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Quatre étapes pour trouver votre identité de jeu et enfin briller dans vos compétitions de tennis

lego tennis

A trop vouloir jouer comme les autres vous risquez de finir par ressembler à un robot © partymonstrrrr

Chercher son identité de jeu est une étape indispensable à chaque joueur et chaque joueuse qui recherche la performance au tennis en compétition. Les bons joueurs de tennis ont tous en commun d’avoir une grande connaissance de leur jeu, des stratégies qu’ils ont à leur disposition pour faire la différence et des armes dont ils disposent pour cela. Les quatre étapes que je vous propose ici vous permettrons sûrement d’avancer dans votre quête identitaire tennistique.

Lorsque j’ai décidé cette année d’investir dans une série de cours individuel c’était avec l’idée de franchir un nouveau palier dans mon ascension tennistique. Une sensation désagréable m’envahissait à chaque fois que je jouais contre plus fort que moi.

J’avais l’impression que mon adversaire savait exactement ce qu’il avait à faire sur le court pour me battre tandis que je passais mon temps à me questionner sur ce que j’allais bien faire pour pouvoir le dominer. Jusqu’à 15/5 (mon classement actuel en 2013), je tirais mon épingle du jeu grâce à une bonne régularité et une solide couverture de terrain, au-dessus, cela ne suffisait plus.
Ayant joué par le passé un tennis très offensif pour monter au classement (service et retour-volée), il était paradoxal pour moi de regagner mes galons d’honnête joueur à la manière d’un crocodile de fond de court. Les adversaires que j’ai questionné subtilement lors de mes pots d’après match, m’ont trouvé régulier, appliqué ou encore tenace mais pas particulièrement offensif. Je suis monté au filet certes, mais sur les rares balles courtes qui atterrissaient bien à l’intérieur du carré de service. Quand à mes enchainements offensifs ils pouvaient, le plus souvent, se compter sur les doigts d’une seule main.

Etape 1 : Comment veux-tu gagner tes points ?

marion bartoli en action

Alors Marion, on le prolonge ou on l’abrège cet échange ? ©Not enough megapixels

C’est une des première phrase que ma posée Rüdolf (mon coach actuel) quand nous avons démarré notre collaboration ensemble. Un entraineur aussi doué soit-il ne peux pas, à mon avis, décider de tout à la place de ses élèves. Il doit y avoir une envie de la part de l’élève, une motivation voire une vision de son jeu futur. Et puisque le joueur doit finir par parvenir un jour à une totale autonomie en compétition, il doit avoir le commencement d’une idée de la manière dont il va bien pouvoir remporter ses matchs avenirs. En d’autres termes, le joueur de tennis doit faire des choix.
Dans mon cas personnel, disputer de longs échanges avant de pouvoir éventuellement terminer au filet est correct au niveau de la finalité mais pas au niveau du déroulement du point. J’aimerais parvenir plus vite au filet, écourter les échanges et déstabiliser plus mes adversaires par mes attaques.
Je fais beaucoup rire un de mes amis coach de tennis quand je lui répète depuis deux ans que mon jeu n’est pas en place. En fait, j’ai vraiment l’impression que ma marge de progression est grande et que mon niveau de jeu va faire un bond quand ma technique de jeu se mettra au diapason de mes aspirations.

Etape 2 : Prendre le temps de questionner son jeu.

Pour pouvoir répondre à la question de savoir comment on veut gagner ses points et donc de savoir comment on va orienter sa stratégie de jeu, il est important de se poser un certain nombre de question.

A qui a-t-on envie de ressembler ?

Cela peut sembler futile de prime abord mais il est important de comprendre pourquoi on préfère s’enthousiasmer pour tel champion plutôt que pour tel autre. Quelles qualités de jeu, quels traits de personnalité font que l’on voudrait plutôt ressembler à un défenseur cérébral ou à un attaquant explosif ? S’identifier à un grand joueur, s’inspirer de lui, le prendre pour modèle donne souvent une force mentale supplémentaire. Cela permet aussi de faire le lien entre le plaisir que l’on prend à regarder jouer son mentor et le plaisir que l’on prend à tenter de reproduire son attitude sur le terrain. Si vous êtes fan comme moi du spectacle donné par le tennis professionnel n’hésitez pas à le mettre au service de votre jeu.

Qu’est-ce qui vous fait vibrer quand vous jouez sur le court ?

Gilles Simon

Gilles Simon ou l’art de se poser les bonnes question © Carine06

Pour reformuler la question, quelles sont vos motivations profondes ? Elles peuvent varier d’un individu à l’autre. Certains joueurs sont prêt à toutes les compromissions (légales et réglementaires bien sûr) pour remporter un match tandis que d’autres veulent gagner en prenant plaisir sur le court. Certains joueurs ou joueuses cherchent à produire du beau jeu tandis que d’autres, au contraire prennent un malin plaisir à pourrir les échanges¹.
Es-ce que selon vous c’est la victoire ou la manière qui est la plus importante? Aimez-vous résoudre les problèmes épineux ou préférez-vous les plans sans accrocs?
En termes plus concrets : préférez-vous mettre l’adversaire régulièrement à quatre mètre de la balle ou au contraire préférez-vous le cuisiner à petit feu pour le contraindre à faire plus de fautes que vous (encore une fois, je grossi volontairement le trait)?
Je cherche personnellement à chacun de mes matchs à réussir quelques belles volées gagnantes (même si elles sont souvent rares). Gagner un match sans me faire plaisir de la sorte me serait difficile je pense.

Quels sont vos qualités intrinsèques ?

