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4 étapes pour reproduire en competition un coup de tennis réussi à l’entrainement

jeune joueuse de tennis

Reproduire en match ce que l’on sait faire à l’entraînement, une problématique aussi vieille que le tennis ©singapore youth olympic games

Après avoir tenté de répondre à la question comment jouer en match comme à l’entrainement, nous allons passer au cas particulier où un coup est parfaitement maîtrisé à l’entraînement et ne passe pas du tout en match.
Cet article m’est venu à l’idée, suite à un courrier de Mathieu qui ne parvient pas à utiliser en match son arme favorite à l’entraînement : le coup droit. Sa problématique est bien connue de tous les joueurs expérimentés, elle se résout en quatre étapes.

Une difficulté apparemment paradoxale.

Bonjour,

Voilà, je me retrouve face à un dilemme.

A l’entrainement, je maitrise mon coup droit et ce qui est pour moi mon point fort. Hélas en match officiel, mon coup droit devient mon point faible et même, je pourrais dire que dès que ça arrive sur mon coup droit, le point est pour l’adversaire. J’ai beau me concentrer sur ma prise, la préparation, mes jambes ou bien l’envergure du bras ça ne donne rien. Je me rends compte que j’utilise mon avant-bras pour frapper ce qui fait que je n’ai aucune précision. J’essaye de rester positif mais ça commence à peser. Pour info c’est ma première année où je fais des tournois. Avez-vous des conseils à me donner, car autour de moi, les conseils que l’on me donne me semblent inutiles.

D’avance merci et superbe site

Afin de pouvoir répondre à cette très légitime interrogation j’ai questionné Mathieu sur le nombre de matchs officiels qu’il avait disputé jusqu’à présent, sur la nature des conseils que les joueurs de son entourage lui prodiguent et si finalement son but n’était pas de reproduire en match ce qu’il réussit à l’entraînement. Je lui ai demandé par la suite quelles étaient ses sensations avec son coup droit lors des cinq minutes de balles d’avant match.

(…)Pour l’instant j’ai joué 4 matchs officiels. (4 défaites contre un 30/4, 30/3 et deux NC (anciennement classés 30/2). On me dit de jouer de façon à remettre un maximum de balles dans le cours sans chercher les lignes et pas trop fort de façon à user l’adversaire. On me dit d’aller au match de façon décontractée (mais dans ce cas je ne me sens pas très investi). Puis on me déconseille de m’entrainer 2-3 jours auparavant (et forcément je n’ai pas de repères au moment du match). Perdre ne me dérange pas, ce que je souhaite c’est de réaliser les progrès faits au cours de l’année lors des entrainements.
Je veux réellement reproduire ce que je fais à l’entrainement lors des matchs et c’est pour cette raison que je travaille mon jeu afin d’avoir une bonne base tennistique.
Ma façon de jouer : Je suis du genre à attaquer de façon à monter au filet. Il en est de même aux services. Mes coups ne sont pas forts mais liftés.
Dans l’attente de votre réponse, je vous souhaite une bonne soirée »

(Extrait d’un autre courrier)

Je le sais dès l’échauffement si mon coup droit va fonctionner car je le ressens lors des premières balles. Et ce matin, les coups droits étaient très hauts et longs ou trop bas et trop courts, très variables. (…) Je me suis senti assez tendu, ce matin.

Bonjour Mathieu et merci pour ta confiance,

Les différents conseils que l’on t’a donné partent d’une bonne intention, mais ne répondent pas vraiment à ta problématique. Il faut bien que tu prennes conscience qu’il est très difficile de faire des ajustements techniques en match officiel, car cela demande une grande connaissance de soi et de son propre jeu. C’est cependant une erreur très fréquente chez les amateurs.

Arnaud Magnin du Tennis Club Lagord

Au tennis, les occasions ne manquent pas de trop réfléchir ©Vincent Bonnin

Dans le jeu, tu dois te concentrer essentiellement sur la balle et sur la cible que tu vise dans le terrain adverse (et c’est déjà beaucoup). Ton coup droit, tu sais le faire inconsciemment (comme tu sais actionner les pédales quand tu fais du vélo) chercher à corriger ta gestuelle en match ne fait que perturber ce geste.

Pour pouvoir parvenir enfin à claquer tes coups droit en match officiel, je te propose quatre étapes.

Prends conscience de la différence de contexte entre un match d’entraînements et un match officiel (étape 1).

