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A tous ceux qui veulent enfin battre les rameurs du tennis, mais qui ne savent pas par où commencer

gicquel contre matosevic

Battre un rameur, un des grand défi du tennis ©Vincent Bonnin

Quel que soit votre style et votre niveau de jeu vous finirez fatalement par croiser la route de ce joueur qui renvoie la balle une fois de plus que vous dans le terrain et qui vous donne l’impression de jouer contre un mur. Il existe pourtant des stratégies et des attitudes à adopter avant de rendre les armes face à de tels joueurs. Après avoir défini le profil de ce type d’adversaire, je vous livrerais quatre conseils qui couvriront les aspects techniques, tactiques, physiques et mental de vos futurs duels.

Cet article fait partie d’un projet collectif inter-blogs organisé par Aurélien Rieu du blog Tennis Pourcentage. Sur le thème Comment vaincre vos bêtes noires au tennis, sept experts du tennis (six et moi-même) traitent les questions suivantes :

Comment jouer contre un rameur?
Comment ne plus faire de doubles fautes?
Comment jouer contre un volleyeur systématique?
Comment jouer contre un gaucher?
Comment être performant lors d’un match en 3 sets?
Comment jouer sur une surface inhabituelle?
Comment ne pas craquer dans un tie-break?

Les réponses seront regroupées dans un e-book que vous pourrez télécharger gratuitement en cliquant ici.

Comment reconnaitre un rameur?

Le rameur est un joueur très régulier qui possède une très bonne couverture de terrain et un bon jeu de défense. Ce style de joueur que l’on appelle aussi crocodile (en référence au mousquetaire René Lacoste) mise avant tout sur les fautes adverses pour remporter ses matchs. Il va chercher à vous emmener dans un défi d’endurance avec de long échanges perdants qui vont finir par vous épuiser à la fois mentalement et physiquement.

Techniquement, ne lui rendez pas la tâche trop facile

accompagnement revers tennis

Votre jeu de jambe doit être précis comme un laser ©Gilles Lazennec

L’adversaire préféré du rameur est l’attaquant de fond de court qui frappe des coups puissants derrière sa ligne. Le rameur se délecte de ce style de jeu ou il peut s’exprimer pleinement sur des grands coups de défense, des contre-attaques et sur les fautes adverses qu’il finit par provoquer. Si vous aimez attaquer du fond, cherchez la longueur de balle plutôt que la vitesse de frappe. Le rameur ne joue pas vite, profitez-en pour bien vous appliquer sur vos accompagnements gestuels, la précision de vos placements et la poussée de vos jambes.

Tactiquement : misez sur l’offensive

avancer dans le court

Avancer au maximum dans le terrain face à un rameur ©Gilles Lazenec

Votre objectif va être de réduire le nombre de frappe de votre adversaire. Pour cela vous devez être capable de gagner du temps sur lui en prenant la balle plus tôt. Replacez-vous à l’intérieur du court et profitez de toutes les balles courtes pour prendre l’initiative et monter au filet. Privilégiez le jeu vers l’avant au jeu en puissance. Si les rameurs adorent remettre des balles puissantes, ils peinent à faire preuve de la même régularité pour tirer passings et lobs (plus difficile). Sur vos approches, ne cherchez pas le point gagnant mais plutôt à préparer une volée simple à déposer. Jouez vos attaques le long de la ligne, les rameurs ayant tendance à croiser leurs coups, vous aller les forcer à défendre après une course latérale.

Physiquement, faites sprinter le marathonien

montée au filet et amortie

Amortie et montée au filet, idéal pour casser le rythme © Gilles Lazennec

Votre adversaire est un adepte de la filière longue. C’est un athlète de type marathonien qui adore enchainer les coups. Si vous le forcer à sprinter il va perdre de sa superbe (voir se fatiguer à force). Si vous peinez à accélérer la balle dans les coins, pensez à utiliser amorties et autres balles courtes suivies au filet (ou par un lob). Les rameurs sont souvent collés à leur ligne de fond et rechignent à se déplacer d’arrière en avant. Pour réduire le temps de jeu horaire des rameurs et rester explosif, prenez votre temps au service et lors des changements de côté.

Mentalement, considérez-vous dos au mur

Ne cherchez pas à faire craquer votre adversaire par de longs échanges, c’est peine perdue. Considérez plutôt que vous êtes dos au mur et condamné à vous montrer créatif. Si vous êtes trop timides de ce côté-là, c’est le moment idéal pour enfin tenter en match les attaques que vous réussissez à l’entrainement.