Etes-vous endurant ? Explosif ? Cérébral ? Tenace ?
Mettez-vous vos qualités au service de votre jeu ?
Connaissez-vous bien vos qualités techniques sur le court de tennis ? Possédez-vous un lift naturel ? Avez-vous tendance à couper vos frappes ? Générez-vous facilement de la vitesse de balle ? Dans quelle direction vous déplacez vous mieux, vers l’avant ou sur les côtés ? Il y a-t-il un côté du court dans lequel vous préférez frapper la balle ? Préférez-vous la sensation générée par une lourde frappe ou par une volée millimétrée ?
Etes-vous plutôt fait pour évoluer dans une filière courte (gain du point en 5 coups de raquette ou moins) ou plutôt dans une filière longue (gain du point en une dizaine de coup ou plus)?
Vous devez repérer à la fois les coups et enchainements qui vous procurent le plus de plaisir et ceux que vous réussissez avec le plus de facilité. Ce sont souvent les même. Les connaître vous donnera de sérieuses indications sur les schémas de jeu que vous allez développer par la suite.

Etape 3 : Ne pas hésiter à faire appel aux services d’un expert.

Toni nadal

Toni Nadal : un attaquant, subtil, droitier au revers à une main qui a bien su s’adapter à son élève © Antonio Cambronero

Si vous avez la possibilité de travailler individuellement avec un entraîneur qualifié, même partiellement, c’est l’idéal. Si vous prenez des cours collectifs, vous pouvez bien sûr questionner votre coach mais le temps qu’il aura à vous consacrer sera inversement proportionnel au nombre d’élèves présents à la séance. Et puis, mettez-vous un instant à sa place, il est très difficile de personnaliser un programme d’entrainement quand on doit entraîner un groupe.
Votre coach particulier doit pouvoir vous guider dans un premier temps sur votre projet tennistique, il doit ensuite vous aider à faire le lien entre vos désirs et vos possibilités tennistiques afin de rendre votre jeu le plus efficace possible.

Après avoir signifié à Rüdolf que mon désir était de jouer un tennis d’attaque dans une filière courte, il m’a demandé si je préférai monter au filet derrière mon service ou si je désirais monter dans l’échange. Il m’a expliqué que cela impliquait quelques différences dans l’approche de ces deux styles d’attaque. Attaquer dans l’échange est en fait plus compliqué que d’enchainer son service au filet. Cela demande en effet de se replacer plus à l’intérieur du terrain et de guetter sans cesse la balle courte. cela implique une grande vigilance ainsi qu’une concentration visuelle accrue. L’enchainement service-volée demande surtout de pouvoir toucher avec régularité au service un certain nombre de cibles stratégique dans le carré de service adverse et d’adapter sa course vers l’avant en conséquence. Le serveur-volleyeur n’a pas à attendre la balle courte.
Mon coach m’a d’ailleurs fait remarquer que pour un aspirant-attaquant, je me replaçais bien trop loin de ma ligne de fond de court. De là a découlé tout un travail sur la prise de balle tôt avec notamment l’apprentissage de la coiffe de balle en coup droit.

Tout est lié au tennis et, si on n’a pas assez bien défini son style de jeu, il sera bien difficile d’acquérir sa maturité de jeu et encore moins sa maturité mentale.
Une fois son système de jeu choisi, on travaille ses points forts

Etape 4 : Travailler ses points forts.

Roger federer

Roger frappe toujours beaucoup de coup droit à l’entrainement © Marianne Bevis

Trouver votre style vous permettra de définir vos schémas de jeu gagnant, que je qualifierais de points fort. Ne tombez pas dans le piège de ces joueurs qui travaillent plus leurs points faibles que leurs points forts, c’est malheureusement contre-productif.
Pour Jean Philippe Vaillant auteur du livre penser comme un champion « lorsqu’on travaille un point faible en pensant en permanence qu’il est faible, on ancre de façon indélébile une certitude : ce coup est faible »
Pour gagner en confiance Ronan Lafaix vous préconise de travailler en priorité vos points forts afin qu’ils deviennent indestructibles et que vous puissiez compter sur eux quel que soit les circonstances.
Le coach américain Dickie Herbst le faisait remarquer dans un article paru en 2000 dans la revue internationale Coaches Review : « les champions jouent très simplement. Ils répètent les mêmes enchainements de coups et frappent les mêmes types de coups gagnants sans tenir compte de leurs adversaires ».
Brad Gilbert, un autre grand coach américain (Agassi, Roddick, Murray), prétend qu’il est inutile de travailler à l’entrainement des coups qui ne vous serviront pas en match.

Trouver son identité de jeu et affuter ses armes comporte un autre avantage. Trouver des automatismes vous permettra de vous libérer du temps de cerveau disponible et donc de pouvoir mieux analyser le jeu de l’adversaire.

Et vous, Quelles sont vos motivations profondes pour disputer des matchs de tennis ? Quel style de jeu avez-vous fini par développer ?

Je vous invite à vous exprimer dans les commentaires en dessous.

1 Vous mesurerez toute la subjectivité qu’il y a à qualifier certains styles de beau et d’autres de pourri.

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32 réponses à Quatre étapes pour trouver votre identité de jeu et enfin briller dans vos compétitions de tennis

  1. Léo dit :

    Super article une nouvelle fois !
    C’est vrai que souvent, on aime avoir son propre style de jeu, ce qui n’est pas toujours facile à trouver.
    Par exemple, j’aimerais beaucoup terminer mes points au filet durant les échanges mais mes volées ne sont pas fameuses (surtout celle de revers).

    Léo

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Léo,

      Très bonne idée que de vouloir terminer ses points au filet après avoir mené l’échange du fond du court et créé le désequilibre en sa faveur.

      Le plus important est de bien comprendre que si on a bien débordé l’adversaire la volée à jouer derrière ne sera pas extrêmement difficile. Le plus souvent il s’agira de poser la balle.

