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Entrevue avec Paul Quetin, responsable national de la préparation physique à la Fédération Française de Tennis

Paul Quetin, Direction Technique Nationale FFT

Quelque jours de détente à la plage avant la tournée américaine estivale du circuit pro ©Vincent Bonnin

Ceux qui comme moi se sont intéressés à la préparation physique pour le tennis mesurent la complexité de la chose et comprennent assez vite que l’aide d’un expert en la matière peut s’avérer très utile voire indispensable. Paul Quétin, qui aligne un CV impressionnant dans la préparation physique du haut niveau français, a très gentiment accepté de répondre à mes questions.

Après l’évocation d’un parcours professionnel particulièrement riche, Paul nous donne quelques conseils de bon sens pour démarrer un travail physique spécifique sur de bonnes bases.

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Transcription texte de l’interview

Vincent Bonnin : Paul Quetin bonjour, pourrais-tu tout d’abord te présenter et nous expliquer dans tes grandes lignes ton parcours professionnel.

Paul Quetin : J’ai 47 ans, je suis originaire de Niort dans le Poitou-Charentes et j’ai fait mes études à Poitiers où j’ai obtenu une licence de STAPS¹ (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives). Je suis parti ensuite à Dijon pour faire une maîtrise d’entraînement sportif, pour me spécialiser dans l’entraînement sportif. Puis je suis parti à L’INSEP² (Institut National des Sports) préparer un diplôme d’études approfondies (un master 2) dans le même domaine.
Parallèlement à ça, j’ai été joueur de tennis de seconde série et, assez rapidement, j’ai passé les différents diplômes d’enseignant de tennis : le brevet d’état 1er degré dans un premier temps, puis le brevet d’état deuxième degré. Quand je suis arrivé à l’INSEP, la fédération avait besoin d’un entraîneur adjoint au tennis et j’ai donc eu la chance de débuter avec une génération de joueurs parmi lesquels se trouvait un certain Fabrice Santoro qui avait 14 ans, ainsi que toute une génération de joueurs nés en 1972 et 1973.

C’était en 1987 et j’ai commencé à travailler pour la Fédération (Française de Tennis), à ce moment-là, comme entraîneur de Tennis. Ensuite, j’ai continué à passer quelques examens, notamment les deux concours de professorat d’EPS et de professorat de sport, pour lesquels j’ai été reçu. Cela m’a permis d’obtenir un poste. Je vous fais grâce des années de stage et de mon service militaire avant ma titularisation. Quand j’ai été titularisé, Jean-Paul Loth, le Directeur Technique National de l’époque, m’a proposé de devenir entraîneur national. Je me suis spécialisé dans l’entraînement physique à ce moment-là.

De 1987 à 1996, j’ai eu en charge l’entraînement physique des joueurs et des joueuses aussi, avec un groupe exceptionnel de joueuses nées en 1979, à savoir Amélie Mauresmo, Nathalie Dechy, Emilie Loit et Anne-Gaëlle Sidot. Quatre joueuses qui ont été toutes classées parmi les trente meilleures joueuses du monde, dont une numéro 1.
J’ai eu la chance d’entraîner Amélie à l’âge de treize ans, quatorze ans et quinze ans quand elle était jeune joueuse en formation. Elle était déjà très, très performante sur le plan physique.

V B : D’ailleurs, j’ai fait récemment un article sur le revers à une main. Amélie Mauresmo parvenait à frapper les revers à une main au-dessus de l’épaule avec une facilité impressionnante. Il devait y avoir un gros travail physique derrière, non ?

P Q : Oui, mais finalement c’est une fille qui, très jeune, présentait déjà un gros potentiel sur le plan physique. A l’INSEP, je voyais les autres entraîneurs des autres disciplines qui, à la limite, auraient pu la recruter pour faire du volley, pour faire du basket, pour faire de l’athlétisme. Elle était vraiment très polyvalente, très sportive et on voyait qu’elle avait des capacités physiques exceptionnelles pour une fille.

En 1996 Patrick Dominguez, alors DTN (Directeur Technique National), m’a proposé de venir à Roland Garros pour entraîner les joueurs et les joueuses. J’ai donc quitté l’INSEP pour me rendre au centre national d’entraînement de Roland Garros, pour prendre en charge cette fois-ci non plus des juniors et des cadets mais prendre des séniors dont certains comme Nicolas Escudé ou Sebastien Grosjean. Des garçons que j’avais eu la chance de suivre déjà dans les catégories de jeunes et que j’ai pu continuer à entraîner. Arnaud Di Pasquale, aussi, qui est devenu responsable du haut niveau masculin.