Deux matchs marquants

lob de défense au tennis

Cet adversaire qui lobe souvent joue peut être mieux que vous ©Gilles Lazennec

Au début de ma modeste carrière de compétiteur, je détestais les rameurs. J’avais l’impression de me prendre des sévères corrections par des non-joueurs qui étaient incapables de frapper correctement (c’est-à-dire fort) dans la balle. Et puis je m’apercevais que ces mêmes « nuls » passaient plusieurs tours dans les tableaux après m’avoir battu et que les joueurs d’expérience parlaient d’eux avec un grand respect.
C’est une leçon que j’ai mis du temps à comprendre. Le poison des rameurs se distille, en effet, au fil des jeux et des sets et la vraie nature de ces marathoniens des courts se révèle passée l’heure de jeu. Au début d’un match, tous les joueurs courent bien. Ce n’est que passé un certain temps de jeu que le réel profil athlétique des joueurs se révèle.
A ce propos, pour bien gérer les fins de match, une connaissance de la théorie des filières de jeu pourra vous être utile.
Aujourd’hui, j’aime me confronter à des rameurs car ce sont des joueurs qui vont m’obliger à jouer beaucoup de coups et à donner le meilleur de moi-même dans l’expression d’un tennis complet. C’est l’expérience de tennis la plus intense que je connaisse, malgré le tempo parfois réduit des échanges.

avancer dans le court de tennis

Une seule option : en avant toutes ©Gilles Lazennec

Je raconte un de mes souvenir de défaite face à un rameur ici. Face à ce joueur à la technique atypique, j’ai mal évalué le danger que sa capacité extraordinaire à renvoyer la balle représentait pour moi. Au bout d’un set partout et d’une heure et demi de match, je n’avais plus aucune explosivité et j’ai terminé le match à perdre inexorablement des rallyes de vingt-cinq frappes, incapable que j’étais d’abréger l’échange. J’avais sous-estimé la valeur de mon adversaire et laissé passer ma chance de creuser l’écart en début de match.
A contrario, lors de ma plus belle victoire (2012) face à un rameur mieux classé que moi, je n’ai cessé de monter en régime au fil du match. Après la perte d’un premier set disputé, je me ruai progressivement au filet derrière mes deux balles de service et me montrai particulièrement agressif sur les deuxièmes balles adverses, réduisant les échanges de manière drastique. Après avoir égalisé à un set partout, au bout de deux heures trois quart de match, je survolais le troisième et m’imposait 6/0 en un petit quart d’heure. Mon rameur s’était complètement éteint, faute de rythme et épuisé par ma guerre éclair.

Et-vous? Partez vous vaincus face aux rameurs ou au contraire gonflés à bloc? Quels techniques utilisez-vous? Je vous invite à vous raconter, à poser vos questions et à nourrir le débat dans les commentaires ci-dessous.

Pour compléter cet article je vous renvoie à la solution que vous propose Loic Tap du blog Progression tennis pour contrer les joueurs qui ralentissent le jeu.

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43 réponses à A tous ceux qui veulent enfin battre les rameurs du tennis, mais qui ne savent pas par où commencer

  1. Mathieu dit :

    Analyse passionnante, il y a aussi le rameur agressif qui sans être trop puissant dans ses frappes, va mettre beaucoup d’intensité dans ses frappes en liftant ou slicant à bon escient. Non seulement il est régulier mais sa balle est aussi difficile à contrôler.
    Affronter un rameur réclame également une grande fraîcheur physique et mentale pour jouer avec énergie et tonicité dans le déplacement.

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Mathieu pour ta participation,

      Il y a bien-sûr plusieurs types de rameurs dont ceux qui comme tu l’écrit savent manier avec maestria lift et slice. Le dernier match sur terre battue que j’ai joué (la dernière correction que j’ai prise pour être honnête) fut contre un contreur qui jouait soit des lifts qui rebondissaient au dessus de mon épaule, soit des slices qui s’écrasaient en dessous de mes genoux : problématique.

      La catégorie de rameur que je déteste par dessus tout sont ceux qui montent au filet sur mes balles courtes et volleyent mollement dans les coins (comme s’il cherchaient à m’épuiser et me démoraliser encore plus).

  2. Bonjour Vincent,

    Tu fais une belle analyse pour réussir à jouer contre « la bête noire » de beaucoup de joueurs: le rameur!

    On peut aussi prendre en compte un autre paramètre qui peut faire la différence contre ce style de joueur, celui de savoir ou non avant la partie comment joue son adversaire.

    Premier cas: on connait le joueur parce qu’on l’a déjà rencontré ou qu’on en a déjà entendu parlé. Le profil « rameur » est ainsi clairement identifié avant le match et on peut alors se préparer mentalement au combat et se remémorer les outils (de ton article!) pour battre ce style de joueur.