      Entraine-toi un minimum de 5 minutes au filet (volée et smashs) à chaque séance que tu jouera à l’avenir et tu atteindra rapidement le niveau minimum nécessaire pour pouvoir poser tes volées hors de portée de tes adversaires.

      si jamais il t’arrive de jouer à deux contre un, profite en pour passer quelque minutes au filet en alternant volée à droite et volée à gauche sur tes deux partenaires (un des meilleur exercice qui soit).

      bon courage à toi.

      Vincent

  2. chiccoach dit :

    bonjour,

    trop peu d’articles, de documents, de livres, de dvd sont dédiés à la tactique au tennis… en voici un et il est fort intéressant!

    trouver une identité de jeu est la chose la plus importante en terme de JEU. savoir faire un service, un coup droit, un revers, une volée, un smash, savoir tout faire est une bonne chose mais comment les utilise-t-on en match??

    personnellement j’ai appris à jouer tout seul au tennis et j’ai toujours adoré le beau jeu. de ce fait, j’ai toujours voulu savoir tout faire. du coup mon tennis n’a aucun point faible… mais aucun point fort^^

    et le plus dur ça a été de franchir le cap de 15/2 pour essayer d’aller en seconde série afin de passer le diplôme d’enseignant de tennis. dur car je me retrouvais sur le court en ayant aucun plan de jeu, aucune stratégie, aucune identité de jeu… juste courir après la balle, jouer revers de l’adversaire, et jouer là où le joueur n’est pas (c’était mieux que rien!)!!

    des années plus tard, après avoir ramé, limé et gagné mes matchs au forceps, je réussis avec un gros physique à monter tout de même 5/6… j’ai eu mon BE dans la foulée mais avec le recul, je ne savais toujours pas jouer (tactiquement) au tennis. jouer c’est-à-dire avoir un vrai profil de jeu, établir un plan de jeu en fonction de mon adversaire et de la situation.

    après quelques années de formation de jeunes, je me rendis compte que les problèmes tactiques que j’eus en tant que joueur, je les retrouvais chez mes jeunes. je leur dis dans un premier temps « imposer votre volonté » en développant leurs points forts mais ça ne suffisait pas. je dus me pencher sérieusement sur la question de la « tactique au tennis ».

    après études autodidactes (on l’est tous au tennis), observations en tournois, interviews de joueurs et coachs, la construction d’une identité de jeu se fait en suivant ce processus:

    1- morphologie du pratiquant: taille, poids, muscles rapides ou lents, ossature… sont des facteurs qui influencent en premier lieu la construction de ce profil
    2- influence des premiers formateurs: beaucoup d’enseignants orientent les enfants instinctivement ou volontairement vers un profil qui leur ressemble
    3- influence de l’environnement proche, le club, la région: jouer dans un club de « dur », de « terre », s’entraîner qu’en gymnase, jouer avec des attaquants, jouer avec des contreurs, avoir un frère qui est serveur voleyeur ou gros défenseur… influencent de façon précise le joueur. de même jouer dans une région où il y a beaucoup de surface en dur, jouer beaucoup d’adversaires agressifs, jouer dans une région de terre battue, …etc
    4- influence de l’environnement lointain, le pays, le circuit international:
    beaucoup de pays ont une identité comme l’espagne et les pays d’amérique du sud qui ne fournissent pratiquement des crocodiles spécialistes de terre, les britanniques et les américains du nord des joueurs très offensifs spécialistes de dur, les français sont réputés être des joueurs polyvalents, les joueurs de l’est ont des jeu stéréotypé sachant aussi bien contrer qu’attaquer. le top 100 mondial est aussi une référence pour les jeunes qui construisent leur jeu non seulement à travers les entraînements de leur entraîneur de club mais aussi à travers les exploits de leurs icônes. cependant être fan de roger federer ne veut pas dire qu’il faut aller toujours de l’avant!
    5- psychologie du pratiquant: chaque personne a reçu une éducation parentale différente, chaque personne a son histoire. une personne peut être plus créative, plus entreprenante, plus craintive, plus expansive, plus nerveuse, plus égoïste, plus généreuse qu’une autre. cette personnalité influence fortement le construction d’un profil. c’est cette psychologie qui pousse des joueurs comme GAEL MONFILS de rester contreur/défenseur alors qu’il a le physique et l’explosivité pour être plus offensif, alors que tout le monde le pousse à aller dans ce sens… de même pour RICHARD GASQUET qui s’entête à partir loin de sa ligne pour construire ses points alors qu’il a tout pour jouer plus près de celle-ci voire dans le court.

    tous ces facteurs construisent ce que les techniciens appellent un PROFIL TACTIQUE. et chaque profil a ses points forts et ses points faibles.

    pour finir, sur cet article on s’attarde très judicieusement sur les points forts mais ne vous vous êtes jamais demandé comment s’est construit un point faible??? pourquoi souvent les bons joueurs à qui on reproche d’avoir un mauvais revers, un mauvais coup droit, etc continuent à garder cette faiblesse malgré le travail quotidien sur ce point? pourquoi ces mêmes joueurs, après avoir arrêté le tennis quelques années, reviennent en n’ayant plus ses défauts? est-ce que le terme « point faible » est en lui-même limitant faisant naître dans le cerveau de faux préjugés qui vont gangrener le jeu du pratiquant?

    à méditer

    chiccoach

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Chiccoach pour ce témoignage et ces brillantes remarques,

      Ton histoire souligne la difficulté qu’il y a à établir une stratégie de jeu claire puisque celle-ci t’a poursuivi jusqu’à ton accession à la deuxième série.

      Je n’ai moi-même entendu ce terme d’identité de jeu que très récemment après avoir pratiqué le tennis depuis plus de trente ans. Cela souligne pour moi l’importance et l’avantage que l’on peut avoir à en connaître plus sur le fonctionnement de son jeu.

      Je suis bien entendu globalement d’accord avec ton analyse sur les 5 points qui participent à la construction de chaque identité de jeu.

