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Entrevue avec Ronan Lafaix, coach de tennis atypique de tres haut niveau

Ronan Lafaix coach de tennis

Ronan Lafaix, coach de haut niveau, autodidacte et atypique

Ronan Lafaix est certainement la personnalité du tennis que j’avais probablement le plus envie d’interroger quand j’ai démarré mon blog en février 2011. Et cela pour de multiples raisons.
La première et que son premier livre soyez P.R.O. est devenu un de mes livres de tennis de chevet. La deuxième est que avec son parcours atypique d’entraîneur de haut niveau, il était certainement le mieux placé pour donner les meilleurs conseils aux joueurs et joueuses de tous niveaux.

Pour écouter l’interview, appuyez directement sur le bouton « play ». Pour télécharger le son appuyez sur le bouton…télécharger !

Ronan Lafaix a démarré comme entraineur de club. Après avoir étudié le yoga et la sophrologie, il expérimente des techniques innovantes de relaxation appliquée au tennis auprès des étudiants D’ HEC dont il est l’entraineur de l’association sportive . Après avoir validé avec succès quelques une de ses théories, il les applique auprès de jeunes espoirs qu’il amène au plus haut sommet de la hiérarchie française (Fabien Morel champion de France minime 2001). C’est à la suite de ces succès qu’il rejoint l’académie de tennis de Patrick Mouratoglou ou il devient entraîneur d’une équipe de joueurs professionnels. De succès en succès, il amènera Stéphane Robert à disputer le circuit professionnel ou il atteindra la 61e place mondiale.

Vous retrouverez les coordonnées du site de Ronan Lafaix, les références de ses deux ouvrages ainsi que l’adresse d’où vous pouvez commander un e-coaching avec Ronan en bas de la transcription texte.

Transcription texte de l’interview

Vincent Bonnin : Ronan Lafaix, je suis très heureux de te recevoir sur Blog Tennis Concept. Tu as écrit deux livres formidable que je conseille à tous les joueurs : Tennis, soyez P.R.O., la méthode pour oser tout d’abord et ensuite : Un nouveau coaching pour gagner publié en début d’année. Dans ce deuxième ouvrage, tu racontes ton parcours extraordinaire. Pourrais-tu, dans un premier temps, revenir sur ce parcours ? Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre comment tu es parvenu à partir d’un bagage d’un entraîneur de club à entraîner des joueurs semi-pro et professionnels.

Ronan Lafaix : En fait, cela c’est fait assez logiquement. Déjà, j’avais ce rêve d’entraîner à haut niveau, je crois que c’est le plus important. Comme je le raconte dans mon dernier livre, j’allais à Roland Garros voir les entraînements et je rêvais de faire la même chose.
Rapidement, je me suis rendu compte que j’étais bloqué par mon niveau de jeu, que pour entraîner l’élite il fallait soi-même avoir été fort. Partant de là, quand tu as un projet et que tu vois qu’avec les instances fédérales tu ne vas pas pouvoir y arriver, soit tu plie les gaules et tu rentres chez toi, soit tu trouves d’autres moyens.
Ca a décuplé mes forces et je me suis dit qu’il fallait que je sois plus proche de la réalité et la réalité c’est que les joueurs que j’entrainais avaient peur… Et j’ai commencé comme ça, en club, en prenant conscience que moi j’avais eu des problèmes émotionnels, de nervosité, de détachement. C’est devenu mon domaine de prédilection. Je voyais bien que malgré toute la bonne volonté que tu puisses avoir, si jamais tu ne mets pas en place ce genre de choses, tu ne peux pas exceller. Et comme moi je voulais exceller dans mon domaine, il fallait qu’il ait une vraie remise en question et des vraies compétences.

Vincent Bonnin : Je vais évoquer ton livre. Quand tu étais jeune et que tu t’entrainais en vue de devenir entraineur pro, tu avais mis en place avec un de tes amis un système où vous comptiez les balles que vous frappiez, le nombre d’échanges en pensant qu’il y avait un rapport entre le nombre de coup joué et le résultat obtenu. Tu as finis par remettre en cause ce principe, pourrais-tu nous en parler.