C’est toute cette génération-là que j’ai eu la chance d’entraîner à Roland Garros jusqu’en 1998 où j’ai eu l’opportunité de partir dans le football. Je suis parti entraîner physiquement le Racing Club de Strasbourg en première division. Je l’ai fait pendant trois saisons complètes :1998,1999 et 2000. En mai 2001, ça c’est terminé par la victoire en coupe de France avec Strasbourg; un beau souvenir. Malheureusement, l’équipe descendait en deuxième division et ils ont fait venir un entraîneur de République Tchèque.

J’ai rappelé la fédération qui m’a proposé très rapidement de revenir et donc je suis revenu en 2001. Les choses se sont alors accélérées puisqu’ en 2002, on m’a confié l’entraînement physique de l’équipe de France de coupe Davis de 2002 à 2007. J’ai eu la chance de vivre la finale à Bercy³ et quelques grands moments comme la demi-finale à Alicante. Depuis 2003, j’ai en charge l’entraînement physique à la fédération. Je suis responsable de ce secteur. On est huit entraîneurs physiques à temps plein et moi je coordonne l’ensemble des entraîneurs physiques. Je suis plus particulièrement en charge des garçons depuis pas mal d’années.

Toute la génération des Mahut, Benneteau, Simon, Serra, Tsonga… j’ai eu tous ces joueurs là. Et puis maintenant depuis deux ans, j’ai plus particulièrement trois joueurs sous ma responsabilité : Gilles Simon, Richard Gasquet et Julien Benneteau. Ce sont des joueurs que j’accompagne pratiquement sur tous les grands tournois, sur les grands chelems et sur les masters séries. J’ai eu la chance d’aller aux Jeux Olympiques à Pékin donc de vivre une Olympiade. C’est mon collègue Cyril Brechbühl qui fait les jeux Olympiques (de Londres) et moi je rejoins les joueurs sur la tournée aux Etats-Unis à Toronto, à Cincinatti et à New York. Voilà.

VB : Concrètement, ces joueurs, quand tu les entraînes, tu les prends en groupe ? En individuel ?

PQ : C’est très variable, il y a même des moments où on peut avoir des stages où on regroupe un certain nombre de joueurs. Dans ce cas, on peut avoir des séances collectives. Ça m’arrive parfois de prendre à l’échauffement ou sur les séances d’entraînement, en même temps, les trois joueurs (Julien, Richard et Gilles) ou ne prendre que deux joueurs parmi ce groupe-là. Des joueurs de l’extérieur peuvent nous rejoindre aussi. Nicolas Mahut, que j’ai eu pendant longtemps, vient se joindre à nous quand il est sur les tournois, Mickael Llodra ou Jeremy Chardy que j’ai entraînés pendant pas mal d’années aussi.

Finalement, le monde du tennis, on est tous ensemble sur les tournois. Moi je travaille pour la fédération, donc si un joueur me demande de lui filer un coup de main, si c’est un joueur de Coupe Davis, s’il fait partie des 100 meilleurs joueurs du monde, je le prends à l’entraînement. Benoît Paire, par exemple, ça fait partie des gens que l’on peut prendre à un moment donné sur un échauffement ou sur une séance avec les autres. Mais très souvent quand même, ces joueurs sont pris de manière plus individuelle parce que Gilles n’a pas les mêmes besoins que Richard, qui n’a pas les mêmes besoins que Julien et en fonction des tournois des périodes et bien, ils ont des séances complètement individuelles.

VB : Ces athlètes, qu’est-ce qu’ils ont, par exemple, à améliorer au niveau physique ?

PQ : Ces athlètes sont tous dans des situations plus ou moins différentes. Gilles Simon, c’est ma neuvième année avec lui. Il est arrivé à Roland Garros, il était non classé sur le plan international et aujourd’hui il est dans les quinze premiers et il a été classé dans les dix premiers. C’est un garçon qui a bientôt 28 ans. Aujourd’hui, je dirais qu’il est dans une deuxième phase de carrière. L’objectif c’est d’abord d’essayer de le préserver des blessures, de faire en sorte qu’il soit capable de tenir une saison, sans avoir de pépins. Le deuxième objectif, c’est d’optimiser sa forme. On a un moment fort de préparation en période hivernale quand il n’y a pas de tournoi et puis après on s’adapte aux tournois et en fonction des victoires, des défaites, du programme, on essaie de replacer des entraînements pour essayer tout au long de l’année de maintenir (l’athlète) à une forme optimum. Surtout pour les grand rendez-vous, les grands chelems et les masters séries.

