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Positiver une defaite au tennis

« Après avoir perdu un match, je me suis souvent dit qu’il fallait que j’arrête le tennis. Mais ça, c’était dans les bons jours. Parfois, j’avais juste envie de me suicider. » Ivan Lendl

santoro défait © thesockmonster

Souvent  chez les compétiteurs,  la défaite entraîne des conséquences exagérément négatives par rapport à ce qu’elle représente vraiment en réalité. Positiver est alors nécessaire pour maintenir sa motivation et son plaisir de jouer.

La défaite peut être une souffrance et un match perdu peut entraîner la démotivation. Une défaite peut aussi  mettre un coup d’arrêt à une période de compétition. J’ai été moi-même, par le passé, déraisonnablement affecté par certaines défaites qui me déprimaient et me décourageaient. Heureusement, ça ne durait jamais très longtemps. Cependant quelques jours de spleen après une défaite c’est déjà trop et surtout ça n’en vaut pas la peine.

Bien sûr, il est normal de préférer la victoire à la défaite. Pourtant, tout en étant désagréable, la défaite  peut aussi être une source de motivation  pour durcir votre entraînement ou remettre en question un système de jeu perdant.

Pourquoi chercher à positiver la défaite au tennis?

Bien réagir face à la défaite est un concept fondamental, vu que l’attitude face à la défaite conditionne l’attitude générale du compétiteur en match. La défaite au tennis est aussi la représentation que l’on veut bien lui donner. Si vous décidez  qu’elle est positive, elle sera positive pour votre jeu  et vice-versa.

Accepter la défaite, c’est aussi commencer à ne plus en avoir peur. Et ne plus avoir peur de la défaite a pour conséquence de vous faire mieux jouer (et de moins perdre).

“Losing is not my enemy.Fear of losing is my enemy “. Rafael Nadal

(Perdre n’est pas mon ennemi. La peur de perdre est mon ennemie)

Attention au déni de réalité.

Une défaite peut faire mal, parce qu’elle nous ramène à une réalité qui nous est désagréable et que l’on refuse d’admettre. C’est la première difficulté pour encaisser une défaite.

Au choix :

  • On se voyait plus fort qu’on est en réalité.
  • On n’a pas assez travaillé son physique, sa technique.
  • On s’est obstiné dans une stratégie perdante (ou pire on n’avait pas de stratégie…).
  • On a démissionné en cours de match (et dans ce cas précis, il faut comprendre pourquoi).
  •  On s’est trompé sur la valeur de son adversaire (on l’a sous-évalué).

Savoir s’accepter avec ses défauts et ses imperfections est un grand pas vers l’acceptation de la défaite.

Une erreur fondamentale et pourtant très répandue.

L’erreur psychologique la plus fréquente du joueur est de s’identifier à son classement. Dans ce cas, chaque défaite nous dévalorise en tant que personne. Pourtant, notre classement évolue avec les saisons, mais nous restons les mêmes personnes.

En dehors du tennis, on fait aussi souvent l’erreur de s’identifier dans la vie au métier que l’on exerce. Mais ce raisonnement trouve très vite ses limites, surtout que cette comparaison s’accompagne d’une hiérarchisation discutable.

Est-ce qu’un chômeur vaut moins qu’un travailleur en tant qu’être humain ?

Le grand patron et son salaire outrancier est-il supérieur à l’honnête ouvrier,  payé au salaire minimum ?

Essayez de répondre à ce genre de question et vous comprendrez pourquoi vous ne devez surtout pas vous dévaloriser après une défaite (ni vous prendre pour un dieu après une victoire d’ailleurs).

Qu’est-ce qu’une défaite au tennis ?

Vous devez prendre la défaite pour ce qu’elle est : un résultat sportif.  Et qu’est-ce que le résultat d’un match de tennis ? C’est la conséquence du comportement de deux joueurs opposés sur un court. Une situation dont on est, en plus, loin de maîtriser tous les paramètres.

La deuxième  erreur est donc de considérer une défaite comme mauvaise. Un résultat n’est ni mauvais, ni bon. C’est un résultat.

Les divers scénarios du match perdu

Puisque le tennis oppose deux personnalités sur le terrain, une défaite peut correspondre à plusieurs scénarios. Apprendre à identifier lequel de ces trois scénarios a prévalu.