Ronan Lafaix : Oui, bien sûr. Pour moi, la différence se fait vraiment là. L’autre jour, une dame m’appelle parce qu’elle voulait que son fils devienne numéro un mondial. Elle me dit qu’il s’entraîne quatre heures par jour et qu’il a neuf ans. Là, j’ai crié au scandale parce que c’est impossible de tenir mentalement quatre heures par jour à cet âge-là.
Ça a été une des priorités de mon entraînement. C’est-à-dire que quand je suis arrivé sur le niveau professionnel, alors que les joueurs que j’avais les Bachelot, les Cadart*… ils avaient l’habitude de s’entraîner à l’INSEP quatre heures par jour, moi je suis arrivé et je leur ai dit on va s’entraîner deux heures mais seulement on va s’entraîner en qualité. En s’entraînant en qualité, les mecs, au bout de deux heures ils n’en pouvaient plus, ils avaient les cernes sous les yeux et ils voyaient bien que ça suffisait, quoi.
Donc très tôt, j’ai fait une spécialité de la concentration. Ça a été la chose essentielle, c’est-à-dire, je ne vais pas sur le terrain sans savoir pourquoi j’y vais et je ne sors pas du terrain sans y avoir fait des progrès. Il y a ces deux notions-là qui répondent bien à cette qualité. Une fois que j’ai de la qualité, je peux améliorer ma quantité, mais pas l’inverse. Et, ça c’est valable à tous niveaux. Si vous arrivez à faire un entraînement d’un quart d’heure, et bien c’est génial. Plutôt que de taper dans la balle sans savoir ce qui se passe.

Vincent Bonnin : Dans ton livre soyez P.R.O., tu prônes le fait d’avoir toujours un objectif à l’entraînement et toujours un objectif en match, qui n’est pas forcément la victoire. Ai-je bien compris ?

Ronan Lafaix : Exactement, il y a des objectifs d’entraînement. En France, il y a souvent un coach qui donne son avis au joueur. Et moi je ne suis pas du tout ce coach-là. Je suis plutôt le coach qui essaye de faire comprendre au joueur comment il fonctionne et qui soit au centre même de son projet. Le joueur à un projet, de ça découle des objectifs à l’entraînement. Quand je suis à l’entraînement je peux par moment, et ça je l’explique dans le premier livre, consolider mon jeu et par moment expérimenter. C’est à ça que sert l’entraînement. Par contre, en match, je n’expérimente pas. En match, je vais avec le bagage que je possède et je ne suis pas là pour faire des progrès, en tous les cas pas des progrès en termes de technique, de mental. Et c’est ça la clef de voute d’un vrai compétiteur. Un vrai compétiteur, il part au combat en sachant exactement qui il est, ce qu’il est capable de faire, ce qu’il est capable de gérer mentalement, techniquement…les réponses qu’il peut avoir. Evidemment, une fois que tu comprends ça…découle ton entraînement.

Vincent Bonnin : Tout cela est très intéressant. Tu as réussi à faire évoluer l’entraînement en allant piocher des éléments dans la sophrologie, le yoga…Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de partir dans cette direction-là ?

Ronan Lafaix : L’idée que j’ai eu, c’est de me dire et de me rendre compte au fur et à mesure du temps que l’une des clefs les plus importantes pour réussir dans un système d’agressivité. C’est de cela dont il s’agit. Quand je vais au combat, je n’y vais pas pour m’amuser, il y a un vrai combat, il y a quelqu’un en face qui est là pour m’embêter et plus je vais être calme et plus je vais avoir de solutions. Donc, j’ai voulu que le joueur se fasse une belle assurance-vie de ça, qu’il ait vraiment un socle solide de calme et qu’il soit capable avec toutes les agressions, parce que c’est de cela dont il s’agit, d’y répondre en étant calme.