Retour de service Raonic

Milos Raonic cherche un peu de relâchement en pianotant sur son manche de raquette © pluckytree

Ceux qui ne sont pas encore convaincu de cette différence n’ont qu’à comparer leur niveau de fatigue après un match d’entrainement de deux heures et un set accroché d’une heure de match officiel. C’est incomparable tellement la deuxième situation est plus fatigante que la première. Pourtant, la dépense physique est moindre. La différence passe dans l’activité cérébrale qui est démultipliée : niveau de vigilance accrue, analyse du jeu et de la psychologie adverse, questionnement interne, adaptation à des situations inconnues, amplification des émotions (peur, frustration, doute, joie), regard des autres…

Le cerveau est tellement sollicité que sans une certaine expérience de la compétition, la justesse de la gestuelle du joueur ou de la joueuse s’en trouve fortement altérée. La coordination entre les membres inférieurs et supérieurs est souvent la première victime, ce qui explique que l’on joue parfois avec le bras et même l’avant-bras en oubliant l’action des jambes.

Moi-même en tentant d’enchainer services-volées en match officiel, je me mélange régulièrement les pinceaux avant de frapper ma première volée et me prend régulièrement les pattes dans un tapis imaginaire que l’on aurait posé à proximité de la ligne de service. Cela ne m’arrive bien sûr presque jamais à l’entraînement.

Parce que, en match officiel bien plus qu’à l’entrainement, on est amené à essayer de faire son maximum, on se retrouve vite à ne plus savoir où donner de la tête. Il est donc parfaitement logique que tu sois un peu perdu lors de ces premiers « vrais » matchs. Cela fait, pour moi, parti de la logique de l’apprentissage de la compétition.

Certains joueurs parviennent tout de suite à bien jouer en compétition, mais c’est l’exception. La plupart des compétiteurs sont dans ton cas et prennent quelques temps à trouver leur marques.

Fais le  vide dans ta tête, ou tout du moins fais le ménage (étape 2).

Victor Troyki eye

Pensez-vous que Victor Troicki réinvente son geste de service à chaque engagement?© TGIGreeny

Si on est tenté en match officiel (surtout au début) de sur-analyser l’environnement et son propre jeu, il s’agit d’un comportement contre-productif, la plupart du temps. Car il s’agit de la deuxième cause des fautes techniques en match de tennis après le côté émotionnel: la sur-intellectualisation des coups.

Il est très difficile de modifier un geste technique en compétition. Quand tu rates une série de coup-droit, le simple fait de te remémorer les différents fondamentaux techniques simultanément (prise de raquette, préparation, flexion des jambes, accompagnement) risque de t’embrouiller et d’endommager encore plus ta confiance.

Essaye d’imiter plutôt les bons joueurs qui, après avoir loupé un coup, miment à blanc, le même coup parfaitement exécuté. Ils visualisent dans leur tête le coup correct, se rebranchent sur les bonnes sensations (déjà éprouvées auparavant) qu’ils substituent à la sensation désagréable de la faute. Il y a dans ce rituel une reprogrammation cérébrale et un geste d’ancrage psychologique.

Si tu sais faire tes coups droits à l’entrainement sans réfléchir, c’est que tu possèdes inconsciemment la bonne technique. C’est plutôt en cherchant à retrouver une forme de naturel, à frapper sans réfléchir, à jouer instinctivement, que l’on retrouve ses coups. Un bon moyen pour se reconditionner est de se reconnecter sur sa respiration en inspirant à la préparation et en expirant à la frappe. La plupart des erreurs en match sont dues à une crispation excessive. Le simple fait de s’obliger à respirer correctement améliore considérablement le geste technique du joueur trop tendu.

Après, avec l’expérience, tu sauras insister sur les détails les plus importants. Par exemple, un coup droit qui est trop long, c’est un coup droit qui est parti trop haut et donc frappé trop en arrière. On corrigera ce défaut en orientant son corps vers l’avant à la frappe.

Quand ton entourage te conseille de jouer décontracté, il faut que tu traduises : recherche du relâchement. Et cette recherche doit aller de pair, à mon sens, avec concentration et détermination.