Scénario 1

Je perds après avoir bien joué et livré un combat loyal, honnête (et droit) avec mon adversaire. J’ai joué le jeu, j’ai mobilisé mon énergie physique, technique et psychologique en vue de remporter la partie. A la fin, j’ai dû m’incliner.  C’est le scénario idéal pour une défaite, il ne me reste plus qu’à identifier les points sur lesquels je peux m’améliorer.

Que recherchez-vous au tennis en compétition, la victoire ou le combat ? Rafael Nadal recherche le combat avant la victoire, ce qui le mène le plus souvent… à la victoire.

Prenez en compte  ses déclarations  après sa défaite en finale de l’Open d’Australie 2012

« C’est un vrai plaisir. Cela prouve que j’ai été capable de produire du très bon tennis […] en ayant parfois des moments difficiles. […] le match d’aujourd’hui est très particulier[…] c’est un match qui restera dans ma mémoire pendant longtemps pas parce que j’ai perdu, mais à cause de la façon dont nous avons joué. Donc, oui, je suis fier d’avoir joué ces deux grands matches. »

Vous avez bien lu. Rafael Nadal vient de perdre pour la troisième fois en finale d’un Grand Chelem face à Djokovic. Il vient de passer en vain 5h53 sur le court pour finir par s’incliner après être passé à un jeu de la victoire et il parvient à inclure les mots « plaisir », « très bon tennis » et « fierté ». Comment s’étonner que Rafa soit un des sportifs les plus populaires du monde ?

 Scénario 2

Je perds sans pouvoir  jouer parce que mon adversaire ne m’a pas laissé toucher une balle. Défaite la plus frustrante, elle n’est en aucun cas de votre fait puisque votre adversaire vous a surclassé. Inutile de vous énerver et sachez-vous incliner avec philosophie.  Riez de votre mésaventure et préparez-vous pour le prochain tournoi.

Scénario 3

pas trop déçu ? ©marg.ret

Je perds  parce que j’ai balancé le match. Faites une pause, arrêtez la compétition et profitez–en pour Réfléchir (au?) pourquoi vous vous êtes inscrit au tournoi. Ne pas reprendre avant d’avoir trouvé une réponse. Ne pas se contenter d’un «  j’ai mal joué ». Ou bien vous avez fait face avec les moyens dont vous disposiez (scénario1), ou vous avez démissionné. Ne vous cherchez pas d’excuses : mon adversaire a triché, le terrain était pourri, je n’étais pas motivé (alors que cela fait un mois que je m’entraîne…).

Faîtes en sorte de vous trouver le plus possible dans le scénario 1, acceptez de vous  trouver dans le scénario  2 quelques fois  et évitez le plus possible de rester bloqué dans le scénario 3.

Je ne traite pas ici, et volontairement, le cas de la défaite sur blessure. Ma seule recommandation est d’abandonner immédiatement si vous vous êtes fait vraiment mal.

Comment positiver la défaite.

 Je m’exerce systématiquement depuis quelques temps  à trouver le côté positif de chaque situation de la vie. Cela peut s’appliquer bien évidemment au tennis où chaque défaite peut être considérée comme une expérience supplémentaire.

Si une défaite peut être un point d’arrêt à une période de compétition, une défaite peut avoir l’effet inverse. Une défaite cruelle  peut entraîner une réaction d’orgueil chez le joueur et entraîner une cascade de bonnes résolutions.

Encore une fois, c’est à vous de décider si après avoir perdu un match vous poursuivez votre entraînement ou vous faites un break.

Si vous décidez de redoubler d’efforts à l’entraînement, la première bonne nouvelle,  c’est que vous trouverez toujours une compétition où vous inscrire.

Voici les différentes étapes  à adopter après une défaite

1 – Déconnectez-vous du match.

Il m’arrive de mobiliser une formidable énergie pour gagner un match, alors pouvoir déconnecter la prise de courant juste avant de serrer la main de mon adversaire, m’a demandé  tout un apprentissage. J’ai mis un certain temps avant de pouvoir y parvenir parfaitement tant certaines défaites restaient bloquées dans ma tête, longtemps après la balle de match.

C’est  le même style de travail que le travail que vous êtes  prêt à accomplir pour pouvoir déposer une volée amortie immédiatement après avoir frappé une attaque foudroyante.  Le mental, comme la technique ou le physique se travaillent. Quand le match est terminé, vous ne pouvez plus influer sur lui. Félicitez votre adversaire (important) et passez à la seconde étape

2 – Relativisez le résultat

Vous n’êtes  pas forcément entièrement responsable de votre défaite puisqu’on a vu que votre adversaire pouvait tout simplement avoir été meilleur que vous ce jour-là. Une saison de tennis est longue et si vous disputez suffisamment de matchs, vous aurez de nombreuses occasions  pour vous refaire

3 – Détendez-vous.