    Deuxième cas: on ne connait pas le joueur; le style de jeu de l’adversaire doit cette fois-ci être identifié en live pendant le match pour trouver les réponses tactiques adaptées.
    Parfois, c’est seulement après le match qu’on se dit: « ouah le mec n’a pas fait de fautes et il a tout ramené »…il est trop tard, on a subi la loi du « crocodile ».

    • Vincent Bonnin dit :

      Très juste Alexandre,

      Généralement quand on s’aperçoit passé l’heure de jeu (ou l’heure et demi, ou plus selon le niveau) que l’adversaire montre une résistance anormale lors des très long échanges qui se multiplient au fil du match, on est souvent trop attaqué physiquement pour réagir correctement.

      Quand on sait à qui on a affaire, on prend les devants d’entrée de jeu et on augmente sérieusement ses chances d’enrayer la belle mécanique adverse.

  3. Delattre dit :

    On ne trouve presque plus de rameur après la 3ème série ou presque , à nous de progresser j’ai envie de dire.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Delattre,

      Je ne crois pas vraiment qu’il y ait un niveau de jeu ou les rameurs disparaissent. Seulement, plus le classement du rameur est élevé, plus sa technique s’améliore, plus sa stratégie (pour faire déjouer) s’affine et plus sa couverture de terrain devient impressionnante.

      Le point où je te rejoint est que plus son niveau augmente, plus on a les armes pour contrer les rameurs devant lesquels on est un peu démuni quand on démarre la compétition au tennis.

  4. Desmargez dit :

    Arrf les crocos,

    J’ai écrit un petit truc sur eux, http://0z.fr/rfUjg. Avant ça me saoulait de jouer contre eux mais maintenant ça va. Après, comme souligné dans les précédents commentaires il y a différents types de rameurs. Pour ma part, les gros lifteurs, sliceurs de fond de court sont les plus difficiles à jouer. En plus ils peuvent changer de rythme et agressent si vous n’attaquer pas. Mais dans ce cas peut-on encore parler de crocos ?

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Cyril et bravo pour ton article (et pour ton blog que j’ai découvert au passage).

      Tu l’a très justement écrit dans ton article, il y a des crocodiles à tous les niveaux. Et pour moi Agneszka Radwanska ou Rafa Nadal ne sont rien moins que des crocodiles amélioré. Même si pour ces deux immenses champions (que j’adore entre parenthèse) on peu évoquer le sommet de la sophistication dans le genre.
      Quel est la stratégie utilisée par Rafa pour s’imposer chaque année à Roland Garros sinon celle du boa constrictor asphyxiant progressivement tous ces adversaires en les écoeurant par sa couverture de terrain et la force de sape de son lift. Et quand il joue contre Roger Federer, c’est à une entreprise de démolition de son revers que le suisse doit faire face.

      Bonne continuation et à bientôt sur Blog Tennis Concept

      Vincent

  5. Franck dit :

    Bonne analyse pour des joueurs agressifs contre des rameurs.

    Contre un vrai rameur, il faut également le fixer sur un côté car il aime se déplacer latéralement et s’épanouit dans cette filière. Donc ne le jouer que sur le coup droit ou que sur le revers.

    Ensuite il faut essayer de l’amener au filet par de balles très courtes, le vrai rameur n’a pas de puissance et montera à la volée sur des balles qui ne nous mettront pas en difficulté, on est ainsi en bonne condition pour le passer.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Franck

      Ta remarque est très juste. Au fur et à mesure que j’écrivais mon article je me rendais compte que la problématique du rameur se complexifiait au fil des niveau de jeu.

      Si je conseille au joueur amateur d’attaquer son adversaire après lui avoir fait faire une course latérale. Ce conseil est valable jusqu’en début de troisième série française (30, 15/5). Au delà de ce niveau, le rameur développe des aptitudes à se déplacer latéralement très au dessus de la moyenne. D’où l’intérêt de le fixer sur un côté avant d’opérer un changement de direction (pas simple). C’est la tactique utilisée par Stan Wawrinka face à Rafa Nadal au début de sa finale de l’open d’Australie 2014.

      Jouer court est effectivement une option généralement payante fac au rameurs. A tester, en tout cas.

      à bientôt et merci pour ta participation

      Vincent

  6. Bonjour Vincent,

    Merci de me citer en fin d’article.
    Lorsque je joue contre un rameur, un vrai, ce qui me perturbe (pour rester poli) c’est qu’il est impossible de s’appuyer sur la vitesse de balle et qu’il est donc très difficile de produire du rythme et d’attaquer. Et on joue de plus en plus petit bras. Ça fait partie de la formation du compétiteur ! Il faut l’accepter 😉

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Loic,

      Je connais bien ce sentiment.