Un joueur comme Richard (Gasquet), qui est un peu plus jeune, a encore des choses à développer. Un garçon comme Julien (Benneteau), il a 30 ans aujourd’hui, je sais que je ne vais pas le faire progresser de 20 % sur le plan physique mais j’essaie de l’amener toujours à son meilleur, à faire en sorte qu’il ne soit pas blessé et qu’il soit prêt pour les grands rendez-vous. Et ça, c’est un travail quotidien.

VB : Ça, c’était pour l’immersion dans le haut niveau. Un joueur amateur qui aurait vraiment envie de s’améliorer physiquement pour être plus performant sur un terrain de tennis, le domaine est vaste et complexe, tu lui conseillerais de commencer par quoi ?

PQ: Le premier conseil que je donnerais c’est de s’inscrire dans la durée. On peut faire un parallèle avec le régime alimentaire. Les choses très draconiennes, très fortes d’un seul coup, les changements… ce n’est jamais très bon parce que sur le moyen terme, sur le long terme, on n’arrive pas à tenir, c’est quelque chose de trop difficile. Je crois que ce qui est important à retenir, pour quelqu’un qui souhaite se mettre en forme pour jouer au tennis, c’est plutôt de se dire, « tiens essayons de mettre quelque chose en place de réaliste, quelque chose de progressif » plutôt que de se dire : » je vais passer à 5 entraînements par semaine, je vais me mettre à faire du vélo, de la course, de la musculation ».

Je crois qu’il vaut mieux être prudent, se dire « tiens je vais déjà à faire attention à ce que je mange et puis parallèlement je vais aller trottiner un petit peu en fonction de mes possibilités. » Si je suis capable de courir 20 minutes, 30 minutes ou 40 minutes, je m’adapte et je cours à une allure lente.

Et puis, cela peut être l’occasion de faire du vélo, d’aller faire de la natation. C’est-à-dire se remettre en forme. La première des choses, c’est d’essayer d’abord, d’avoir une vision un peu plus large que « Je veux m’affûter pour jouer au tennis ». Essayer de se remettre en forme, pour ceux qui ont éventuellement un peu d’excès de poids, c’est d’essayer d’en perdre un petit peu.

Pour ça, faire attention à ce que l’on mange et reprendre une activité physique régulière, c’est ça qui est important.
Après pour quelqu’un qui est déjà un peu plus affûté, un peu plus en forme et qui veut encore améliorer sa condition physique, il y a des choses de plus en plus précises que l’on peut faire et un travail de plus en plus régulier pour arriver à un travail ou un entraînement de sport au quotidien ou biquotidien. Pour quelqu’un qui voudrait faire du tennis sérieusement : essayer de reprendre la compétition. Là, on peut rentrer dans de la préparation physique proprement dite.

Mais au début, je crois que ce qui est important, c’est de faire des choses simples, être capable de re-trottiner, avoir du bon matériel, des bonnes chaussures, ne pas aller courir sur des sols trop durs, être capable de faire des choses progressives. On tient vingt minutes, puis trente minutes, puis quarante minutes, puis après on est capable d’aller de plus en plus vite. Et ensuite, on va aller faire des sorties vélo avec un VTT ou sur la route, en fonction de ce qu’on aime, mais des choses que l’on sera capable de tenir, pas quelque chose que l’on va faire pendant quinze jour puis arrêter parce que c’est trop dur.

Se dire « tiens, j’ai pris du plaisir à courir, j’ai pris plaisir à faire du vélo. » De temps en temps, je vais à la piscine, je nage un peu, je me remets en condition physique et petit à petit, je me retrouve de mieux en mieux, en forme, je m’entraîne au tennis parallèlement. Au fur et à mesure, on peut être plus précis, prendre des élastiques, faire un peu de travail de renforcement du haut du corps, faire un peu de travail de gainage, un peu de travail d’abdominaux parce qu’ on veut vraiment s’affûter.

Mais il faut que ce soit progressif et surtout pas se dire: « on va mettre en place quelque chose de très dur que l’on va faire trois semaines, un mois et puis après on arrête. »
Voilà, je pense que ce qui est le plus important, c’est d’être capable de mettre en place quelque chose que l’on peut vraiment tenir sur la durée.

VB : Par exemple, un joueur pourrait commencer par faire une sortie vélo, une sortie course par semaine puis progressivement passer à deux…

PQ : Oui, alors après il faut faire un ratio entre le tennis et le physique. Il y en a qui voudraient faire de la compétition de tennis mais ils ne jouent au tennis qu’une fois par semaine. Le premier conseil que je peux donner, c’est de jouer au tennis une deuxième fois par semaine et puis, si vous jouez au tennis une deuxième fois par semaine, vous pouvez rajouter un petit footing, une sortie vélo et caetera.