Pratiquez l’autodérision, riez de vous-même. Acceptez que l’on rie de vous, si c’est fait sans intention méchante. Appréciez ce moment important de l’après-match,  ce doit être un moment de détente bien méritée après l’effort.

4 – cherchez les points positifs après une défaite.

Une fois totalement au calme (ça peut être le soir ou même le lendemain), prenez un papier et un crayon et notez les points positifs du match. Car si vous n’avez pas remporté la partie, vous avez forcément réussi quelques bons coups de raquette. Et il y a toujours des points positifs, si vous n’en trouvez pas, ça vous fait un point d’amélioration extraordinaire.

Si après l’analyse lucide du match vous parvenez à la conclusion que vous avez plus ou moins  balancé le match, la bonne nouvelle c’est que vous allez  avoir le temps de partir pêcher,  lire un bon bouquin ou n’importe quelle autre activité à votre convenance autre que le tennis.

La confiance est un processus d’accumulation d’expériences positives. Si vous êtes à la recherche de cette fameuse confiance qui vous permettra de réaliser de grandes performances. C’est en vous focalisant sur les points positifs que vous allez y arriver. Ce n’est pas autrement que les champions procèdent. Car sachez-le,  les champions pratiquent l’amnésie sélective et ne retiennent que ce qui les arrange. Pensez-vous qu’ils se rappellent par exemple au moment d’entrer sur le terrain, qu’ils ont fait la veille, sur ce même terrain, 25 doubles fautes ?

5 –  Cherchez les points d’amélioration.

Commencez toujours par les points positifs et seulement après, vous  chercherez les points qu’il vous faut améliorer. Cela vous donnera des pistes pour vous programmer des séances d’entraînement fructueuses.

Ces quelques conseils vous permettront peut-être d’améliorer votre attitude face à la défaite qui est souvent plus enrichissante que la victoire.

Mais n’oubliez pas qu’avoir une autre vision de la défaite, c’est aussi avoir une autre vision de la victoire. La victoire doit être toujours humble et respectueuse de l’adversaire. Et gagner ne doit pas vous interdire de vous  remettre en cause de temps en temps.

J’ai écrit cet article suite à une proposition d’Olivier de Rochefort qui m’a envoyé un courriel très sympathique. N’hésitez pas vous aussi à me faire part de vos suggestions en utilisant le formulaire placé dans  l’onglet « contact ».

Bibliographie

Pensez comme un champion par Jean Philippe Vaillant

Tennis, préparation mentale par Antoni Girod

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26 réponses à Positiver une defaite au tennis

  1. BILLAUT Marc dit :

    Bonjour,

    Encore un excellent article. Bravo.
    À rajouter dans la Bibliographie :  » Tennis et Concentration  » de
    Timothy Gallwey.

    Sportivement.

    Marc

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Marc pour tes encouragements.
      « Tennis et Concentration » de Timothy Gallwey n’est malheureusement plus disponible en français chez l’éditeur (ou alors à des prix prohibitifs).
      La version originale « The Inner Game of Tennis » est toujours disponible, pour les anglophones.

    • Francois dit :

      Bonjour,

      Je recherche ce livre, rédigé en Français.
      Qui l’aurait ?
      Merci

  2. Nathalie dit :

    Oui, c’est un très bon article ! Positiver même après une défaite n’est pas toujours évident mais c’est la meilleure des réactions à avoir… Bon, parfois il faut un peu de recul mais l’essentiel est d’y arriver !

    Je te souhaite une bonne continuation !

    Nathalie

    • Vincent Bonnin dit :

      Il faut savoir parfois intellectualiser les choses pour se détacher d’une réaction émotionnelle destructrice.

      merci Nathalie pour tes encouragements.