      Le danger qui me guette personnellement quand je joue contre un rameur, c’est une forme d’apathie qui me gagne progressivement au fur et à mesure du déroulement du match. Et si je n’y prend garde, je perd tout rythme et ne peux plus du tout accélerer. C’est pourquoi je dois vraiment me faire violence pour attaquer toutes le balles à ma portée.

  7. Desmargez dit :

    Ah bah perso j’ai une tactique qui fonctionne très bien à mon petit niveau. C’est la tactique de la balle fantôme, molle qui tombe à 2cm à l’intérieur de la ligne de fond. Pour faire ça je pousse la balle de mon rameur tôt au rebond, et la place tranquillou sur les extérieurs. Bon après contre les rameurs super limeurs c’est moins simple, mais là pour moi ce ne sont plus vraiment des rameurs vu qu’ils font quelque chose avec leur balle;)

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Cyril pour ta participation à cette réflexion tactique.

      Des coup longs qui neutralisent l’adversaire et des prises de balles précoce joués tranquillement de part et d’autre du court, cela me semble une stratégie tout à fait pertinente pour mettre en échec un rameur. A tester

  8. Iv dit :

    Bonjour a tous,

    Comment doit-on servir face aux rameurs? Fort a plat ou premières deuxièmes a effets? Favorisez-vous certaines zones?

    Merci,

    Iv

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Iv,

      Personnellement je cherche à exploiter un maximum ma mise en jeu face à un rameur afin d’abréger les échanges. Mon objectif numéro un est d’obtenir une balle courte d’entrée, c’est pourquoi j’alterne dans un premier temps lift haut sur le revers et slice rapide joué sur l’homme.

      Après je m’adapte en fonction du joueur et je sert parfois le coup droit de mon vis à vis, s’il le coupe systématiquement sur les balles fortes (je joue service-volée à ce moment là).

      J’aime bien aussi servir les extérieurs pour lui faire jouer un gauche droite (ou l’inverse) d’entrée (la balle courte suit souvent).

      La première balle à plat est à utiliser avec précaution car ne l’oublie pas, le rameur est un champion du jeu de défense. En cas de non-ace, il te renverra une cloche qui atterrira juste devant la ligne de fond de court (et il est capable de dupliquer ce coup 25 fois de suite).

      Vincent

  9. al dit :

    Personnellement je respecte beaucoup les rameurs car ces personnes jouent de façon très régulière et jusqu’à un certain niveau cela est suffisant pour progresser. En effet s’ils ne font pas de faute, ils laissent le soin à l’adversaire de le faire et souvent de s’épuiser. Bref pas facile à contrer d’un point de vue tactique. En tout cas c’est pour ma part toujours un plaisir de pouvoir déployer du jeu face à ce genre de joueurs et j’avoue que les points gagnants ont encore plus de saveur.

    • Vincent Bonnin dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec toi Alain,

      Un des première erreur que l’on fait face à un rameur c’est de sous-estimer la valeur de son adversaire. Après avoir bataillé pour me défaire d’un rameur, les matchs suivant me paraissent souvent plus facile car moins gourmands en implication physique et mentale.

  10. Dylan dit :

    Très bon article. J’avoue que moi même j’ai été un rameur et que j’ai gagné quasiment tous mes matchs ainsi. Personnellement je ramais car je n’étais pas confiant

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Dylan pour ta remarque.

      Quand j’ai repris la compétition, j’ai moi aussi gagné beaucoup de matchs en me basant sur ma régularité et ma couverture de terrain.

      Mettre en place un début de tennis d’attaque m’a demandé un peu de travail technique au service ainsi que sur la prise de balle précoce. La confiance est venu progressivement.

      Vincent

  11. Bruno dit :

    Bonjour,

    J’ai 44 ans et je fais du tennis depuis une bonne vingtaine d’année.
    N’ayant jamais pris aucun cours de tennis j’ai progressé en jouant avec des copains de club et je suis monté jusque 15/1 ou je me suis maintenu quelques années.
    J’ai réussi à perfer à 5/6 plusieurs fois à 15 et à « embêter » jusque 1/6
    Mais j’ai toujours assez mal vécu les réflexions de pas mal de joueurs qui nous reprochent presque de leur renvoyer la balle…
    C’est vrai que ce n’est pas aussi spectaculaire qu’une volée bien claquée ou une accélération fulgurante mais chacun joue avec ses moyens