VB : Deux tiers, un tiers donc

PQ : Exactement. Et puis quelqu’un qui veut aller un peu plus vers la compétition, il veut progresser en tennis et puis s’il ne s’entraîne que deux fois par semaine. Ce n’est pas très grave mais est-ce qu’il va faire des matchs ? Parce que ce qui est très important au tennis, c’est la compétition. Parce que si vous faites dix matchs dans l’année, vous ne pouvez pas progresser.

Donc, il faut à la fois progresser mais aussi s’inscrire en compétition, aller faire des tournois. Et puis après, en tournoi, on va s’apercevoir que l’on va avoir du mal à enchaîner deux matchs. On se dit tiens, il va falloir que je fasse un petit peu de travail d’endurance, donc du coup on va aller faire du vélo, on va courir et c’est comme ça que ça marche. Il y a des gens qui s’entraînent beaucoup, mais ils ne font pas de compétitions. Si c’est pour s’entraîner 10 heures par semaine pour ne pas aller faire de matchs, je ne vois pas trop l’intérêt. Sauf si leur seul objectif, c’est d’être en forme et essayer de se faire plaisir.

VB : En priorité, tu préconises le cardio avec la pratique de la course à pied et du vélo. Peut-on ajouter un petit peu de musculation ?

PQ : Oui, mais le problème avec la musculation, c’est que c’est plus dur à faire tout seul. On peut faire très vite des choses qui sont contre-indiquées. On se place mal, on va prendre des charges qui ne sont pas adaptées. Le matériel, on ne l’utilise pas bien. Dans ce cas-là, on va dans une salle de gym et on demande conseil à un spécialiste : il y a des salles de fitness partout. On décide alors de faire une ou deux fois par semaine de la musculation, ou en tous les cas, du renforcement musculaire et de la tonification.

Essayer de faire un travail du dos, bien renforcer le dos c’est très important. Penser à bien s’étirer aussi. Ça, c’est des choses qui vont permettre de ne pas avoir mal au dos, de ne pas avoir de blessures, de ne pas avoir mal aux genoux. Toute cette hygiène physique fait qu’au fur et à mesure on va prendre de plus en plus de plaisir et surtout on ne va pas se blesser et on va faire du tennis longtemps.

VB : Tout ce qui est renforcement musculaire, il vaut mieux avoir le regard extérieur d’un professionnel.

PQ : Exactement. Alors qu’avec le vélo on ne risque pas grand-chose. Avec la course à pied non plus. Si on va trop vite, on s’arrête parce que c’est trop dur. Si on ne va pas assez vite, on se dit « Tiens, j’aurais pu courir plus longtemps. » Le risque n’est pas très grand, si ce n’est qu’il faut consulter un médecin pour démarrer, pour vérifier qu’on n’ait pas de problème sur le plan cardiaque.

Si on est en bonne santé, la course, le vélo ou la natation ça n’a jamais blessé personne si ce n’est la répétition. Attention aux gens qui se mettent à courir, courir, courir qui font des marathons, qui courent beaucoup et qui finissent par avoir des problèmes de genoux, de tendinites et cætera. Il faut toujours être modéré.

VB : Modération et Progressivité

PQ : Et garder le plaisir ! Très Important.

VB : Paul Quétin, je vais te remercier très chaleureusement pour cet entretien et bonne chance à Richard, Gilles et Julien pour les prochains tournois.

PQ : Bonne chance à tous et merci beaucoup.

1 Les titulaires de la licence de STAPS étaient généralement destinés à l’époque au professorat de sport (EPS) dans l’éducation nationale.

2 l’INSEP est situé dans le bois de Vincennes et regroupe les athlètes de haut niveau toutes disciplines olympiques confondues

3 Victoire sur le fil de la Russie au cinquième set du cinquième match décisif. Un grand souvenir pour les nerfs des téléspectateurs français.

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12 réponses à Entrevue avec Paul Quetin, responsable national de la préparation physique à la Fédération Française de Tennis

  1. bergez dit :

    Bonjour,

    Encore une trés bonne intervention : trés intéressante, trés bien ciblée (tu as parfaitement su faire glisser le sujet sur le tennis amateur) et trés bien réalisée.
    Bravo pour ton blog (ma page d’accueil).
    Continue.

    Nicolas

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Nicolas,

      Le but de mon blog est de faire en sorte que les meilleurs spécialistes puissent apporter leur savoir au plus grand nombre de pratiquants.