Vincent Bonnin : On va poursuivre maintenant avec une partie plus pratique de l’interview. J’ai des questions de lecteurs qui reviennent régulièrement sur mon blog. J’ai notamment beaucoup de lecteurs qui voudraient bien savoir comment on peut jouer en match aussi bien qu’à l’entraînement. Ils jouent bien à l’entraînement et en compétition ce n’est plus du tout pareil…ils ont l’impression de piétiner. Y a-t-il des choses à mettre en place ? Il y aussi la question de la maîtrise de ses émotions et je m’interroge moi-même la dessus, vu que je m’énerve parfois sur le court et que ce n’est jamais bon.

Ronan Lafaix : C’est deux grosses questions et je vais répondre à la première. La première c’est comment jouer en match comme à l’entraînement.
Je dirais que c’est déjà s’entraîner comme je joue en match. C’est-à-dire finalement, si je prends un peu de recul avec mes entraînements, je vois bien que quand je m’entraîne, je tape dans la balle et la principale chose que je travaille c’est la régularité. Ça c’est un cas de figure. Je viens, je tape dans la balle, je veux être régulier, mais pour moi ça, ce n’est pas du match. Le match c’est pour gagner le point, donc pour moi c’est faux. Ça c’est la première des choses.
La deuxième chose, c’est que quand moi, je voie les entraînements qui sont proposés… On tape dans la balle mais finalement, il n’y a pas de sens, pas d’objectifs, pas de précisions. Je m’arrête, je m’arrête pas, je réfléchis, je ne réfléchis pas, donc pour moi tout ça c’est à jeter à la poubelle, ça ne sert à rien, c’est du temps de perdu alors qu’on pense qu’on s’entraîne bien.
Pour moi tant qu’il n’y a pas de choses très précises avant de rentrer sur le terrain à l’entrainement, de savoir ce que je viens y faire, de combien de temps cela va durer… J’en parle dans mon premier livre soyez PRO, la méthode pour oser. Je parle bien de ces moments où je consolide un point fort, des choses que je sais déjà faire et puis je vais un peu toucher à des choses que je ne sais pas faire.
Je parle de ce moment délicat où à un moment donné, comme j’ai réussi à faire des choses que j’aimais bien, j’ai été concentré. Et là je suis un peu touché nerveusement et je gagne en estime de moi, parce que c’est ça aussi qui est important. Donc finalement, c’est toute cette phase. Je ne vais pas à l’entraînement pour taper dans la balle. Je vais à l’entraînement pour progresser techniquement. Je vais progresser mentalement sur l’estime de moi, sur la conscience que j’ai des choses, sur un style de jeu et ça, c’est quand même quelque chose d’important.
Une fois que je sais ça, à l’entraînement je peux progresser sur un domaine, sur les trois, sur ce qui me va… Finalement tout ça, c’est très précis.
Et puis une fois que j’ai ça, je vais en match non pas la fleur au fusil, mais en sachant que ça, je le possède vraiment très bien et que c’est mon coup fort. Je vais jouer avec mon coup fort et je vais mettre en place un jeu pour détruire l’autre avec mon coup fort. C’est ça le haut niveau.

Vincent Bonnin : Ça me fait penser à une partie de ton dernier livre : Un nouveau coaching pour gagner ou tu dis quelque chose de très juste. Quand on s’entraîne, on ne réfléchit pas, on pense à rien, on ne se pose pas de questions et quand on est en match, on passe son temps précisément à se poser des questions. Est-ce que si on commence à se poser des questions à l’entraînement, on s’en pose moins en match ?