  3. Aude dit :

    Je trouve aussi cet article excellent, les conseils et surtout le regard porté sur le défaite sont très complets. En un mot, lorsque la défaite est mal prise, c’est un problème d’égo, une identification du résultat à sa valeur personnelle… et la personne doit retrouver ces mêmes problèmes dans sa vie hors tennis ! Pas facile… Pour cela, apprendre à se détacher de ses jugements, et à repérer les croyances qu’il y a derrière, peut aider à se distancier de ses réactions et à s’en remettre vite ! Une prise de conscience sur une croyance a tendance a lui faire perdre de sa vigueur !
    Autre possibilité, pratiquer un peu d’EFT sur ces situations problématiques, pour se libérer de l’ancrage énergétique de ces croyances !
    A bientôt,
    Aude

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Aude, pour ta participation,

      J’ai mis du temps à comprendre qu’il ne fallait pas identifier ses résultats à sa valeur personnelle. Tu as, de plus, entièrement raison d’écrire que cela est vrai dans sa vie personnelle. Cette prise de conscience m’a permis d’économiser une énergie énorme, de tenter plus d’expérience et au final d’enrichir ma vie de manière impressionnante.

      Pour mes lecteur, L’ EFT veut dire Emotional Freedom Technique. Ce qui se traduit par Techniques de Psychologies Energétiques.

  4. Sylviane dit :

    Bonjour Vincent,

    Article qui intéresse tout le monde et pas seulement les joueurs de tennis car lorsque tu dis « L’erreur psychologique la plus fréquente du joueur est de s’identifier à son classement » on pourrait tout aussi bien dire « l »erreur est de s’identifier à un échec, une bourde, etc » Ne pas dire face à l’échec « je suis nul » mais plutôt regarder de façon constructive les raisons de l’échec et en tirer parti comme tu le dis si bien.

    Dans la vie on ne fait jamais d’erreurs finalement, on ne vit que des expériences.

    A bientôt Vincent

    • Vincent Bonnin dit :

      « Dans la vie on ne fait jamais d’erreurs finalement »
      Ce blog est décidément bourré de bonnes nouvelles.

      Merci Sylviane pour ton commentaire très pertinent.

  5. BECQ dit :

    Bonjour et bravo Vincent pour ce bel article, … fourni et très instructif !
    Je suis d’accord avec Sylviane, il n’y a pas d’échec, juste une nouvelle expérience qui va me permettre de « grandir » … et la Vie en est pleine !!!
    Encore aujourd’hui, chacun a pu vivre des moments qui peuvent être considérés comme des échecs,pourtant sans ceux ci, nous ne pourrions pas espérer devenir l’ëtre de demain !!!
    Plein de soleil à toi Vincent et à tous
    Avec toute mon Amitié
    Un jeune homme qui remercie les « échecs » et l’exigence dans la démarche effectuée depuis … et qui m’amène aujourd’hui à ce « Bonheur » !
    Kénavo

    • Vincent Bonnin dit :

      Yannick Noah écrivait dans son livre Secret etc… « un bon entraînement est douloureux pour le corps, mais jouissif pour l’esprit »

      Quelle maturité que celle de l’homme qui remercie ses échecs et se réjouit de l’ exigence de la voie qu’il a choisie !

      Pourtant une des clefs du bonheur se trouve bien ici.

      merci Guy François

  6. jean-charles dit :

    Bonjour Vincent,

    Il est bien connu que nous apprenons bien plus de nos échecs que de nos victoires.
    Pourtant, pas toujours facile de prendre du recul lorsque l’on est sous l’emprise du mental qui est constamment dans le jugement.

    Et forcément comparer sa performance par rapport aux autres ne peut que provoquer une plus grande frustration.

    En tout cas, merci pour ces petits rappels pleins de sagesse pour apprendre à relativiser et pas seulement lors d’une compétition.

  7. Vincent Bonnin dit :

    Merci Jean-Charles pour ton commentaire.

    Il est évident que cela n’est pas facile de positiver un échec.
    Cependant quand on y arrive (et je n’y arrive pas tout le temps personnellement), c’est un tel soulagement que ça vaut la peine d’ essayer systématiquement.

  8. Loetitia dit :

    J’ai défié mon prof de tennis. Nous devons bientôt nous faire un match en 2 sets. Pour donner une idée.

    Moi : expérience tennistique de 2 mois. Je ne sais frapper qu’à plat, et mon revers est loin d’être fiable. J’attaque beaucoup.

    Mon prof : expérience tennistique de plus de 40/45 ans, il est 15.