      A mon sens le premier point sur la morphologie du joueur peut-être nuancé par le fait que le corps s’adapte aussi à la forme de jeu pratiquée. Un marathonien adepte de l’effort aérobie (long avec apport d’oxygène) peut progressivement augmenter ses performances anaérobie (court en apnée) par la pratique d’un tennis d’attaque de type service-volée (filière courte).

      Idem pour le dernier point sur la psychologie du joueur qui ne construirait pas uniquement en fonction de l’éducation, de l’histoire et du milieu social dont le joueur est issu mais se construirait aussi parfois en réaction par rapport à toutes ces données. Je m’explique, tel joueur timide et introverti dans sa vie professionnelle et familiale pourra rechercher sur le court à jouer un tennis d’attaque complètement débridé à l’opposé de sa personnalité civile. Je crois beaucoup au tennis comme révélateur des personnalités cachées des individus.

      Quant au terme de points faibles il est malheureux et porte en lui-même (le pouvoir des mots) un poison capable de contaminer n’importe quel coup.

      Comment naissent les « points faibles »? il se nourrissent beaucoup, à mon avis, du regard des autres. J’ai souvent entendu dire que je n’aurais jamais un bon coup droit (j’ai un geste naturel de revers très bon). C’est aussi la raison pour laquelle je travaille beaucoup ce coup avec la ferme conviction que j’en ferait bientôt un coup fort.

      Vincent

      • chiccoach dit :

        re

        quelques précisions sur mon précédent commentaire… les 5 paramètres que j’ai définis s’additionnent entre elles pour créer le profil tactique du joueur. il n’y a pas un paramètre qui prendra plus le pas sur les autres. la grande taille peut passer sur un second plan si le joueur ou la joueuse évolue sur terre battue formé par un coach ultra défensif dans une région de culture terrienne.
        je suis tout à fait d’accord avec toi sur la psychologie, mais l’aspect global là aussi prime sur le détail. un joueur timide et introverti, peut aussi être influencé par un coach fan du tennis vers l’avant, des partenaires d’entraînement attaquants, une morphologie approprié à un style agressif…
        bref, l’identité de jeu se construit avec des facteurs intrinsèques et extrinsèques qui sont propres à l’individu. alors qu’un autre individu issu du même environnement et du même coach peut avoir sa propre « carte du monde » ou devrais-je dire « carte du tennis », et s’orienter finalement vers un style opposé à son partenaire.
        chaque personne est différente, en tant qu’individu et en tant que joueur et joueuse de tennis. chacun a une technique personnelle, un style personnel.
        en ce qui concerne ton coup droit, ça ne m’étonne pas que tu ais un problème de ce côté. moi aussi, j’y ai beaucoup bûché sur ce coup qui ne partait si droit que ça^^
        au vue de ton blog, tu es quelqu’un qui réfléchit énormément sur le tennis. tu te pose beaucoup de questions sur ton tennis, voire beaucoup trop. je suis comme toi une personne qui conscientise un peu trop les choses et du coup quand je joue, je me bats plus pour trouver un relâchement que contre mon adversaire!!

        bon courage

        chiccoach

        • Vincent Bonnin dit :

          Bonjour,

          Pour la problématique du « est ce que je réfléchi trop ou pas assez ? » cela dépend aussi des individus.

          Certain vont être très instinctif tant en match qu’a l’entrainement et d’autres comme moi vont avoir besoin de mener une réflexion sur leur pratique sportive.

          Réfléchir n’est en aucun cas un handicap pour moi, bien au contraire. L’important étant de réfléchir au bon moment. La plupart des joueurs jouent à l’entrainement sans réfléchir et réfléchissent trop en match. L’important est au contraire de réfléchir au maximum à l’entrainement pour pouvoir jouer de la manière la plus automatisée possible en match et se concentrer enfin sur son adversaire.

          C’est d’ailleurs ce que prone Ronan Lafaix que j’ai eu le grand plaisir d’interviewer ici

          http://blog-tennis-concept.com/ronan-lafaix-coach-de-tennis/

          Bref conscientiser les choses n’est pas un problème si on finit par laisser un peu de place à l’action (passer son temps à conscientiser sans jamais agir ne mène jamais à rien).

          Vincent

          • chiccoach dit :

            salut

            comme tu dis, il est essentiel de réfléchir à son tennis… afin de formaliser un projet, établir une programmation, formaliser une analyse avec son coach, formaliser ses besoins, prendre conscience de ses qualités et de ses défauts… etc. la réflexion est importante dans tous les domaines.
            je suis d’accord avec toi qu’il faut se prendre la tête aux entraînements pour ne plus se prendre la tête en match. cependant, de par mon expérience, je connais très peu de compétiteurs qui ont cette capacité de détachement… c’est-à-dire de se conscientiser au maximum à l’entraînement et se détacher en tournoi!
            les joueurs les plus relâchés que j’ai connus le sont autant à l’entraînement qu’en matchs. d’ailleurs beaucoup de jeunes jouent relâchés car ils n’ont pas autant d’infos que nous sur leur jeu. ils sont naïfs, insouciants et spontanés. mais arrivés à l’approche de l’âge adulte ils ont appris à formaliser les choses, mettre des mots à leurs maux, mettre un « oeil de cain » à leur tennis… un oeil qui les poursuivra jusqu’à leur tombe!!
            à ce moment là, ils sont beaucoup moins relâchés en match et ont besoin d’apprendre à mettre en place des rituels afin de trouver du détachement et de toucher la très convoitée « ZONE ».
            ils doivent apprendre à leurrer leur cerveau afin de se concentrer sur le jeu et de ne plus être étouffés par l’enjeu.
            à la fin tu dis que conscientiser les choses n’est pas un problème si on laisse place à l’action… bien entendu. facile à dire mais pas facile à faire. c’est comme faire la différence entre le savoir et le savoir-faire. savoir que son jeune n’a pas une bonne prise en coup droit (prise extrême) est une chose et le savoir lui faire changer de prise en est une autre, savoir qu’il faut avoir un plan de frappe avancé est une chose et savoir le faire en match dans le tie-break du dernier set en est une autre.
            selon moi la seule façon d’optimiser cette action est de trouver du détachement par rapport à cette conscience.

            c’est mon avis

            chiccoach

  3. quinco dit :

    remarquable ton article Vincent !