Ronan Lafaix : Bien sûr, et tu as raison de souligner ça. L’entrainement, je vais m’arrêter combien de fois à réfléchir ? C’est ce que je te disais, souvent à l’entraînement on veut de la régularité. Et puis en match, tu joues combien de temps ? Tu passes ton temps à ramasser les balles et à réfléchir. Donc en fait, on nous a fait croire, en tous les cas je parle pour moi, qu’en tapant dans la balle et qu’en devenant un robot, j’allais plus penser et que j’allais être un machine et qu’en match ça allait aller. Sauf que mon cerveau, il n’aime pas du tout ça. Parce que justement tout d’un coup il est agressé et je ne suis pas habitué.
C’est intéressant justement à l’entraînement de mettre des situations de match. Moi, il y a des moments ou le joueur, il tapait deux fois dans la balle et puis on discutait pendant 10 minutes, un quart d’heure.
Quand tu pars de ça, tu te dis voilà : il y a l’entraînement ou je pense pas et il y a le match ou toutes les deux secondes ou toutes les trois secondes, je vais chercher une balle, je m’assois… Finalement ce n’est pas un sport qui est dur physiquement le tennis. Il ne faut pas me raconter de bêtises. Tu joues un quart d’heure sur un set, donc ce n’est pas physique.

Vincent Bonnin : c’est tout à fait vrai !

Ronan Lafaix : Ce qui est dur, c’est mentalement. C’est que tu passes du temps à réfléchir, tu es agressé, tu es énervé.
Donc, finalement quand tu me demandais pourquoi j’ai mis le yoga? pourquoi j’ai mis la sophrologie? Parce que je suis parti de ça. C’est quoi les besoins d’un joueur de tennis ? C’est pas de taper la balle en coup-droit, c’est de se gérer en match.

Vincent Bonnin : Tout à fait, moi ça m’arrive de jouer 3 heures à l’entraînement tout en étant tranquille et d’être complètement lessivé au bout d’un set en match officiel. Tous tes propos m’aident à comprendre ce phénomène.

Ronan Lafaix : Moi, je suis parti du combat. Il y a un vieil adage qui dit « allez, va te faire plaisir, prend du plaisir, amuse toi… ». Jamais de la vie, ce n’est pas vrai. Il m’est arrivé de dire au père d’un gamin « Ton fils n’est pas prêt pour aller au combat. Il va s’énerver sur tel type de joueur, sur tel type de séquence » et puis ça ne loupe pas. Au bout d’un moment tu les repère (les séquences)et c’est ça qui est intéressant. Partir précisément de ces séquences-là.
Si tu mènes d’un set à zéro et d’un break et que c’est toujours la même chose. ..
C’est le gros truc dans le tennis, je mène d’un set et d’un break et finalement je me dis « j’aurais dû gagner ». Pour moi on n’est pas des compétiteurs, on ne s’entraine pas à être des compétiteurs.
Pour répondre à ta première question et finir là-dessus. Comment jouer aussi bien en match, qu’à l’entraînement ? Tout simplement en s’entraînant comme des compétiteurs. C’est aussi simple que ça, pas en croyant que je fais du patinage artistique. C’est beau, évidemment quand on ne m’agresse pas, je suis très bien.

Vincent Bonnin : On terminera là-dessus en rappelant que tu es l’auteur de deux livres qui sont à lire, à mon avis par tous les joueurs et joueuses de tennis (soyez PRO et Tennis un nouveau coatching pour gagner), mais en dehors de tes activités d’écrivain, d’entraîneur de tennis j’ai vu que tu intervenais aussi en entreprise et puis aussi avec des jeunes.

Ronan Lafaix : Je m’occupe d’artistes, notamment d’artistes-peintre. Je m’occupe de hauts dirigeants à haut potentiel en entreprise dans le secteur bancaire. Je fais des formations pour les ligues afin de faire comprendre comment s’entrainer, la préparation mentale intégrée, la psychologie de l’entraîneur. On n’en parle pas mais ce sont des thèmes essentiels. La question des émotions revient tous le temps et c’est bien de mettre ça en place car il y a une vraie demande.
On a créé via le site welovetennis du e-coatching et ça marche du tonnerre. Les gens m’appellent et ça c’est juste incroyable. Il y a une vraie-vraie-vraie demande et il y a peu de gens compétent là-dedans ou très peu et j’ai la chance d’être entraîneur de tennis et sophrologue. Je suis donc au contact de ça.