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Bruno,

      Si tu sembles souffrir parfois du manque de reconnaissance du a ton style de jeu basé sur l’endurance,la régularité et la couverture de terrain, permet moi de te féliciter pour ton parcours remarquable qui t’a emmené aux portes de la seconde série et cela sans prendre de cours.
      Cela témoigne selon moi d’un grand sens du jeu et les joueurs intelligents te respectent sûrement pour cela.
      Si quelques joueurs se montrent aigris de perdre contre toi et te glissent quelques réflexions désagréables au passage, mets toi un instant à leur place. Ils ont fait l’effort de prendre des cours pour pouvoir pratiquer un beau jeu spectaculaire, ils ont été contraint de produire du jeu en pure perte pour pouvoir te mettre en échec et il doivent rendre les armes face à un joueur dont il n’ont pas mesuré la force…

      Mon conseil : assume toi en tant que défenseur et montre toi fier (sans être vaniteux) de ton style de jeu. Arrête de faire des complexes face à ceux qui ont une technique plus complète que la tienne (c’est normal vu que tu n’a jamais pris de cours). Evite d’en faire trop lors du pot d’après match dans le style « excuse moi pour mes balles pourries, j’ai essayé de jouer avec mes moyens » ou encore « je n’ai jamais pris de cours de ma vie ». Savoure simplement tes victoires avec simplicité et considère qu’après-tout, tu envoie le style de balle que tu veux. A ton adversaire de s’en débrouiller.

      Vincent

      • otacket dit :

        Salut Bruno,

        En tant que méga-rameur, j’ai eu bien pire comme réflexion. Lors d’un match mon adversaire m’a posé la question au milieu du second set (j’avais déjà gagné le premier)  » Est-ce que tu te fais plaisir avec ton jeux de merde ?  » Sur le coup, ça m’a presque choqué, je n’ai pas su quoi lui répondre d’ailleurs. J’ai meme eu droit à des forfait, sous le prétexte que mes adversaire n’arrivaient pas à jouer avec « plaisir ». On ne fait pas toujours ce qu’on veux au tennis mais surtout ce que l’on peut et c’est mon cas 😉 Ce n’est pas parcequ’on ne sait pas envoyer des parpaings du fond du court, claquer des aces ou des volés qu’on ne sait pas jouer. Je slice autant du revers que du coup droit, je cavale comme un diable, j’ai un « doctorat de lob » et je déteste monter à la volée. Lorsque je perds un match, mon adversaire est soulagé et content, et inversement lorsque je gagne, il est très souvent dépité voir dégouter. Et mes camarades au club apprécient de jouer avec moi même si je suis « chiant » à jouer.

  12. Bruno dit :

    Tout à fait d’accord avec toi.
    Je ne me permet jamais d’en « rajouter » et je mesure bien pour l’avoir moi aussi vécue la déception de perdre contre un renvoyeur acharné.
    Mais je trouve certains peu objectifs dans leur jugement car si les longs échanges sont mon « fond de commerce » ces joueurs occultent facilement les points marqués en attaque de fond de court certes pas gagnantes mais provocant la faute et les séquences amorti/passing ou amorti/lob qui à mon sens sont un autre type de balle d’attaque.
    Etant encore à mon âge en bonne condition physique et très volontaire c’est vrai que je suis jusqu’à un certain point assez difficile à déborder.
    Cependant je ne suis pas du style à faire des cloches et à ne prendre aucune initiative. Il y a rameur et rameur 🙂

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonsoir Bruno,

      Il y a bien évidemment rameur et rameur.

      J’ai récemment perdu des matchs sur terre battue ou quand mon adversaire me renvoyait une vingtaine de fois la balle il s’agissait de vingt trajectoires (effet,vitesse) différentes. Je visitais le court, à petite vitesse certes, mais pratiquement à chaque point. Et quand ce même adversaire se permettait, après une quinzaine d’échange, de terminer le point au filet, je ne pouvais alors que m’incliner devant un tel brio dans la maitrise et la sophistication de ce jeu de croco.

      La cloche bête et méchante, cela ne fonctionne que jusque a un certain niveau seulement.

  13. astinot dit :

    Expérience ce jour contre ce type de joueur, par 32 degrés…Le gars poussait la balle dans le carré, pas moyen de se régler..Ce type de joueur est à mon sens le pire, on perd ses repères, s’en suit les doubles fautes, etc…Ou est le plaisir dans ce cas ĺà ?
    Qu’il est complexe de passer ces petits classements !
    Patrick. 30/4 et écoeuré ce jour.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Patrick,

      Tu viens de faire l’expérience que tout joueur de tennis a vécu au moins une fois dans sa vie (y compris par les défenseurs/rameurs qui tombent parfois sur plus régulier qu’eux). A 32 degré ça a du être quelque chose d’intense.

      Il faut prendre en compte que chaque joueur recherche quelque chose de différent dans un match. Pour le défenseur, c’est imposer la supériorité de sa régularité de son jeu sur l’autre (c’est son plaisir à lui)

      Il ne te reste plus qu’a te chercher un plan pour contrer ce type de joueur(en fonction de tes aptitudes et de ton jeu)…et à l’appliquer scrupuleusement pour avoir une chance de le battre la prochaine fois.