    Il est tellement riche qu’une idée me vient : tu pourrais presque le retranscrire sous forme de questionnaire qui permettrait à chacun de se poser les bonnes questions à discuter avec ses partenaires et son entraineur ?

    Je n’ai repris le tennis que depuis 4 ans, mais je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer un prof qui prenne le temps de cette réflexion qui permettrait, ton article le prouve, de faire un usage plus intelligent du panier de balles !
    Je retiens particulièrement l’idée de renforcer ses coups forts, ayant également constaté qu’on insiste tellement sur l’amélioration des coups « faibles » – serait ce ça le tennis ? – que je n’ai jamais eu en 4 ans de réflexion du type : ça tu le fais bien, cette séquence tu la maîtrise, tire en partie.
    Erreur de philosophie d’une part, mais aussi de timing car à 36 ans on nourrit moins d’espoir de voir corriger nos lacunes et on trouve une motivation renouvelée de faire un usage aussi efficace et intelligent possible de nos moyens, quels qu’ils soient.
    Merci !

    • Vincent Bonnin dit :

      A mon tour de te remercier pour ce commentaire.

      Figure-toi que j’ai eu cet idée de questionnaire que je pourrai soumettre à mes lecteur afin qu’ils puissent mieux connaître leur profil de jeu, il y a quelque mois. Un ami enseignant de tennis m’en a dissuadé à l’époque car il pensait que c’était impossible vu que les profils psychologique des joueurs étaient trop complexes pour être systématisés de la sorte.

      Depuis j’ai acquis d’autres connaissances qui m’autorisent à penser que ce projet pourrait bien redevenir d’actualité.

      En ce qui concerne la quête de ton identité de jeu propre, n’hésite pas à démarrer un questionnement sur ton jeu et en partant de là je pense que si tu questionne un professionnel de l’enseignement du tennis, il portera un autre regard sur toi et il pourra alors t’apporter plus que tu ne le pense.

      Bon courage à toi et bonne route !

      Vincent

  4. Franck dit :

    Beaucoup de pertinence dans ta réfléxion mais trouver son identité passe certainement aussi par l’amélioration de ses points faibles. Je pense qu’il faut les travailler en parrallèle des points forts. Pourquoi ? Tout simplement pour gagner en confiance et améliorer sa palette de coups. Bien sur, cela demande du temps et de l’abnégation pour prendre conscience de la progression mais je pense qu’au final, ce n’est que du positif.
    C’est ce que je fait actuellement avec mon coup droit (mon point faible). J’apprend à lifter depuis 6 mois pour gagner en confiance et prendre du niveau. Hé bien, ça fonctionne !! Il faut beaucoup de temps et ne pas se décourager… Les points forts restent forts pour autant (moi c’est le revers et le service). Si je peux en plus compter sur un coup droit féroce, je dit oui :-).
    Je suit ton blog depuis un certain temps et félicitations, c’est une vrai mine d’or !
    Sportivement
    Franck

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Franck pour la mine d’or,

      Capitaliser sur ses points fort ne veut pas dire négliger complètement ses points faibles loin de là. Je suis dans le même cas que toi avec un revers fluide et naturel et un coup droit très perfectible…

      Et bien, je bosse mon coup droit sans relâche pour en faire un jour un point fort, car c’est un coup indispensable quel que soit le style de jeu pratiqué (déjà pour prendre les balles hautes). Je me suis d’ailleurs longtemps demandé pourquoi Richard Gasquet tournait autour de son coup droit…

      Je continue néanmoins à travailler mon revers pour continuer à surprendre mes adversaires le long de la ligne et créer le déséquilibre. Le cas des joueurs plus fort du revers est un peu particulier je pense.

      Bon courage pour l’amélioration de ton coup droit.

      Vincent

  5. Letort dit :

    Belle initiative de dire qu’il faut privilégier les points forts…effectivement un match ne se gagne jamais avec ses faiblesses alors autant être encore plus percutant avec ses forces.
    Cependant, lors de la formation des enfants (école de tennis), il est nécessaire de ne négliger aucun secteur car la personnalisation du jeu ne fait plus tard et surtout lorsque l’enfant a une certaine expérience de la compétition.
    Bravo pour tes réflexions très pertinentes!
    Olivier

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Olivier,

      Pour travailler ses points forts il faut d’abord pouvoir les identifier, ce qui constitue déjà tout un travail en soi. Les enfants doivent bien évidemment apprendre à jouer tous les coups avant que ne se dessine des préférences et aptitudes particulières.

      Vincent

  6. SAIZ José dit :

    l identité du jeu , de notre jeu ….j ai lu tous les posts des personnes interéssées ainsi que les tiens Vincent et mon diagnostic personnel est que j ai une véritable schizophrénie tennistique !!! lors d un ancien msg je te disais que j étais gaucher  » rameur  » de fond de court , ancien 15/5 redescendu 30/1 en 2 ans pour me faire plaisir en 4 éme série !! mais le hic c est que mon idole a toujours été J. Mac Enroe , gaucher aussi , et mes adversaires me qualifient de  » Nadal  » de 4éme série !!!…. je suis frustré mais j ai un service qui n avance pas et je ne peux développer un service/volée sous peine d être chatié à tous les coups !!! je rajouterai que j aime faire les doubles et que je me régale à monter au filet pour faire bloc avec mon coéquipier !! tu vois , beaucoup de paradoxes mais pas beaucoup de solutions…. je continue , pour l instant ; à rester dans ma filière longue qui me rapporte + de points mais j ai envie d abréger les échanges !!! ah oui j ai 55 ans , ancien basketteur niveau Nationale 3 ou j étais un attaquant scoreur naturel !! que faire ? choix cornélien !!! en tous cas je te souhaite une bonne année 2014 avec santé , joie et plaisir sur le court !!