En match officiel, sois conservateur (étape 3)…

Comme par hasard, Gilles vient encore de se décaler en coup droit ©Carine06

Comme par hasard, Gilles vient encore de se décaler en coup droit ©Carine06

Dès que tu es dans un contexte de match officiel, il est impératif que tu te raccroche dans les moments chauds (les points importants) aux stricts enchaînements techniques que tu maîtrise. Au bout quatre matchs, tu as surement déjà de bonnes indications sur ce que tu réussis en compétition. Part du principe que tu peux davantage t’appuyer sur ce que tu as réussi que ce que tu n’as pas réussi dans un match à enjeu.

Ce que tu viens d’apprendre (et de valider) à l’entraînement ne sera pas immédiatement reproductible en match.

Ronan Lafaix (entraîneur joueurs pro) affirme que les progrès réalisés à l’entraînement ont toujours une incidence positive sur le niveau du joueur en match officiel, mais on ne sait jamais exactement combien de temps après.

C’est, je pense, ce que ton entourage veut te faire comprendre quand il te déconseille de t’entraîner deux, trois jours avant. Il ne faut surtout pas que tu espères révolutionner ton jeu ou régler un gros problème technique quelques jours avant un match officiel. En revanche, si tu en ressens le besoin, va taper la balle en insistant sur tes points forts et sur les coups que tu comptes utiliser lors de tes prochains matchs. Cela te sera profitable.

Sur le style de jeu, inutile de retenir ton désir de jouer vers l’avant si c’est une tactique qui c’est déjà montré payante. Au contraire, il est nécessaire que tu continues de monter au filet.

Les sensations que tu as lors des 5 minutes de balles avant le match sont une bonne indication sur ce que tu seras capable de faire par la suite. Si elles ne sont pas bonnes pour ton coup droit alors tu ne pourras probablement pas t’appuyer sur ce coup pendant le match. Mais tu as d’autres moyens, en attendant, pour attaquer ton adversaire.

…mais deviens progressiste au bon moment (étape 4).

Cilic retourne Djokovic

C’est le moment de tenter le retour long de ligne que tu réussi tout le temps à l’entraînement ©toga

Si tu veux faire évoluer ton jeu et donc intégrer de nouveaux enchainements que tu pourras reproduire par la suite, il y a deux moments privilégiés : quand tu mènes largement au score et quand tu n’as plus rien à perdre.

Quand tu mènes 40-0 ou 40-15 sur ton service (par exemple), tu peux tenter quelque chose (que tu sais faire à l’entraînement). Le relâchement musculaire et le moindre stress te permettront alors d’avoir de meilleures chances de réussite.

Quand tu es largement mené, que ton adversaire t’a complètement neutralisé et que le spectre de la défaite te montre sa face, c’est le moment où jamais de tenter des choses (que tu sais faire à l’entraînement). Tu n’as alors plus rien à perdre, tu peux jouer relâché et sans stress. Dans ce cas il faut penser que l’expression plus rien à perdre signifie aussi : tout à gagner.

Je me rappelle d’un match que j’ai joué il y a quelques années contre un serveur volleyeur qui captait avec une facilité déconcertante mes retours de revers coupés (il servait presque systématiquement mon revers). Après m’être fait laminer dans le premier set je me suis dit que ma seule chance de prendre son service était de retourner en revers frappé dans les pieds de mon adversaire (ce que je n’osais faire en match officiel). Cependant, le dos au mur, je me suis découvert des qualités inédites de retourneur qui m’ont permis de faire douter sérieusement mon adversaire et de prendre son service.
J’avais enfin brisé ma peur de retourner frappé côté revers en compétition. Je me suis largement servi de ce coup par la suite.

Attention, Il est bien entendu que pour innover en match, il faut bien penser ses entraînements pour y tenter de nouvelles choses et… les réussir

Et vous, avez-vous déjà été confronté à la difficulté de reproduire en match ce que vous réussissez parfaitement à l’entrainement ? Je vous invite à me faire partager votre expérience dans les commentaires.

A écouter ou réécouter dans la même thématique :

entrevue avec Ronan Lafaix, coach atypique de très haut niveau

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16 réponses à 4 étapes pour reproduire en competition un coup de tennis réussi à l’entrainement

  1. Stephan dit :

    Bonjour Vincent,

    Très bel article de part son utilité et sa pertinence.

    En effet, quel joueur n’a-t-il jamais eu le sentiment qu’en match officiel, tout était si différent…. et pourtant, il s’agit bien du même sport, alors pourquoi les données devraient-elles changer lors d’une compétition par rapport à l’entrainement ?