Vincent Bonnin : Ronan, je te remercie vraiment très chaleureusement et je te souhaite bonne chance pour toutes tes nombreuses activités qui sont passionnantes.

Ronan Lafaix : Merci beaucoup.

Tennis : Un nouveau Coaching pour gagnez par Ronan Lafaix publié aux éditions Amphora est disponible dans toutes les bonnes librairies

Tennis Soyez P.R.O. la méthode pour oser vient d’être réédité dans sa version papier

*Rodolphe Cadart et Jean-François Bachelot ont étés respectivement classés numéro 187 et numéro 134 au niveau mondial.

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23 réponses à Entrevue avec Ronan Lafaix, coach de tennis atypique de tres haut niveau

  1. Loka dit :

    Super interview ! Je pense qu’après pas mal de réflexion je vais me laisser tenter par son livre.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Loka,

      Ne réfléchis quand même pas trop longtemps car l’édition papier du premier livre de Ronan est déja épuisée. Les acheteurs de cet édition sont donc en possession d’un livre collector !

  2. Bonjour,

    Tout simplement excellente cette entrevue avec Ronan Lafaix!

    Je viens de terminer son 2ème livre « un nouveau coaching pour gagner » et j’avoue m’inspirer de plus en plus de cette approche mentale pour entraîner mes joueurs!

    Savoir pourquoi on est sur le court, pourquoi on s’entraîne est, comme le souligne Ronan, un point important pour rendre les entraînements les plus efficaces possibles.

    La concentration et le relâchement sont des aspects souvent évoqués par Ronan.

    Je partage beaucoup son point de vue, néanmoins cette méthode est plus ou moins facile à appliquer selon les élèves. Les techniques de Ronan sont incroyables de réalisme mais s’appliquent essentiellement pour les joueurs « motivés » et qui ont une envie forte de progresser.

    Pour les autres, ceux qui viennent seulement pour taper la balle et se défouler, leur demander de se concentrer plus de 10 minutes leur semble impossible.

    Savoir pourquoi on joue: la clef!

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Alex pour ton commentaire,

      Tu as raison de souligner qu’il est important de savoir pourquoi on joue. Vouloir appliquer des méthodes pédagogiques destinées aux compétiteurs avec des joueurs dont l’objectif est tout autre que la recherche de la performance est souvent une perte de temps.

      c’est à mon avis une des mission de l’enseignant de tennis de comprendre les motivations de ses élèves. Certains recherchent la progression au classement, d’autres viennent pour se défouler, d’autre encore recherchent du plaisir, des sensations et j’en connais même certain dont l’objectif est de…régresser au classement.

  3. Julien dit :

    Très bel interview.
    Merci beaucoup Vincent.

  4. Jonathan dit :

    Bonjour Vincent,

    Entretien très intéressant avec Ronan, cette approche qu’il a du tennis est vraiment différente et pousse à aller explorer sa méthode…Ayant lu son dernier livre j’ai déjà pu me faire une idée de quels domaines j’allais pouvoir explorer, par contre j’arrive un peu tard sur le sujet et je n’ai pas encore pu me procurer son premier livre qui si je ne dis pas de bêtises, peux nous donner une approche plus concrête de la problématique que l’on peut rencontrer chez nous les compétiteurs !!!

  5. Jean-Baptiste Blanc dit :

    Je suis 100% d’accord avec le fait de ne pas « consommer ses entrainements » et d’avoir un objectif simple a chacun d’entre eux. Sympa la petite phrase « si tu peux faire un entrainement de 15min, c’est super »: cela fait 5 ans que je l’experimente aupres de jeunes de tres haut niveaux (Champion d’Europe moins de 14, champions nationaux et meilleurs jeunes mondiaux dans leur categorie d’age).
    Lorsque cet etat d’esprit est assimile par le joueur, c’est bien parti.