      Bon courage et fête ta prochaine victoire contre un rameur comme il se doit.

      Vincent

      • astinot dit :

        Salut Vincent, merci pour ton retour.
        L’insomnie de la nuit dernière à cause de la chaleur m’a permis d’analyser la situation et d’en déduire la stratégie que j’aurais dû garder: le bouger sérieusement, fort, et longtemps. Chose que j’ai faite durant les deux sets puisque je le menais 2/0 au premier puis 4/1 au second, mais que je n’ai pas su tenir dans la durée…Face à ce type de joueur sans technique ni aptitude physique particulière mais coriace, il faut à priori prendre le dessus de A à Z et ne surtout pas suivre dans son style de balle ni même dans ses discours durant les changements de côté (presque attendrissants)
        Dure mais bonne expérience qui me détermine dans mon futur mode d’entrainement.
        Patrick

        • Vincent Bonnin dit :

          Excellent Patrick,

          Tu a parfaitement analysé la stratégie du joueur d’en face ainsi que le piège dans lequel tu es tombé. Si tu suis avec application ton nouveau plan anti-rameur, tu pourrais très bien obtenir un bien meilleur résultat.

          Pour ce qui est des discours aux changements de côté je prépare pour très bientôt une vidéo explicative sur les meilleures attitudes à adopter.

          Vincent

  14. Salut !
    Ah les fameux discours aux changements de côtés… Sur le moment, c’est énervant, mais avec du recul on peu en tirer 2 leçons :
    1) Le fait que l’adversaire soit bavard, il n’est pas concentré dans le jeu, mais dans le fait de déconcentrer son adversaire pour gagner, il est donc faible mentalement !
    2) Il ne faut pas avoir peur de discuter avec l’adversaire, mais il faut être capable de replonger dans son match dès qu’on quitte sa chaise…

  15. momo dit :

    Bonjour Vincent,
    Trop trop trop excellent ton article! J’ai trop « kiffé ». Si je ne le lis que maintenant vous imaginez peut être ce qui m’est arrivé: hier, je me suis fais massacré par un rameur et c’est d’ailleurs la première fois que j’ai entendu de la bouche d’un autre membre du club le terme de « Renvoyeur ». C’est d’ailleurs avec ce mot que j’ai effectué ma recherche.
    1er set interrompu: 4-0 pour lui (je n’ai rien compris…) Je l’avais super sous-estimé, son style n’était pas du tout beau!
    Pendant l’interruption j’ai donc repensé ma stratégie en me disant qu’il allait me ridiculiser si je ne me bougeais pas et j’ai naturellement pensé: attaque au max! soit agressif! monte au filet à la moindre occasion (je suis un attaquant en effet).
    2nd set: Ca marche super bien, je mène 2-0 et je sens mon adversaire fébrile. Seul hic, après 2 jeux: je suis « MORT »! Conclusion, il m’enterre 6-2 et le match s’arrête là.
    Avant la fin du set tout mon tennis avait complètement changé tellement plus rien ne marchait.
    Naturellement j’en ai voulu à mon adversaire: C’est quoi ce style « dégeul… » mais je l’ai en même temps profondément respecté! Il m’a fait retourner direct à la case entraînement.
    Bref, je suis trop en phase avec ton article et tous les commentaires qui vont avec (il m’ont bien fait rire): je sais exactement ce qui me reste à faire maintenant et suis tellement encouragé par ce que j’ai lu y compris l’intervention de vrais rameurs et découvrir ainsi ce qu’ils peuvent ressentir, je ne l’aurais même pas imaginer! Merci à tous!

  16. Jess dit :

    Bonjour ,

    Je tombe sur votre forum aujourd’hui … Expérience vécu aujourd’hui meme contre un joueur de style rameur … Il renvoie tous sur le court Avec balle haute , molle , courte … Il a vraiment pas un beau style .. Il remet tous au centre du terrain sans attaquer la balle et prends beaucoup de sécurité àvec le filet !! Ç est frustrant … Moi qui est un jeu beaucoup plus axé attaque sur les coté , jeux longs …. Notre match à duré 3h .. Épuisant mentalement et physiquement ce type de joueurs … J ai perdu au 3eme et dernièr set 6-4 .. Mais quelle défaite frustrante à la fin .. Je domine tous les points ( ou presque ) de à à z mais il remet tous … La balle revient incessamment … Tous simplement épuisant . Apres analyse de mon match je pense que contre ce type de joueurs il faut se montrer très créatif car lui ne le sera pas … Essayer de L attaquer sur un côté et monter au filet dans la foulée .. Je prends vos conseils pour mes futurs adversaire de type rameurs … Frustrant en tous point !