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour José,

      Si tu rêve de jouer comme Mc Enroe et que l’on te compare à Nadal, je comprend ton désapointement mais je te demande de regarder cette comparaison d’un peu plus près. Nadal est réputé, il est vrai, pour sa force de sape et ses formidables coups de défense mais ce qui m’a le plus plu chez lui ces dernières années, c’est sa capacité à faire évoluer son jeu vers l’avant en travaillant ses coups d’attaques. Comme toi, il joue de temps en temps en double (et plutôt bien).

      En fait, j’ai le même souci que toi et je cherche à progressivement faire évoluer mon jeu vers l’attaque. Cela passe par un meilleur service pour pouvoir enchainer au filet ou bénéficier d’une balle d’attaque, une prise de balle plus précoce avec un replacement plus à l’intérieur du terrain et enfin prendre l’initiative immédiatement sur les services faibles adverses.

      Donc, je vois bien pour toi, une amélioration progressive de tes coups d’attaque en match officiel avant que ces derniers ne se substituent peu à peu à tes coups de défense.

      Et n’hésite pas à te repasser des cassettes de Big Mac, c’est excellent pour l’inspiration.

      Vincent

  7. delmas dit :

    Comment fait on pour savoir son style de jeu? Moi je remet toute les balles avant d’accelerer mais c’est rare. je ne connais pas mon point fort.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Delmas,

      Connaître son style de jeu c’est aussi réfléchir sur son jeu. Aimes-tu remettre en attendant la balle courte? Voudrais-tu provoquer cette balle d’attaque plus tôt? Préfères-tu gagner le point en 3,5,15 ou 25 coup de raquette? Comment gagnes-tu tes points en match ?

      Après avoir réfléchi, demande à tes partenaires d’entraînement et à tes adversaires quel sont tes coups tes enchainements qui les gêne le plus.
      Tu commencera à avoir quelque éléments de réponse sur ton identité de jeu.

      Bon tennis à toi

      Vincent

  8. Iv dit :

    Bravo Vincent pour ce passionnant article.

    Je crois me souvenir d’une vieille interview de Noah qui disait ce que sa rencontre avec Arthur Ashe l’avait marqué a jamais : ce dernier lui avait justement conseillé de bosser ses points forts.

    • Vincent Bonnin dit :

      Si on regarde la carrière de Yannick Noah, ce qui frappe le plus c’est la formidable personnalité qui se dégageait de son jeu.

      Yannick avait dévelloppé une manière de jouer unique avec des coups très fort (service-volée et smash) des coup très faible (retour de service, revers lifté) et une batterie de coups chopés (uniques sur le circuit) destinés à cuisiner et destabiliser ses adversaires.

      Un cocktail gagnant

  9. AL dit :

    Bonjour Vincent,

    J’ai découvert ton blog en cherchant un livre de TIMOTY GALLWAY (tennis et concentration) mais qui n’est plus édité dans la langue de Molière mais uniquement à ce jour dans la langue de Shakespeare…D’ailleurs si quelqu’un en a une édition en français, je suis preneur…Le thème qui m’intéresse fait le lien avec une partie des propos de ton article à savoir s’appuyer sur ses points forts.

    D’abord je trouve ce blog particulièrement intéressant et ouvert au dialogue et aux échanges.

    Je suis « jeune » joueur car je me suis mis au tennis il y a 1 an. J’ai 40 ans et ai toujours aimé le tennis (pratique entre amis étant jeune et hors club). Aujourd’hui je suis dans un club et prends des cours en petit groupe (5 personnes). Mon niveau de classement est 30/1 après 3 tournois. Le sujet évoqué m’intéresse même si j’en suis au stade d’améliorer ma technique (bon coup droit lifté avec capacité d’accélérer mais revers de niveau moyen et service correct mais non puissant).
    Je trouve qu’en effet le fait de se connaître permet de poser son jeu. J’ai gagné ou perdu des matchs mais sans en faire l’analyse sur la stratégie déployée ou dit autrement sur mon style de jeu. Aussi le fait de réfléchir à son identité de jeu va me permettre d’apporter une partie des réponses que je me pose.

    Un autre aspect qui me paraît intéressant est relatif à l’adaptation au jeu de son adversaire qui peut être nécessaire . Cela peut nécessiter de modifier son jeu, ce qui n’est donc pas aussi évident.

    Sur l’approche mentale, je suis amené à travailler dans du management par accompagnement et ai quelques convictions sur ce sujet. A mon sens l’approche « émotionnelle » est une des clés majeures d’une démarche réussie. Cela va dans le sens de dire que le fait de s’appuyer sur ses points forts permet de ne pas mobiliser son cerveau sur une approche négative mais de bonifier ce qui va bien. Par propagation positive (réussite sur son point fort) le coup qui peut être considéré comme faible va progresser avec évidemment un minimum de travail. Je partage totalement l’idée que notre éducation (culture française notamment) engendre une nécessité de rigueur , d’évaluation, de nécessité de réussite, de ne pas être dans l’échec, de ne pas faiblir…bref on se concentre sur ce qui va mal quand cela se présente plutôt sur ce qui a été bien (regardez l’attitude de parents face aux notes de leurs enfants)…on voit le verre à moitié vide plutôt que celui à moitié plein. Cela ne conduit pas naturellement l’individu vers de bonnes dispositions.