    Sympa le blog. Bon travail!
    JB

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci JB pour ta participation et content que mon blog te plaise,

      Ce qui semble intéressant avec cette démarche de se chercher des objectifs, c’est que cela porte ses fruits à tous les niveaux.

      Une autre phrase sympathique « Finalement ce n’est pas un sport qui est dur physiquement le tennis. Il ne faut pas me raconter de bêtises. Tu joues un quart d’heure sur un set, donc ce n’est pas physique. »

  6. Lemaire dit :

    Entretien très très intéressant .. ! Bravo Vincent, Ronan est en effet une référence dans le domaine du mental en France. Son approche atypique devrait inspirer beaucoup de joueurs et entraîneurs…

    • Vincent Bonnin dit :

      C’est précisément ce qui m’interpelle dans la démarche de Ronan. tous les joueurs et joueuses peuvent s’en inspirer pour devenir meilleurs.

  7. sylviane dit :

    Bonjour Vincent

    Je partage cet article car beaucoup de gens seront intéressés

  8. Laurent dit :

    Bonjour et merci pour cette excellente interview… qui a le mérite de « remettre l’église au milieu du village »!
    J’ai lu le dernier livre de Ronan et j’ai hâte que « Soyez P.R.O. » soit réédité.

    En attendant je vais m’évertuer à me fixer des objectifs plus précis avec mes potes d’entraînement.

    Merci Ronan… bravo Vincent !

  9. Bernadette GILBERT dit :

    Un très beau témoignage ! Comme quoi, le rêve est un moteur important et sa concrétisation passe par… un peu de maturité.

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Bernadette d’évoquer le rêve.

      Cette thématique est très chère à Ronan qui emploie souvent une expression que j’aime tout particulièrement et qui est « muscler son rêve ».

      Il évoque ici le travail de l’hémisphère droit du cerveau (celui qui est le siège de la créativité) et qui est souvent négligé au profit du travail de l’hémisphère gauche (qui est le siège de la rigueur).

      La plupart des champions de tennis ont passé une partie de leur jeunesse à taper des balles contre des portes de garage en imaginant qu’ils gagnaient les plus grands championnats.

  10. Sacha dit :

    Bonjour Vincent,

    Un grand bravo pour cet entretien très très intéressant, qui nous apprend un certain nombre de choses. J’ai déjà lu le livre « Soyez P.R.O. » de Ronan, que j’ai trouvé tout simplement génial.

    Outre cette entrevue, l’ensemble de ton site est très réussi, et surtout très instructif. Un grand BRAVO !

  11. Bonjour Vincent,
    Merci de cette interview super intéressante !
    Pour moi qui suis sophrologue et ex sportif de haut niveau, je suis totalement en accord avec tout ce que dit Ronan, même si je n’arrive pas à le dire et à l’appliquer aussi bien que lui.
    Prends soin de toi
    Luc Mister no stress

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Luc,

      Content que mon interview de Ronan t’aie intéressé. Tu as surement beaucoup à apporter aux joueurs et joueuses de tennis qui sont souvent de grands stressés.

      Félicitation pour ton blog que je conseille à tous mes lecteurs et lectrices.
      http://mister-no-stress.fr/

  12. Loetitia dit :

    Bonjour et Bonne Année. Mes Meilleurs Vœux pour cette année tennistique, et plus.

    J’ai mis un petit moment avant de lire cet article. La raison en est simple je ne savais pas si je devais me sentir concernée ou pas… puisque j’ai débuté totalement le tennis depuis les premiers jours d’octobre 2012. J’avoue également que j’étais « limitée » par nombres d’à priorii.

    Initialement, j’imaginais qu’il était impossible d’être un(e) réel(le) débutant(e) à 40 ans dans ce sport. Ce sont les portes ouvertes du club qui m’ont permis d’ouvrir les yeux.
    Puis, c’est l’éventuelle participation à la compétition, toujours avec les mêmes « œillères », et c’est à la fois votre article et mon prof qui m’avez convaincue qu’effectivement la compétition pour une quadra débutante n’était pas interdite, et même au contraire puisque vous êtes 2 à m’y encourager…
    D’ailleurs depuis le 2 janvier j’ai été enrôlée dans l’équipe n°4 du club!!! Inimaginable pour moi, il y a quelques semaines de cela!