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Jess,

      Ton analyse me semble très correcte. J’ajouterai que ta priorité devra être, pour ton prochain match face à un défenseur, de ne pas rentrer dans son jeu et d’éviter les longs échanges. C’est ça en fait qui est épuisant, jouer une longueur d’échanges auxquels on est pas habitué. Pour réaliser ton objectif, créativité et tennis offensif te seront d’un grand secours.

      Vincent

    • La plus grande difficuté contre ce style de joueur et la qualité des balles qu’il renvoie… Des balles molles, hautes, et c’est ainsi compliquer de produire de la vitesse de balle pour jouer en cadence…

      Il faut prendre son mal en patience…

      Cependant, il n’y a pas que la puissance qui permet de gagner des points et de mettre l’adversaire loin de la balle…
      Le fait de prendre la balle tôt, lorsqu’elle est montante, vous permettra également de prendre du temps à l’adversaire…

      Comme dit justement Vincent, il ne faut pas rentrer dans son jeu, mais jouer à sa vitesse, on y est très souvent obligé…

      Bonne chance pour la suite !

  17. Josseln dit :

    Mon style de jeu est le suivant : 99% de revers slicés, et un coup droit très lifté sans puissance. Je fais donc parti des joueurs « rameurs ».
    En remettant simplement la balle grâce à ces 2 coups, je suis passé de NC à 15/2 en une année.
    Un conseil : faites nous monter au filet. Généralement, les râmeurs craignent les volées. Faire le jeu n’est pas inscrit dans notre ADN.
    Les pires balles, pour nous rameurs, sont les balles courtes sans « poids ». Aussi, n’attends pas 25 échanges pour tenter le coup gagnant car votre manque de lucidité vous fera commettre bcp trop de fautes pour espérer remporter le match. Dès la 1ère bonne balle, prenez le temps de vous positionner parfaitement pour déclencher votre attaque. Au bout de 5 ou 6 échanges, il y aura forcément une balle pour ainsi dire facile à attaquer.
    Ne rentrez pas dans notre jeu, nous attendons que ca que de pouvoir rester 3h ou 4h sur le court.

    • Vincent Bonnin dit :

      Merci Josseln pour ce témoignage d’un défenseur qui non seulement s’assume parfaitement mais en plus nous donne les clefs pour le battre!

      Enfin le problème avec les joueurs de ton style c’est qu’on a beau savoir comment les prendre, le match est très loin d’être gagné! (J’adore le : au bout de 5 à 6 échanges il y aura forcément une balle facile à attaquer).

      Bonne continuation à toi sur le court

      Vincent

  18. Yosr dit :

    Salut,
    je viens de commencer les tournois et je ne me doutais pas que cette espèce détestable existait.

    J’ai perdu hier mon premier match contre un troll du tennis classé 30/4 la quarantaire, avec toute la panoplie du kéké du tennis suréquipé comme s’il était pro, se prenant au sérieux, genre j’ai découvert que le mec était la lors de mon match la veille pour espionner mon jeu, et sans me dire qu’il jouait le vainqueur de la rencontre… pathétique!

    J’ai reconnu en tout point ta description du rameur ou crocodile du tennis, moi je les assimilerais plutôt à des trolls car ils n’apportent rien au tennis à part faire chier et nous inciter à mal jouer… en tout cas ils n’apportent rien à eux même.

    Je ne vois pas quel plaisir ils prennent à passer des heures sur un court pour renvoyer des balles en cloches tantôt à gauche tantôt à droite, avec zero prise de risque, zero beau coup, … j’avais l’impression de jouer contre un bot.

    Et comme tu dis, ces joueurs se font un malin plaisir à vous pousser à l’énervement et jubilent de vous voir perdre le contrôle.

    Mon erreur a été de rentrer dans sa filiere, car une fois qu’on enchaine quelques coup de remise, on a le bras qui fléchit et on fait des erreurs lorsqu’on se remet à taper. Il faut garder et imposer son style de jeu face à ce genre de joueur et ne jamais rentrer dans leur filière, sinon, on s’endort et on rentre dans un autre match ou est on est forcément perdant. Si on impose son jeu en enchainant quelques jeu puissamment remporté, ils peuvent commencer à douter à force d’être dégouté,… ce qui permet de gagner le match bcp plus vite.

    Le bouquet pour moi c’est qu’en plus il trichait en annonçant faute un grand nombre de points qui étaient sur la ligne, j’y ai quant même perdu quelques jeux gratuits au passage… j’ai laissé passé pour cette fois ci, la prochaine fois, pas moyen de me laisser voler des points comme ça … sinon, je fais comme lui, histoire qu’il arrête.