    Je ne m’étendrai pas sur ce sujet car par rapport au thème de départ, l’identité du jeu, car je vois bien que je m’en éloigne et ne souhaite pas avoir les foudres de lecteurs…

    Encore merci pour les articles du blog

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Alain pour ton commentaire particulièrement riche et intéressant.

      Ta réflexion sur l’approche émotionnelle n’est pas si éloigné du sujet que cela.

      Au vu de l’analyse de ton jeu, je te conseille de continuer à travailler ton coup droit avec lequel tu peux accélérer et changer le rythme du jeu. Essaye de le frapper progressivement dans des situation de plus en plus extrême : balle basses, balles au dessus de l’épaule ou par temps venteux. Tu peux aussi t’exercer à prendre la balle de plus en plus tôt en la coiffant, à faire des courts croisés, à développer ton jeu de jambe de manière à prendre la balle de plus en plus du côté revers.

      Du dois aussi peut-être penser ton revers comme un coup de défense sur lequel tu va remettre la balle et neutraliser ton adversaire (travail de régularité) en attendant de pouvoir puncher ton coup droit.

      Enfin ton service, s’il n’est pas puissant doit être le plus précis possible pour te permettre de frapper ton deuxième coup (coup droit de préférence) dans les meilleures conditions possibles (par exemple en visant les extérieurs dans le but de t’ouvrir le court adverse).

      Bon courage et félicitation pour ton accession au rang de 30/1.

      Vincent

  10. Rida dit :

    Bonsoir Vincent,
    Mille merci pour tout ce vous faite pour faire progresser le niveau de jeu de tout age. Franchement je suis très touché par votre disponibilité à répondre à tout le monde, C’est vraiment fabuleux ce que vous faite pour le tennis, bonne continuation.
    Très sincerement.
    Hocine Rida.

  11. Régis Lacoste dit :

    Revenant d’une défaite cuisante à un open amateur 4ème série contre un faux 30/5 gaucher doté d’un service slice kick bien puissant et remarquable (30, voir 15/5 …), je pense adopter ce type de jeu :

    1 Remettre la balle en longueur croisée sur le fond de court. Régular.
    Pas d’attaque. Je remets !

    2 Montée systématique à la volée sur toutes les balles courtes / en attaquant long de ligne. Puis volées de préparation et je finis le point. ou amorti/smash.

    Ce qui donne à l’entraînement : minimum 2 fois par sem. ou 3 si dispos physique.
    intro échauffement/étirements 5/10 min avant l’heure.

    1 Travail coup droit sur fond de court, je cherche la longueur croisée. 15 min

    2 Idem mais en revers 1O min

    3 Travail sur petites balles courtes en attaquant long de ligne 15min

    4 Travail de la volée et smash 10 min
    (Je lierais les deux exercices une fois ma mise en place juste)
    5 services.

    6 Etiréments.

    NB: Au cours de la séance je filme un coup spécifique (en 1 coup droit, après ce sera mon service, puis mon revers, ou l’inverse) pour envoyer la vidéo à des forums tennistiques afin de corriger ma gestuelle. Je n’ai pas le budget pour des cours …
    Enfin j’attends un lance balles qui va arriver sous peu, donc ce type de séance est programmable, ce qui aurait été plus dur avec des partenaires.
    J’ai un joueur qui accepte de bosser comme ca, tous les autres sont plutôt à faire des balles… Ils sont pourtant pour la plupart bien au dessus de mon niveau .. mais c’est un autre sujet.

    Ca va C…. !!!

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Régis,

      J’aime beaucoup ta réaction à ta défaite. Utiliser la rage de ton échec pour mettre les bouchées doubles à l’entrainement te fera progresser à coup sûr.
      J’ai souligné aussi qu’il y avait un début de réflexion sur ta manière d’appréhender ta séance d’entrainement : cela va aussi dans le bon sens.
      Pour ton échauffement évite de trop forcer sur les étirements cela fragilise le muscle. L’idéal c’est de faire tourner ses poignets, ses bras, son bassin, de faire rouler doucement sa tête, de décrire des cercles avec ses genoux. Ce que l’on appelle des étirements dynamiques. Soft et efficace.

      Pour le programme en lui-même, tu n’est pas obligé de dissocier le travail de longueur et d’exploitation des balles courtes. Vous pouvez décider (avec ton partenaire) de vous autoriser un changement de direction (suivi au filet) en cas de balle courte (rebondissant dans le carré). Vous travaillerez le passage du jeu d’attente au jeu d’attaque ou de défense (pour celui qui a joué trop court).

      Pour le travail à la volée, travaillez l’alternance jeu de volée et smash. L’exercice que je pratique en ce moment : Le volleyeur démarre de la ligne de service joue une volée basse (en avançant) suivi d’un lob (il recule) et ainsi de suite. C’est un exercice que j’aime beaucoup car tonique et utile aux deux parties. Le défenseur s’habitue à alterner balles courtes et lob en fonction de la position du volleyeur.

      Enfin, n’oubliez pas de jouer des points après le travail du service (tie-break par exemple). Le tennis ça démarre toujours par un service et un retour. Ces deux coups sont à travailler à toutes les séances.

      Bon tennis à toi et bonne progression.

      Vincent

  12. yassine dit :

    Super article une nouvelle fois !
    C’est vrai que souvent, on aime avoir son propre style de jeu, ce qui n’est pas toujours facile à trouver.
    Par exemple, moi j’aimerai jouer de courts échanges, les jouer dans les angles, croisés, bien liftée (je suis gaucher) et de finir avec un coup gagnants.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Yassine,

      Profiter des balles courtes adverses pour à ton tour jouer court-croisé afin de t’ouvrir le terrain adverse est un schéma tactique intéressant à travailler pour toi…et un début de réflexion pour définir ton identité de jeu.