    En fait, la seule différence est la perception que l’on se fait du match, de l’importance qu’on lui donne. Du coup, un point perdu devient déprimant, surtout lorsqu’il s’agit d’un point important.

    Vincent a raison lorsqu’il souligne que ce n’est pas en match qu’on apprend un schéma tactique, il faut l’avoir entrainé auparavant.

    Personnellement, je pense qu’il faut toujours adopter l’attitude qui vous convient le mieux et l’appliquer tout le temps, que cela soit à l’entrainement et en compétition. Ainsi, votre vision du tennis sera similaire, que vous soyez en match amical ou en match officiel.

    Jouez à l’entrainement comme si votre vie en dépendait, mettez-vous une pression, soit avec des défis, des paris ou toutes autres sortes de moyen qui vous positionnent dans le même état d’esprit qu’en match.

    Je vous déconseille par contre l’inverse, à savoir jouer en match officiel comme si vous étiez à l’entrainement, sans donner d’importance au score, car ainsi, vous risquez fort de perdre le match dès que cela deviendra serré.

    Stephan.

    Pour voir mon dernier article, cliquez ici :
    http://www.gagner-au-tennis.com/tactique-de-jeu/5-astuces-pour-gagner-au-tennis

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Stephan,

      Et merci pour ton commentaire éclairant.

      Tu as parfaitement raison de souligner que jouer en match officiel comme à l’entraînement (la tête vide) est improductif. C’est pour moi la porte ouverte au grand n’importe quoi, une sorte de négation du tennis (sport de réflexion à mon avis).

      La solution est effectivement plutôt de chercher à retrouver à l’entraînement des éléments qui vont le rapprocher d’un contexte de match officiel.

      Je donne à ce propos quelques idées de situations d’entraînement à la fin de cet article :

      http://blog-tennis-concept.com/en-competition-comme-a-lentrainement/

  2. Patrice dit :

    Un grand merci et un grand bravo pour ce blog que je trouve pertinent instructif et très profitable. En le lisant je me retrouve dans nombre des défauts évoqués chez les amateurs et j avoue avoir progresse en appliquant les conseils prodigués . Et ça me rassure de lire que d’autres ont les même doutes et méconnaissances que moi dans ce sport qui nous passionne tant .Demain je joue un 1 er tour contre un NC comme moi je vais tâcher de mettre en pratique ce que j ai lu ce soir . Patrice

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Patrice,

      Bravo à toi, tu viens de comprendre qu’il était toujours possible de progresser dans la lutte contre les angoisses et les doutes que l’on rencontre inévitablement sur le court de tennis en compétition.

      C’est la porte ouverte à de grandes performances pour toi dans le futur.

      Bon courage à toi et bons matchs

      Vincent

      • Patrice dit :

        Bon malgré mon précedent commentaire d’avant match j’ai perdu 2/6 4/6 contre un NC (comme moi) .Il a su mieux gérer l’enjeu en me faisant jouer sur mes points faibles et donc en empochant les points sur mes fautes .De surcroit je suis sorti du match (comme chaque fois) en perdant mon sang froid et ma patience devant mon incapacité à me relacher et à placer mon jeu .J’ai donc principalement PERDU mon match en ne mettant en place aucune strategie , persuadé que mon envie de gagner suffirait or l’analyse des forces et faiblesses de l’adversaire lors des 1eres balles m’aurait garder concentré sur un objectif et une tactique à suivre qui , peut-être aurait changé le cours du match voir l’issue.Quelle école d’humilité et de remise en question ce sport. Je tacherai d’appliquer mes propres préceptes le prochain match …@+ Patrice

        • Vincent Bonnin dit :

          Les progrès réalisés en théorie mettent parfois du temps à donner des résultats en match officiel au tennis, c’est pourquoi il faut persévérer malgré les déceptions de certaines défaites sévères.

          Tu viens de produire une analyse assez construite de ta défaite et croie moi ce n’est pas le cas de la grande majorité des compétiteurs. J’y voie un signe très encourageant.

          Il est effectivement nécessaire d’avoir un plan (même très simple) au début du match et de s’y tenir. Après, comme l’a écrit le grand Brad Gilbert, si ce plan s’avère voué à l’échec, il est toujours temps de l’améliorer en cours de match.