    Bref, j’en viens à cette interview plus qu’intéressante à plusieurs titres. Une fois encore je me trouve dans l’incertitude au niveaux des attentes, des rêves et par conséquent de l’adaptation de ma « philosophie » d’entrainement.

    Au début, je ne voulais que me faire plaisir à tapoter dans la balle amicalement. Maintenant s’ouvrent de nouvelles « perspectives » que je n’attendais pas et que je n’envisager pas : mon pb se résume dans les questions :
    Quels buts puis-je me fixer raisonnablement ?
    Quand faut-il débuter la compétition ?
    Comment aborder le tout premier match officiel?

    PS : je vous qu’il ma faut ces 2 bouquins. 😉

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Loetitia et excellente année 2013 à toi,

      Je vais te donner mon avis sur tes interrogations.

      Si ton professeur juge que tu es apte techniquement à la compétition, si tes partenaires de club t’ ont sollicité pour jouer en équipe avec elles et si ça te fait envie, alors tu es prête à faire tes premiers matchs officiels. Je te conseille d’ailleurs de faire tes grands débuts en match par équipe ou tu pourra bénéficier des conseils et du soutien de tes co-équipières.
      Si tu dispute des tournois individuels, tu sera toute seule sur le terrain. C’est la règle et c’est plutôt dur pour démarrer.
      Assure toi tout de même que les joueuses de ton équipe sont la pour te soutenir sincèrement dans un esprit convivial et détendu. Je te conseille de saisir cette opportunité qui pourrait vraiment te mettre le pied à l’étrier.

      Aborde ton premier match avec l’objectif de te donner à fond sans donner une importance démesurée au résultat sportif. Cherche à faire des échanges tout en acceptant de faire des fautes. Essaye d’être concentré sur le point que tu joue en ayant conscience que tu sera souvent complètement à côté de la plaque. Ecoute tes partenaires qui auront un regard extérieur sur ta prestation. Enfin, après la rencontre (ou le lendemain), essaie de faire un bilan de ton match en démarrant par ce que tu as réussi à faire et en terminant par ce que tu penses tu peux améliorer à l’entraînement.

      L’objectif de ton deuxième match sera de faire mieux que le premier et ainsi de suite. Si tu es appliquée, tenace et que tu tires des leçons de tes expériences tu peux raisonnablement envisager de gagner tes premières victoires cette année (y compris lors de ton premier match).

      Tu vas voir qu’ en match officiel les émotions sont amplifiées et qu’un point réussi t’apporte infiniment plus de satisfaction qu’a l’entraînement. A contrario une erreur agace beaucoup plus qu’a l’entraînement. C’est ce qui fait qu’un match est toujours plus fatiguant qu’un entraînement.

      Bon courage en tout cas et à très bientôt sur le blog.

      Vincent

  13. Laurent dit :

    Bonjour

    Malheureusement le livre de Ronan « soyez P.R.O. » n’est à la vente que sur l’Apple Store… Ronan a quand une réédition de ce livre ?

  14. Haeyaert Grégory dit :

    Superbe article sur la méthode de Ronan Lafaix. J’ai lu les deux ouvrages et il est incontestable qu’il s’agit d’OVNI dans le milieu du tennis. Je mettrais forcement un
    bémol sur la partie physique du tennis, forcément. Je pense que la préparation
    physique peut justement apporter un bénéfice à la méthode, à partir du moment où
    elle est bien amenée. D’autant que le yoga est également utilisé dans des séquences
    en préparation physique.
    Pourquoi ne pas réfléchir aux bénéfices qu’apporterai l’un et l’autre pour devenir de
    meilleurs pratiquants !

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