  13. stef dit :

    Bonjour
    Votre article est très intéressant surtout en ce moment avec RG qui vient de commencer, nous prenons à chaque fois du recul sur les stratégies et techniques à adopter. Ma question n’a peut être pas sa place ici, mais bon …
    J’ai 37 ans, je suis expatrié, je joue depuis presque 30 ans et pour mes prochains congés en juillet en France, je souhaiterais renouer avec la compétition (senior maintenant). Cela est il possible sans appartenance à un club français ? J’aimerais tellement m’évaluer en France dans un tournoi durant mes quelques semaines de vacances !
    Merci pour votre réponse à une question hors sujet ici
    Cordialement
    Stéphane

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Stéphane,

      Ta question est il est vrai un peu hors sujet, mais surtout je suis bien incapable de te répondre. Le mieux est de voir avec la Fédération Française de Tennis qui t’expliquera la marche à suivre pour que tu puisse disputer des tournois officiel en France.

      http://www.fft.fr/fft

      Il te faudra certainement prendre une licence (affiliée à un club ou non) et pouvoir justifier d’un certificat médical de non contre-indication à la pratique du tennis valide.

      Bon courage dans tes démarches

      Vincent

  14. David dit :

    Bonjour Vincent,

    j’aime beaucoup cet article car il correspond à mon questionnement du moment.
    Je reprends le tennis après avoir arrêter 10 ans…j’ai 39 ans…
    A l’époque j’étais 15/4 sans vraiment me prendre la tête. Service complet puissant, coups droit et revers à une main variés et puissants. Mon jeu à l’époque était porté vers l’avant : service et retour/volée, des pains fluides des deux côtés qui me permettaient de suivre et claquer ou de déposer à la volée…
    Aujourd’hui, c’est différent 🙂
    J’ai une grosse envie de jouer et de gagner mais quelques paramètres sont venus pimenter mon approche du jeu…
    J’ai parfois mal au dos, j’ai un genou droit à protéger et un orteil pied gauche capricieux…
    Et oui !!!!! Dans mon cas, la réflexion et l’identité de jeu sont plus que jamais d’actualité…
    Mon commentaire ouvre davantage cette approche d’identité car plus que jamais il s’agit de s’adapter de façon dynamique ( pour jouer) selon une culture de jeu ancrée mais avec une cartographie et une réalité physique nouvelle…

    Intéressant n’est ce pas ????? 🙂

    Au niveau du jeu, je dois déjà monter 15/5 en février, seulement, j’ai subi quelques défaites en 2 mois que j’ai du mal à digérer car elles sont dues à mes nouvelles capacités physiques qui m’ont handicapées à un moment donné du match…

    Défaite à 30, 15/4 et 30/1 car mal au dos en plein match…souvent dans le 2 ème set lorsque je mène 4/0 ou 5/1…

    Comme je reprends le tennis, je fais sans doute trop d’échanges dans le but de retrouver des sensations et des automatismes…

    J’ai eu une discussion avec mon coach actuel ( BE à 5/6 )qui m’a clairement dit qu’il fallait que je m’économise en montant et en écourtant les échanges…

    Je suis d’accord avec lui, le problème est cet orteil douloureux qui me gêne lorsque j’effectue les reprises d’appuis vers l’avant !!!!

    Je sais… il ne faudrait pas vieillir !!!!!! 🙂

    Vous l’avez compris, ma réflexion est productive en ce moment, car je DOIS trouver des solutions pour me permettre de jouer et de m’éclater !!!!

    Dans mon cas, j’appelle ça : la recherche de l’homéostasie !!! ( recherche de mon équilibre avec tous les paramètres me concernant)

    Ce qui est aussi une recherche identitaire, je pense…

    Super ton article Vincent, merci beaucoup 🙂

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour David,

      Ta problématique tient autant de l’identité de jeu que de l’adaptation. Pour la diminution de tes capacités physiques d’explosivité, je te vois bien effectuer un travail sur la disponibilité et la précision de ton petit jeu de jambe avec l’objectif de t’alléger le plus possible dans tes déplacement (comme si tu jouais sur un gazon humide ou une terre battue glissante).

      Tu pourrais aussi travailler ton oeil (perception des trajectoires concentration sur l’anticipation des coups adverses.)

      Pour le dos, il faudrait que tu voie un professionnel (préparateur physique, prof de yoga, osthéopathe…) qui t’apprenne à le renforcer et à en prendre soin (étirements, postures, renforcement musculaire). Je ne connais pas ton problème, mais c’est un bon dos qui te permettra de prolonger ta carrière de joueur longtemps encore.

      Vincent

  15. redha dit :

    faudrait-il axer son travail sur les points forts qui sont déjà un acquis;ou plutot se concentrer sur les points faibles?COMMENT PEUT-ON CONCILIER ENTRE L’UN ET L’AUTRE?MERCI VINCENT

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Redha,

      Merci pour ta question. Tout dépend de ce que tu appelle points forts et points faibles.
      Je ne connais pas ton niveau mais si tu es débutant il te faut impérativement être capable d’effectuer les 6 coups de base du tennis (coup droit, revers, service, volée, smash, retour). Si un de ces 6 coups te manque, il te faudra acquérir un niveau minimum en priorité. Exemple, être capable de mettre la balle dans le carré au service, de renvoyer un revers croisé ou de poser une volée pour conclure.
      Une fois que tu as acquis les 6 coups, des points forts vont se dégager en même temps qu’un style de jeu.
      A ce moment la, commence tes entraînement par le travail de tes points fort et ne les considère jamais comme acquis. Cela te permettra de te mettre en confiance, ensuite tu passes aux point faibles avec des objectifs naturellement moins ambitieux (c’est comme ça que procèdent les bon joueurs).

      Bon tennis à toi

      Vincent

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