyable pour gagner qui me permet de gagner parfois des joueurs mieux classe que moi, mais qui s éteint en quart de final. Je ne sais plus gairer mon match ni me battre pour gagner comme si le simple fait de gagner mon precedent match est une exuse pour perdre
    Je vous suplie de m aider
    Merci d avence
    Un fanne

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Yassine,

      Laisses moi tout d’abord te féliciter pour ta maturité. Si tu te poses ce genre de question à 12 ans, tu devrait pouvoir les résoudre avant tes jeunes adversaires par la suite.

      Il est assez difficile de s’arracher plusieurs fois de suite mentalement en compétition quand on manque d’expérience. Si la gestion de l’après défaite est assez difficile, la gestion de l’après-victoire l’est tout autant.

      Mes conseils

      Aborde chaque match avec l’état d’esprit qui te conviens le mieux. Si tu joue mieux en perf (contre plus fort/mieux classé) et bien imagine que tu joue en perf. Si tu joue mieux dans la peau d’un favori, imagine que tu es favori.

      Il faut aussi que tu commence aussi à raisonner en terme d’objectif de comportement en parallèle de tes objectifs de match. Exemple, tu juge que tu a joué à un niveau de 5/10 au niveau de la combativité durant ton huitième de finale, fixe toi d’atteindre 6/10 durant les quart.
      Ainsi après ton match et la (courte) joie/délivrance de la victoire, prend un papier et un crayon, note tout ce que tu as fait de bien et tout ce qui peut encore s’améliorer. Tu te sers des deuxièmes éléments pour fixer tes objectifs secondaires.

      Pour terminer, je te donne mon astuce pour entrer plus vite dans le match suivant après une victoire difficile. Immédiatement après le match, j’effectue un petit footing de récupération d’un 1/4 heure, 20 minutes (max). Cela renforce ma détermination et me permet mentalement de démarrer mon match suivant.

      Bon courage et bientôt la coupe pour toi j’espère.

      Vincent

  27. Guigui dit :

    Bonsoir,
    Moi j’ai aussi un petit problème de stress lors des matchs officiels. Je pense notamment a mes revers. J’ai des revers à une main, que j’arrive a réaliser parfaitement en entraînement, que ce soit lifté, a plat, ou en choppe, et lorsque j’arrive en match officiel, je n’arrive plus a faire un seul revers (mais vraiment plus rien, c’en est des fois exaspérant) mon choppe passe de temps en temps, et encore, il n’est pas de très bonne qualité. Et bien sur, l’adversaire ne met pas longtemps a s’en rendre compte … Ce qui fait que je perd contre des personnes contre qui je ne devrait pas perdre étant donné le niveau de jeu que je suis capable de fournir.
    Donc si tu avais un petit conseil à me donner, je suis preneur 🙂
    Merci d’avance.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Guigui et merci pour ta question,

      Je vois deux cas de figure dans ton problème. 1 je réussi mes revers frappé pendant les 5 minutes de balles et puis plus rien dès que la match commence 2 je commence à rater mes revers dès les 5 minutes de balles d’avant match. Quel est ton cas personnel?

      En attendant je te donnerai deux conseils.

      La premier c’est qu’il est important de ne surtout pas penser technique de jeu en match. En effet si tu dois penser stratégie, tactique rechercher le relâchement et te concentrer en plus sur ta position et ton geste en revers ce n’est pas possible, tu courre à l’échec.

      Mon deuxième conseil découle du premier. Tu dois absolument te faire confiance tout en acceptant de faire quelques fautes. Au lieu de penser à ton revers, pense à la cible que tu veux atteindre. Si tu parviens à modifier ton mode de pensée en match, tu vas forcément progresser.

      Bon courage

      Vincent

  28. anonyme dit :

    Bonjour,
    Je suis classé 30/1 et c ma 3 ème années de tennis.Hier, j’ai perdu une 30/3(ancienne 30/2, que j’avais gagnée l’année dernière) .Elle avait de très bon service et fessait très peu de fautes directes, elle était complète.Moi, j’ai raté presque tout mes services( trop fort et donc pas cadré ou filet), je n’arrivais pas a dominé et a imposer mon jeu, je me contentait de renvoyer la balle au centre…Je n’arrivait pas a la déstabiliser.
    Comment réussir a imposer son jeu ?
    Et comment déstabilisé une adversaire qui nous parait complète ?
    De plus, j’ai changer mon cordage et la tension(je suis passé de 25 à 21) car je trouvais que mais balles était trop molles.Or pendant les entrainements tous se passe bien (je frappe fort la balle) et pendant les matchs je me crispe et je me contente de renvoyer la balle comme a une partenaire.
    Comment je peux faire pour frapper la balle en total relâchement pendant les matchs ?
    Cela est t-il du a un geste mal exécuter ?(coup droit).