    Le seul point positif des trolls c’est qu’ils nous incitent à élever notre niveau de jeu, à prendre l’initiative et à jouer pleinement notre jeu plutôt que d’attendre la faute de l’autre… je pense qu’au dela d’un certain niveau, ces trolls deviennent de plus en plus rares…. même si j’ai quant même vu sur Youtube des mecs 2ieme serie voir 1ere serie qui jouent comme des trolls en remettant toutes les balles en cloche, des balles toute molles à gauche à droite … c’est quand meme pathétique, car leur seul plaisir est de gagner, pas de jouer au tennis en tout cas.

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Yosr et merci pour ton témoignage,

      Je sens très déçu par ta défaite (contre celui que tu nomme troll) et en même temps je sens que tu as fait des efforts pour ne pas écrire tout le mal que tu pensais de ton adversaire (j’étais comme toi il y a quelques année à la limite d’insulter le joueur que j’avais en face) . Tu es donc je pense sur la bonne voie pour résoudre un des plus grand défi du tennis amateur.

      A ton niveau d’entrée de classement, les rameurs ont souvent l’avantage car ils ne se posent pas de question et connaissent leur mission sur le bout des doigts. Pour toi qui cherches à créer autre chose (et je te comprends là aussi parfaitement), c’est plus difficile car ton tennis est en construction. Tu dois apprendre à placer tes attaques, à manoeuvrer ton adversaire, à prendre des risques en prenant ta balle plus tôt, à conclure correctement…

      Une fois ton jeu un peu plus en place (et je t’encourage à travailler dans ce sens), ce ne sera plus la même rengaine, je peux te le garantir.

      En attendant, la prochaine fois que tu rencontre un croco, fais de ton mieux et savoure chacun des points durement acquis que tu gagneras.

      Bon tennis à toi

      Vincent

      • Yosr dit :

        Tu as tout compris, j’ai plusieurs fois failli l’insulter sur le court, tellement le mec en jouait et faisait exprès … Je me demandais quel plaisir on pouvait prendre à jouer 3 heures sur un court en remettant des balles en cloche, au lieu de chercher à jouer son jeu pleinement et à progresser….à 4/6 2/2 … cela faisait deja 2heures qu’on jouait, et j’en avait réellement marre de faire 20 à 30 échanges par point, alors j’ai préférer lacher le match et ça s’est fini à 6/4 6/2 pour lui.

        Mais votre blog et d’autres forum la dessus m’ont rassuré concernant ce genre de joueur, effectivement, il suffit d’élever notre niveau de jeu, d’être patient et de prendre le match à notre compte afin de se défaire de ce genre de joueur, et si on en est incapable alors cela veut dire qu’on a encore des progrès à faire dans certains domaines.

        Ces mecs la sont sont comme des tests, comme le simulateur de vol pour les pilotes…. d’ou mon appellation de bot.

        En tout cas merci bcp pour ta réponse, tes encouragements et tes bons conseils, j’ai hâte de tomber à nouveau sur ce joueur (il s’appelle Nicolas, il est 30/4 , la quarantaine et joue en haute savoie) afin de me prouver à moi meme qu’il suffit d’adopter la bonne technique et la bonne stratégie pour les battre.

        Je joue au tennis depuis plus de 20 ans, donc ce n’est pas la technique qui me pose problème, faisant peu de match jusqu’à présent ou en faisant pour le plaisir, je n’avais pas de stratégie dans mon jeu, je jouais à l’instinct … mais maintenant que je suis face à des adversaires qui eux font des stratégies pour saper mon jeu, alors il faut que j’en fasse de même et puisse imposer mon jeu sur le leur, ou sinon changer de stratégie.

        Je vous tiens au courant la prochaine fois que je tombe sur un troll et que j’arrive à m’en défaire, c’est clair que cela sera une immense satisfaction.

        Merci beaucoup pour votre blog et vos conseils bien utiles

  19. Seb dit :

    Ben, voilà mon premier « rameur » en octobre dernier ou j’avais perdu en 3 set et le deuxième hier soir. En lisant tous les commentaires, je me suis revu dans mon match.

    Je suis complètement rentré dans son jeu et avec tout ce qui va avec ( énervement, pas de rythme, … )

    J’essaierais d’appliquer tout vos conseils la prochaine fois mais en espérant que cela le plus tard possible 😉

    • Vincent Bonnin dit :

      Bonjour Seb,

      Je comprend ton désir de repousser le plus loin possible ta prochaine rencontre avec un rameur. Mais prend en compte le fait que battre un rameur c’est franchir un cap et quelque part devenir une sorte de guerrier des courts.

      Bonne continuation à toi

      Vincent

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