      Je remercie encore Paul Quétin d’avoir compris ma démarche et d’avoir parfaitement répondu à ma demande. Je pense que cette entrevue nous sera utile à tous.

  2. Chom dit :

    Encore un chouette article ! Merci 🙂

  3. Bonjour,

    De précieux conseils dans cette interview notamment celui qui évoque de faire un travail physique sur le long terme.

    L’entraînement physique est parfois ingrat car les progrès sur le plan physique sont parfois long à arriver ou en tout cas ne sont pas observables rapidement.

    D’où l’importance de trouver des activités physiques ludiques pour rendre le travail plus plaisant.

    On peut aussi faire du physique plus spécifique, raquette en main sur le terrain pour combiner préparation physique et tennis.

    A+

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Alex pour ton commentaire,

      Tu as cent fois raison de souligner que l’entrainement physique doit être ludique.
      Paul emploie même le mot plaisir. Donc à vous de choisir des activités qui vous plaisent pour travailler votre endurance : Course à pied, cyclisme sur route, VTT mais aussi pourquoi pas natation, roller ou même ski de fond.

      Quand aux progrès qui tardent à venir, l’analogie que Paul emploie avec les régimes alimentaires est très juste. Espérer une augmentation fulgurante de ses capacités physiques est comme espérer une perte de poids spectaculaire : ce n’est pas sérieux.

      Tout ce qui se mesure peut s’améliorer. Si vous effectuer le même parcours régulièrement, vous serez obligé de constater vos progrès d’un mois à l’autre.

      Quand à s’exercer au physique sur le terrain de tennis. Je rencontre parmis les entraîneurs du pour et du contre.

      Pour : s’exercer raquette en main sur le terrain permet de réunir le travail du tennis et du physique. Le travail physique sur le terrain permet en outre de bien avoir en tête toutes les mesures du terrain.

      Contre : Certains entraîneurs aiment bien séparer les deux parties physiques et tennis et n’aiment pas trop proposer des exercices sur le terrain qui ne correspondent pas à des situations de jeu.

  4. Bernadette GILBERT dit :

    Je suis impressionnée par la liste des conseils… Mes enfants sont très sportifs et ils tentent de me transmettre les conseils reçus dans leurs entraînements. C’est amusant que j’en retrouve quelques-uns ici !
    Une interview très intéressante, même pour les non sportifs.

  5. Jean-Yves dit :

    Bonjour Vincent,

    Je ne suis pas un grand sportif, mais, pour rester en forme je me remets à la pratique du vélo et de la marche (ballade ou VTT dans ma région grenobloise).
    Comme je ne force pas trop, je ne risque pas de me claquer, mais comme tu le préconise, je privilégie d’abord le PLAISIR.
    Bonne continuation,
    Amicalement
    Jean-Yves

  6. métais rolande laurette dit :

    Je remarque qu’à partir d’un certain âge, le principal est de se faire plaisir et d’éviter de se blesser…Très bonne interview qui s’adresse à tous les joueurs…

  7. sylviane dit :

    Bonjour Vincent,

    Comme d’hab’ une petite visite sur ton blog que je vais partager sur Facebook vu tous les conseils que tu donnes.

  8. Fabrice dit :

    Salut. J’aime bien ta démarche qui consiste à atteindre le niveau 15. Je viens de reprendre le tennis après 15 ans d’arrêt. J’ai pour objectif de passer 15/5 dans les 2 ans ( j’étais 30/2 ). Si je réponds à ce post c’est parce que je compte mettre en place une nouvelle manière d’aborder la compétition. En effet je vais participer à 1 tournoi mensuel avec la particularité de rejoindre chaque tournoi……en vélo. Que penses tu de cette démarche ? car j’ai remarqué que l’échauffement effectué sur le parcours me mettait en condition plus rapidement. C’est aussi une démarche personnel car ayant banni la voiture de mon quotidien. Bonne continuation et je suivrai ta progression, bonne chance !

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Fabrice et content que mon défi tennis t’ intéresse;

      Je trouve ton idée de rejoindre tes tournoi en vélo excellente, à condition toutefois que la distance ne soit pas trop grande. Au delà d’un certain nombre de km, je pense que tu puise dans tes réserves.

      Il m’arrive de rejoindre mon club situé à 7 km de mon domicile à vélo (pas assez souvent, je l’avoue) et je pense que non seulement c’est un bon échauffement mais que cela me permet de faire l’équivalent d’un footing de récupération après ma séance pour rentrer chez moi.

      Bonne courage pour tes tournois et surtout vive le vélo.

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