    Mes chances sont nulles, mais je sens que je vais bien m’amuser. Je prévois le match avant d’entre dans une compétition début 2013.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Loetitia,

      Il est parfois agréable et enrichissant de se mesurer à beaucoup plus fort que soi, dans le but de découvrir un autre monde. Attention toutefois à ne pas abuser de ce genre de défi « suicide ». C’est en se fixant des objectifs réalistes que l’on progresse et non en tentant un exploit impossible.
      Bon match tout de même et amuse toi bien !

      Vincent

      • Loetitia dit :

        Merci du conseil.

        Je le prends comme un jeu certes, mais ce n’est pas que cela. Cela peut paraître « bête », mais je veux une référence « fixe » pour mesurer dans le futur ma progression.
        Là, je sais que je pars de zéro. Je compte faire des points, puis marquer des jeux.

        Merci de ce blog très enrichissant et encourageant. Je commence des matches de tournoi fin mars – grâce à ce que vous avez dit dans votre blog: out les blocages, même à 40 ans pour moi.

        • Vincent Bonnin dit :

          Oui Loetitia,

          C’est exactement comme ça qu’il faut le voir. Jouer une ou deux fois par an contre beaucoup plus fort peut-être intéressant pour mesurer ses progrès.
          Le faire toutes les semaines ne me semble pas très pertinent.

  9. sylviane dit :

    Bon jour Vincent

    J’avais déjà répondu à ce magnifique article mais je reviens encore pour péciser que les erreurs sont BENEFIQUES, c’est grâce à elle que nous progressons dans la vie et ne pas l’admettre peut nous mener au perfectionnisme « toxique » qui ne vit que pour le succès et n’admet pas l’erreur ou au défaitisme et se dire des phrases agréables du genre »je suis un nul, je n’arriverai jamais … » donc, dites merci à vos défaites c’est grâce à elles que vous aurez du succès si vous savez profitez de l’enseigmement que nous pouvons en tirer

  10. Bernadette GILBERT dit :

    Bonjour Vincent,
    Une fois encore, les leçons du tennis s’appliquent aux événements de la vie. Une amie me disait un jour qu’il n’y a pas d’échec, seulement des expériences. Quand on a la clairvoyance de les analyser, de trouver où est l’erreur, on peut sans doute améliorer grandement son jeu, qu’il soit avec ou sans raquette !
    A bientôt !

  11. lacoste dit :

    Très bon article !

    Je reviens d’une défaite qui paradoxalement ne m’a pas du tout énervé. J’ai même respecté et félicité mon joueur 3O/2 ancien 15/4.
    Il était plus fit et sous la chaleur écrasante, cela a joué en sa faveur.
    la logique des classements a été respecté et j’ai passé un super moment avec pas mal de points positifs : respect, des coups droits plus francs, moins de doubles fautes.

    En revanche : ma volée, mes smashs et aller chercher toutes les balles sans commetre la faute sont des choses a travailler.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bravo cher lecteur pour avoir pleinement retenu le message que j’ai essayé de faire passer dans cet article. En plus tu a fait le bilan de tes points positifs et des points qu’il va te falloir améliorer (note bien tout ça sur un petit cahier).

      Mais as tu gardé ce petit soupçon de rage qui nous fait repartir à l’entrainement plein d’énergie et motivé pour améliorer encore son jeu match après match (ton commentaire parait presque trop raisonnable).

      Bonne continuation en tout cas.

      Vincent

  12. Jean Fab dit :

    Excellent article, Very Nice!!!
    suis coach de jeunes joueurs sur le circuit juniors et ITF futures
    c’est exactement ce que j’essaye d’inculquer à tous mes joueurs
    RELATIVISER LA DEFAITE.

    A très bientôt Vincent

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Jean Fab,

      Je suis très content que mon article puisse t-être utile auprès de tes jeunes. Chez les jeunes joueurs et joueuses, les réactions émotionnelles ont tendance à être plus fortes que chez les compétiteurs plus agés qui parviennent plus facilement à prendre du recul.

      Raison de plus pour essayer le plus tôt possible de remplacer les émotions négatives par des émotions positives puis d’ essayer de passer progressivement des émotions à la raison (du système lymbique au néo-cortex cérébral).

      Bonne continuation pour toi et tes espoirs du tennis,

      Vincent

  13. Victor Pivert dit :

    merci pour cet article qui m’a fait un bien fou après avoir pris une taule ce week-end

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Victor pour ton commentaire, il m’a fait lui aussi beaucoup de bien (je suis toujours très content d’apprendre que mes articles aident mes lecteurs).

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