    Merci pour les conseils.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Anne (Onyme),

      Il parfois que l’on tombe sur des joueurs ou des joueuses qui savent tout faire correctement techniquement. Dans ce cas il faut creuser un peu plus pour trouver le point faible, tester différentes hauteurs de balles, différent rythme de jeu et voir du côté du déplacement (latéral, arrière-avant…). Le but sera pour toi de trouver le type de balles ou le type de séquence qui vont t’apporter des balles d’attaque ou des fautes adverses.

      Si tu ne retrouve pas ta frappe de balle de l’entrainement en match c’est probablement du à un manque de relâchement. Si tu es trop tendue, ton bras passe moins bien et tu prend ta balle en retard (et ton coup n’est pas correct).

      Mon premier conseil, respire un maximum entre les points et durant tes matchs. Concentre toi là dessus sur tes prochain match et tu devrais observer une amélioration.

      Dans cet article j’explique, à l’aide d’un exemple concret, l’importance de la respiration.

      http://blog-tennis-concept.com/preparation-mentale-tennis/

      Vincent

  29. guill dit :

    bonsoir,
    classé 30/1, (descendu d’un classement), j’aligne les matchs et les défaites cette saison avec un niveau en baisse : incapacité de rentrer dans la balle, preparation bras en arrière, lancer le bras, recouvrir la balle et projeter le bras et les épaules en avant avec la poussée des jambes et finir le geste avec le bras au dessus de l’épaule gauche ( je suis droitier), à l’inverse, je démarre mal le match, mon bras se crispe, et j’ai l’impression d’oublier ma technique et donc je ne garde pas la balle dans le terrain, soit trop longue, soit dans le filet parce que je finis par jouer qu’avec le bras avec une frappe ou le bras part de l’arriere en avant mais avec un geste qui s’arrete trop tot, probablement les épaules qui ne sont pas assez tournées au départ. Bref, un jeu défile très vite avec 2 fautes directes, je le crispe, et ne tente plus rien, c’est même pire quand l’adversaire du jour ( moins bien classé au 1er tour d’un tournoi) joue des balles molles, sans consistance sur lesquelles on ne peut pas s’appuyer.
    Quels trucs pour se sortir de cette spirale, pour ne pas se focaliser en match sur le geste à faire, ne pas réfléchir mais jouer en frappant naturellement ses coups ?
    Merci piour tout bon conseil.

    • Vincent dit :

      Bonjour Guill,

      Merci pour cette question à laquelle il est assez difficile de répondre brièvement. Je vais essayer de te donner quelques pistes de travail pour améliorer ta situation.

      1 ) Il faut que tu sorte de ta crainte de la défaite pour te concentrer sur des objectifs autre que celui de la victoire (Objectif sur lequel tu n’as pas de prise). C’est sur la réussite d’objectif de comportement (plutôt que d’objectifs de résultats) que tu vas reconstruire ta confiance.

      Quelques idées ici

      http://blog-tennis-concept.com/la-confiance-au-tennis-7-etapes/

      2) Travaille ta respiration ente les points, avant de servir, de retourner ainsi qu’aux changements de côté. Bien respirer permet de revenir dans l’instant présent. En plus cela te permettra d’améliorer ton relâchement (c’est parce que tu es trop crispé que ton bras ne passe pas en coup droit)

      http://blog-tennis-concept.com/preparation-mentale-tennis/

      3) Bouge tes pieds avant chaque retour de service. Ce sont tes jambes qui te permettront de bien frapper les balles (même molles) et pas ton bras.

      4) Ne pense pas du tout technique en match, si tu est suffisamment relâché (respiration) et focalisé sur la cible à atteindre tu joueras forcément les mêmes coups droits qu’à l’entraînement.

      Ca fait un peu de travail mais ça devrait permettre d’améliorer la situation.

      A très bientôt

      Vincent

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