          Maintenant, en match, on est souvent le cerveau pris dans un tourbillon de pensées diverses et variées et c’est tout un art d’apprendre à garder la tête froide. Je te rassure ça finit par venir avec le temps et la pratique.

          Vincent

    • francois dit :

      Bonjour
      Lorsque l on joue nc la première chose sur laquelle il faut ce concentrer c’est surtout ne pas jouer de face ne penser qu’à ça
      Et ensuite appliquer le plan de jeu uniquement.
      Cdlt

      • Vincent Bonnin dit :

        Bonjour François,

        Merci pour ton commentaire. Au niveau non-classé (débutant compétition), le plan de jeu doit être très simple voir simpliste. Cela passe selon moi avant toute considération technique.

        Bien tourner ses épaules de profil avant la frappe (je traduis de manière positive ta recommandation) peut effectivement être un bon conseil en cas de panne de coup droit (ou de revers). Après, quand ce détail technique est parfaitement intégré, tu peux te recentrer sur les zones que tu cibles.

        Vincent

        • François dit :

          Bonjour Vincent,
          Quand je parle de plan de jeu c’est celui que l’on apprend en club lorsque l’on débute le tennis.
          Il serait peut être intéressant de l’expliquer dans un de tes prochains articles.
          Je me suis rendu compte souvent que beaucoup de joueurs qui prennent des courts particuliers non pas cette notion.
          Cordialement.

          • Vincent Bonnin dit :

            Bonjour François,

            Tu as parfaitement raison à propos du manque de connaissance de la notion de plan de jeu pour ceux qui débutent la compétition (et pas seulement).

            C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à demander conseil à un entraineur diplômé qui pourra vous guider sur ce point.

            Vincent

  3. Patrice dit :

    Merci Vincent pour tes réponses et tes conseils . Aujourd’hui a l entraînement je me suis mis en condition de match : revers slice coup droit lifte du « petit jeu » mais mes coups étaient tous dans le court et j ai empoché des tas de points sur les fautes de mon adversaire .Ce rythme ralenti m a permi de mieux me placer d avoir le temps de prendre la bonne décision et de rester plus positif car le nombre de points gagnés était plus important . Je crois que je n avais pas saisi a quel point le tennis se joue en réfléchissant chose qu on ne peut plus faire en sur jouant et avec le cerveau suroxygéné. Reste a mettre en pratique lors du prochain officiel. Salut. Patrice

    • Vincent Bonnin dit :

      Il est toujours très profitable de jouer à petite vitesse contre légèrement moins fort que soit.
      Tous d’abord on à le temps de bien s’appliquer, ensuite en enchainant les succès (points gagnés) on engrange de la confiance. ce que l’on ne peut pas faire quand on joue contre plus fort que soi.

  4. Corinne dit :

    Merci pour cet excellent article. J’ai connu les mêmes déceptions de ne pas pouvoir reproduire en match ce qu’on sait bien faire en entraînement, et c’est vraiment frustrant…. Mais c’est vrai que la clef est dans le relâchement et le corps vers l’avant, quand on est stressé on va moins vers l’avant et on fait plus de fautes. Maintenant j’essaie d’appliquer ça en match et mes résultats sont meilleurs….
    Bonne chance pour les futurs matchs!

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Corinne pour ton témoignage,

      Il est important dans un match officiel de rester lucide et de « penser simple ». Parfois il suffit effectivement de se concentrer sur des détails extrêmement simples comme le relâchement (respiration) ou le poids du corps vers l’avant pour voir son niveau de jeu augmenter instantanément.

  5. TchéTché dit :

    Bonjour

    Un petit conseil qui fonctionne pour mon cas:
    Je transforme le score quand le jeu devient difficile en point simple:

    Ex: je suis mené 0-40 cela devient 0-3 et de fait l’objectif d’égaliser me semble plus simple: 1-3 puis 2-3 puis 3-3.Idem quand les jeux deviennent décisifs fin de set ou Fin de match.

    Bravo pour ton site.

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Jean-Luc,

      Merci pour ton astuce,

      C’est effectivement une excellente idée que d’essayer de modifier sa perception des choses pour se mettre dans les meilleures dispositions possible avant l’action. Si penser que revenir d’un score de 0-3 contre toi te semble plus abordable pour toi que de revenir d’un score de 0-40 alors continue comme ça.

      Je ne manquerai pas de tester moi-même ce procédé.

      Vincent

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